‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 63 sur 111 · Brefeld, Heft. IX · texte numérisé non relu

Brefeld, Heft. IX

2. Du reste, pour tous les autres ordres de champignons, l'origine des sporanges est asexuée.

Il restait encore à indiquer le rôle des sperinaties. Nous avons vu les expériences de M. Cornu ^. M. Brefeld reprenant ces études est arrivé à des résultats plus positifs, ayant obtenu la g-ermination de spermaties appartenant à plus de 100 espèces (entre champignons et lichens), dont beaucoup parmi celles considérées comme des plus réfractaires. Pour quelques-unes même d'entre elles il a pu reproduire les fructifications typiques du champignon par la germination de spermaties. Dès lors la différence qu'on établissait entre celles-ci et les stylospores (spores des pycnides)^ consistant surtout dans la difficulté et même l'impossibilité de la germination des premiers, ne peut plus être soutenue.

On conçoit facilement la simplification qui découle de ces études pour le classement de formes fructifères des Ascomycèfes. Les spermaties, pouvant germer, peuvent être considérées avec les stylospores^ comme des conidies dont les filaments porteurs au lieu de rester droits et séparés se sont pelotonnés de façon à former un corps de fruits (spermogonies, pycnides) ; les asques ne sont que des sporanges à spores d'un nombre et d'une forme déterminés, et enfin les chlamydospores ont ici la même signification morphologique que celle des autres familles. Il en résulte que ces champignons, dépourvus de toute sexualité, ne sont pas plus polymorphes que les autres.

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