‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 66 sur 111 · Gardener's Chronicle, London, 1851, pag. 227, 467 et · texte numérisé non relu

Gardener's Chronicle, London, 1851, pag. 227, 467 et

ERYSirHE GRAMINIS. 215

sagaces observations, que les conidies du Botrytis et les Iruits ascophores de lErysiphe n'étaient autre chose que ditrérents états de développement, ou, pour mieux dire, que deux diverses manières de fructification du même champignon et que, par conséquent, le Botrytis moniliis d'Albertini et Schweinitz n'était que la forme conidifère de l'Erysiphe graminis.

Les travaux entrepris depuis cette époque nous ont familiarisé tellement avec la production des formes, apparemment très diverses, par un seul et même mycélium, qu'aujourd'hui personne ne considère autrement les conidies et les perithèces de cette espèce, comme de tant d'autres, que comme deux sortes de fructification de la même plante.

Revenons maintenant sur ces différents organes, en commençant par le mycélium.

Le mycélium de l'Erysiphe graminis, comme nous l'avons déjà dit, est toujours extérieur, épiphyte, et par conséquent rampant à la surface de l'épiderme ; il est constitué par des tubes, fins, hyalins, cylindriques, d'un diamètre constant : 3 a, et dont l'extrémité, remplie de protoplasme finement granuleux, donne naissance à des ramifications latérales. Sur différents points de ce mycélium, on observe d'abord de légères proéminences semi-circulaires, lesquelles donnent naissance à des suçoirs boursiformes (fig. 20, A.), qui pénètrent à travers la membrane dans les cellules épidermiques pour chercher l'aliment nécessaire à l'existence du microphyte. .

216 ASCOMYCÈTES.

Les filaments fructifères prennent aussi naissance sur le mycélium ; ce sont eux qui donnent Taspect enfariné aux feuilles. Ils peuvent être très nombreux sur une même branche mycélienne. Ils débutent par une légère saillie clavéiforme qui grandit aux dépens du protoplasme contenu dans les hyphes génératrices; ils possèdent une membrane lisse et incolore nettement visible ; leur contenu est très granuleux ; leur partie basilaire sensiblement gonflée (fig. 20, A. B.)'.

Avant que ces stipes aient acquis leurs dimensions définitives, une cloison inférieure les sépare du mycélium, en même temps que des lignes claires, devant former plus tard des cloisons, se dessinent à sa partie supérieure et délimitent un certain nombre de fragments dans le filament fructifère. Avant que les lignes inférieures se soient dessinées, celles supérieures constituent déjà une véritable cloison formant ainsi de petits articles indépendants, qui ne sont que des conidies, ou plutôt des Ghlamydospores spéciales.

La cloison de ces spores se divise au milieu et s'arrondit de deux côtés, de façon à présenter, grâce à sa convexité, un seul point de contact .entre ces deux parties, après quoi la spore supérieure devient libre, laissant convexe le sommet de la conidie qui lui succède. Ce mécanisme du détachement paraît commun aux champignons de cette famille, M. P. Viala Ta aussi suivi pour les conidies de Y oïdium de la vigne ^ .

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