‹ Les maladies cryptogamiques des plantes cultivesChapitre 33 sur 57 · CII.%KUOi\ l>ir .^lAIS · texte numérisé non relu

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Usiil(i(/o Mui/ilis (D.C.) Corda.

Chez le Maïs, le charbon s'attaque no.i seulement aux organes floraux mais apparaît aussi sur la tige, sous l'aspect de tumeurs plus ou moins volumineuses.

Sous l'action de l'Ustilago, l'épi femelle se transforme en une niasse, d'abord blanchiUro, qui devient noire et informe. Quelquefois, il se forme, dans une pai-tie d» l'intlorescence, dos graines saines en apparence, mais remplies de spores (tlg. 16).

Les fleurs mâles sont aussi atteintes, tout au moins partiellement.

Sur la tige, les tumeurs se forment le long de l'axo ou bien à l'insertion de l'épi, sur ce dernier ; dans ce cas, elles engendrent des torsions qui donnent à la. plante l'aspect le plus bizarre.

Le mode de développement du charbon du Maïs offre beaucoup d'analogie avec celui du charbon des céréales. La masse noire se résoud en spores qui donnent, par leur germination, un promycélium portant des sporidies, ou des formes-levures, suivant la richesse du milieu nutritif.

L'infection peut s'effectuer ici, contrairement à ce qui a lieu pour VUstilngo Trifici, par tous les organes de la plantule, pourvu que celleci soit sufflsamment jeune.

L' Ustilago Maydis occasionne très peu de dommages dans nos régions, où le Maïs est cultivé exclusivement comme fourrage, et où la récolte s'effectue avant l'apparition des épis.

Mais, dans les contrées plus tempérées, durant les années humides et particulièrement dans les cultures irriguées, il cause parfois de grandes pertes.

A l'inverse de ce qui se produit pour le charbon de nos céréales, ce 110 sont pas ici les grains de semis qui constituent les principaux agents

Fig. 16.

Épi de Maïs atteint par le char bon.

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de propagation do la maladie. Dos expériences montrent, en effet, qu'en saupoudrant de spores les semences, on n'augmente pas sensiblement la proportion d'individus malades.

Ce seraient les spores conservés dans le sol et celles que transportent les pailles et les fumiers, qui donneraient surtout naissance à la maladie.

Aussi le moyen le plus sûr d'arrêter la propagation de cette dernière est d'arracher et de brûler soigneusement les pieds atteints, si possible, avant la maturation des spores.

Pour les mômes raisons, le traitement des semences ne donne pas de bons résultats.

CHARBOY DU MII.I.ET ET DU SOKOHO.

Ustilago Panici-tniliacei (Pors.) Winter et UstUaqo So))/hi (Link) Pass.

Le Millet et le Sorgho sont sujets à contracter des affections charbonneuses dues à deux Ustilaginées, très voisines do la précédente. Toutes deux sont très dommagcable's et compromettent sérieusement les récoltes.

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