‹ Les maladies cryptogamiques des plantes cultivesChapitre 40 sur 57 · II>I19I DU FRAISIER · texte numérisé non relu

II>I19I DU FRAISIER

Oid'mni Fragariae Harz.

Cet oidium atteint les feuilles qui s'enroulent sur elles-mêmes, présentant à l'extérieur leur face inférieure comme saupoudrée de farine et les fruits, qui se couvrent d'un fin duvet blanc et pourrissent.

Le soufrage agit efficacement contre ce parasite très dommageable^ aux pares de fraisiers.

CHAMPiGXOXS 65-

BLA^C^ or OIIIIIM 1>U VOIS.

Eryslphe Martu Lév.

Ce champignon s'observe sur un grand nombre de Légumineuses r Trèfle, Luzerne, Mélilot, Fève, Haricot ; mais il est surtout préjudiciableau Pois, dont il compromet parfois sérieusement la récolte.

Il apparaît surtout sur les cultures tardives.

Les journées chaudes, suivies de nuits froides, et les temps pluvieux^ lui sont très favorables.

Les espèces suivantes s'observent encore fréquemment sur les plantes cultivées ;

Podosphaera tridadyla (Wallr. ) De Bary : sur le Cerisier et le Prunier 5

Erysiphe Umhelliferarum {hé\-) De Bary: sur les Ombellifères, notamment le Cerfeuil ;

Erysiphe communis (Wallr.) Fr. : surtout sur les Composées, Renonculacées, Légumineuses, etc ;

Uncinula Aceris ( D. C. ) Sacc. ( flg. 26) : sur les Érables, etc.

Le soufrage constitue un spécifique sûr contra tous ces oïdium parasites.

SUIE or FIMAGI^E.

Capnodium salicinum Mont. (Fumago vagans Pers.).

On désigne, sous le nom de snic ou funnghie, un enduit noir qui se' forme sur des plantes très diverses, aussi bien en pleine terre que dan* les serres et dû à plusieurs champignons, le Capnodium salicimmi et souvent le Cladosporium herhariiin.

En général, les plantes très saines, très vigoureuses et les organes jeunes ne se recouvrent pas de ces croûtes fuligineuses qui se forment, de préférence, sur les parties vieilles ou mourantes et sur les plantes affaiblies.

Très fréquemment, la suie est précédée par la miellée, sécrétion sucrée due aux pucerons et qui constitue un milieu extrêmement favorable au développement du champignon.

La fumagine est fréquente dans les serres, sur les plantes les plus variées (Lauriers, Camélias, Figuiers, Palmiers); elle s'observe sur un certain nombre d'arbres forestiers (Tilleul, Chêne, Orme, Peuplier, Bouleau, Saule) et d'arbres fruitiers (Poiriers, Pommiers, Pruniers).

Parmi les plantes agricoles, le Houblon a particulièrement à souffrii' de cette affection. Les remèdes qui sei'ont signalés, à propos de la fumagine du Houblon, sont applicables à tous les cas précités.

FVMAoi:\t: i>i iioi ui.o.\.

C'est on juillet, qu'apparaît la maladie, sous l'aspect d'une couche gfisfoncé, intimement appliquée sur les feuilles, et formée par les tilaments mycéliens du champignon qui ne pénètrent pas dans les tissus de l'hôte,

Bientôt l'enduit se transforme en une croûte noire, épaisse, cassante, qui se détache facilement par fragments laissant à nu la feuille décolorée •et meurtrie.

La présence de ce revêtement empêche le fonctionnement normal des feuilles et les soustrait à l'action de la lumière, ce qui amène une diminution parfois considérable de la vigueur de la plante et une réduction notable de la récolte en cônes.

Le puceron â\x Houblon ^u-écède, presque toujours, la fumagine dont il favorise beaucoup le développement par le liquide sucré qu'il sécrète.

Les plantations mal aérées, trop serrées, un temps humide, sont favorables à l'apparition de cette affection.

Traitemoif.

On a conseillé divers remèdes contre la suie du houblon, notamment le soufrage et l'application de sulfostéatite cuprique.

Il parait plus rationnel de prendre le mal de plus haut et d'empêcher, par des traitements appropriés, la pullulation des pucerons et la production de miellée.

On y arrive ea aspergeant les plantes avec une décoction de feuilles de tabac (1 à 1 1/2 kilog. par 100 litres d'eau), ou de côtes de tabac (2 à 3 kilog. pour 100 litres d'eau), à laquelle on ajoute encore 1 kilog. de savon ou 500 grammes de carbonate de soude (sel de soude du commerce).

Deux applications sont parfois nécessaires pour arriver au but désiré.

]%OIR I>£S CËREAI^Eli».

Cladosporinm herbarum (Pers.) Link.

Le Cladospor'imn herbarum est un champignon très commun et qui se développe, d'ordinaire, en saprophyte sur les substances organiques les plus diverses et, notamment, sur les plantes et les parties de plantes mortes.

Dans quelques cas cependant, sous l'influence de causes encore mal déterminées, ce parasite facultatif peut s'attaquer à des végétaux vivants. C'est ainsi qu'il occasionne ce que les Allemands appellent le noir des ctreales, caractérisé par l'apparition, sur les feuilles, les chaumes et les glumes, de petits gazonnements vert foncé. Les parties atteintes jaunissent et se dessèchent prématurément.

Le grain lui-même est parfois attaqué, il se ride alors et se ratatine.

On ne connaît aucun remède spécifique contre cette maladie.

Le Cladosporium s'observe également sur quelques arbres et, notamment, sur les feuilles de Pommier, dont les bords surtout se couvrent d'un fin duvet, vert noirâtre, et se dessèchent.

Le même champignon se rencontre aussi sur la Betterave, l'Ana-

aias, etc.

D'après les recherches du professeur Laurent, la suie ou furaagine dont nous venons de parler (p. 63), procède fréquemment de ce même organisme polymorphe.

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