II. périthèce
b. un asque contenant 8 spores biceUulaires.
B. un discomycète.
a. disque ;
b. coupe verticale d'un disque montrant une couche sapé-
rieure formée par les asques.
On rattache à co groupe les champignons dans lesquels les asques sont /nus et externes.
Pyrénomycètes.
LES OT»TlT^.
On désigne sous le nom de blanc, meunier, oidium, des efflorescences blanches ou grisâtres qui apparaissent sur les feuilles d'un grand nombre de plantes.
Le plus souvent ce duvet blanc est fugace, tombe après quelque temps et laisse à sa place des taches jaunAtresqui deviennent rapidement rouges ou brunes.
Les efflorescences sont constituées par le champignon à l'état filamenteux, conidien.
Le mycélium rampe à la surface de l'épiderme et enfonce dans les cellules de celui-ci de courts suçoirs. Sur cette trame, s'élèvent çà et là, des tilaments dressés qui portent à leur extrémité un cha-
Pis:. 25.
Type d'Oidium
Mycélium ramifié h la surface de l'épiderme et pelet de grOSSCS SporeS OVOÏdeS
(portant des chapelets de conidies (a). /c^j, nr\
b. Germination d'une conidie. ^ ^' '"
Ces spores, en général, ne (Peuvent servir qu'à la propagation de la maladie pendant la saison ;
elles sont peu résistantes et succombent durant l'hiver.
Mais le champignon produit, après quelque temps, sa fructification caractéristique, les périthèces. Ce sont de petits corps brillants, noirs, jaunes ou rougeâtres, souvent entourés de poils particuliers (flg.
Les ascospores qu'ils renfermienî, résistantes, passent l'hiver et reproduisent, l'année suivante, la maladie.
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Fig. 26.
Périthèces d'oidium.
TJncinula spiralis B. et Curt. {Oiditim Tuckeri Berk.).
L'oidiura de la Vigne est une maladie d'origine américaine qui a fait son apparition en Europe, en Angleterre, en 1845, et s'est répandue depuis, un peu partout, sur le continent, occasionnant, durant certaines années (1851 à 1855), de grands ravages dans les vignobles des régions méditerranéennes.
Elle nous intéresse également, car elle atteint, très fréquemment, nos vignes tant en plein air que dans les serres. Caractères de la maladie.
L'oidium se manifeste sous l'aspect d'un duvet farineux, blanc, puis grisâtre, qui fait bientôt place à une coloration brune des parties atteintes.
Ce duvet est formé par le mycélium du champignon portant des chapelets de spores. Ces petites vésicules légères, disséminées par le vent, vont propager la maladie sur des organes sains.
La production de périthèces et d'ascospores, normale en Amérique, n'a été observée en abondance en Europe qu'exceptionnellement.
La maladie apparaît plus ou moins tôt, suivant les climats et, d'ordinaire, lorsque la température s'élève au-dessus de 10" à 12" et que la Vigne a poussé ses premiers rameaux. Dans nos régions, en pleine terre, c'est vers juillet, août, que l'affection sévit avec le plus d'intensité, tandis qu'en serre on l'observe beaucoup plus tôt, souvent dès que la Vigne s'est couverte de feuilles.
Lorsque la maladie envahit les jeunes fleurs, elle en provoque l'avorteraent, mais d'ordinaire elle n'apparaît que lorsque le grain est déjà formé sous l'aspect d'un duvet grisâtre qui se fonce rapidement. La pelure altérée et rendue inextensible par le champignon, pendant que s'accroît la pulpe de la baie, cède et se crevasse. Si l'atmosphère est sèche le grain peut encore mûrir plus ou moins complètement, si au contraire elle est humide, la partie de la pulpe mise à nu se couvre rapidement de moisissure et pourrit.
La maladie ne met toutefois pas en danger la vie de la plante, car elle n'atteint que des parties vertes et caduques : feuilles, fruits, jeunes rameaux et ne perdure pas sur les ceps atteints.
Oidium de la Vigne.
Filament mycélien enfoiii,'aDt dans les cellules de l'épiderme de courts suçoirs (e) et portant des chapelets de couidies (a), b. Germination d'une conidie.
60 MAhAIilKS DES PLANTFÎS CUI.TIVKKS
Cependant lorsiin une vi<:no noiiirit, plusieurs années de suite abondamment l'oidium, elle languit et reprend très difficilement sa vigueur primitive.
L'iiumiditô et surtout les changomonts brusques de température favorisent l'éclosion de la maladie en ralentissant brusquement le développement et en diminuant la résistance de l'hôte. Des pluies froides succédant à, une période chaude et, dans les serres, nn abaissement insolite de la température, agissent surtout dans ce sens.
Traitement.
On dispose actuellement contre l'oidium de la Vigne d'un procédé d'une efficacité absolue et qui est employé aujourd'hui, d'une façon courante, dans la plupart dos pays à vignobles : c'est le soufrage, qui consiste à répandre,sur les parties vertes de la Vigne, de la poussière de soufre (fleur de soufre ou soufre en canons pulvérisé).
On opère d'ordinaire un soufrage préventif, un peu avant la floraison, qui suffit, lorsque les conditions météorologiques sont exceptionnellement favorables, à empêcher l'apparition du cryptogame.
Mais le plus souvent, on est obligé de renouveler l'opération trois et même quatre fois à un mois environ d'intervalle.
On choisit, pour effectuer le soufrage, un temps chaud et calme. La présence, sur les feuilles, d'une rosée abondante assure une adhérence plus facile au soufre, tout en nuisant à sa répartition uniforme.
Les appareils usités pour le soufrage sont nombreux. Le plus simple, est un sablier, sorte de boite en fer blanc, contenant le soufre, à fond percé de trous, que l'on agite au-dessus des pampres.
Mais on emploie plus commodément aujourd'hui un soufflet spécial qui donne un épandage beaucoup plus régulier.
Dans les serres le soufrage sera précédé d'un bassinage.
Très souvent, on se borne à étendre le soufre sur des planches placéesau soleil ou au-dessus des tuyaux de chauffage; les vapeurs sulfureuses ainsi produites suffisent ordinairement à entraver l'évolution du champignon.
JBLA^C DES CÉRÉAIiES.
Enjsiphe graminis D.C.
Cette maladie, vulgairement appelée hlanc ou meunier, s'observe sur les céréales, le Froment, le Seigle, l'Orge ainsi que sur un certainnombre de graminées des prairies.
Elle s'y manifeste, sur les jeunes feuilles, par une efflorescence épaisse,, grisâtre et terne qui tombe, liissant à sa place une tache rougeâtre.
Lorsque la maladie sévit avec une grande intensité, les feuilles atteintes se déforment, se contournent en spirale, la plante entière reste chétive et se dessèche parfois sans produire d'épis.
Dans l'Amérique du Nord, l'oidium cause pendant les années humides, tles dégâts considérables; dans nos régions, il est beaucoup moins dommageable.
Le seul procédé efficace pour détruire le champignon, le soufrage, n'étant pas applicable ici, on est totalement désarmé contre cette maladie.
moisissure: or m^A^c bit hoiibl.oi¥.
Sjihaerotheca Castagnei Lév.
Forme sur les feuilles, les pousses et les cônes du Houblon, des offlorescences blanches qui ne font que tardivement place à des taches brunâtres.
La maladie est particulièrement nuisible lorsqu'elle atteint les jeunes cônes dont elle enraie parfois complètement le développement : la récolte est alors réduite en quantité et, de plus, de très mauvaise qualité.
Cette affection, qui sévit surtout pendant les années humides, peut être très efficacement combattue par le soufrage.
On fait une première application préventive, puis une seconde, quelques «:emaines après, en s'ariêtant toutefois lorsque les cônes apparaissent : on répand, de cette façon, sur les feuilles, de 120 à 150 kilog. de soufre à l'hectare.
La grande culture anglaise se sert, dans ce but, de sulfurateurs montés sur roues et mus par des chevaux.
On a aussi conseillé, contre la moisissure, des aspersions à l'aide de liquides divers tels que : solution de sulfure de potasse à 1 %) solution renfermant, pour un hectolitre d'eau, 500 grammes d'écorce de quassia et 400 grammes de savon noir.
Le champignon hiverne à l'état d'ascospores qui se conservent dans l'écorce des souches, les crevasses des perches, etc. Aussi les prescriptions suivantes s'imposent-elles pour empocher la réapparition de la -maladie l'année suivante :
1" Détruire par le feu tous les débris laissés après la récolte.
2" Opérer une désinfection soignée des tuteurs. Les perches seront grattées, puis lavées avec une solution antiseptique, eau phéniquée, eau de chaux, etc.
.3° Enlever, lors de la taille printanière, tous les fragments de la vieille écorce.
Le Sphaerotheca Castagnei s'observe également sur des plantes variées : 'Composées, Cucurbitacées, Rosacées ; la Reine des prés {Spiraea Ulmaria) «n présente parfois ses inflorescences déformées toutes couvertes.
C)'l ]^I.\LAI)IKS DKS r'L.W'PKS Cin/riVKKS
ULAMC or OlDlira 1>II KOSII^K.
Si)hncrothcca pannosa (\V;illr. ) L6v., (JuUudi leitcocouiiini Dosm.
Tout lo iiiomlc connaît le blanc du Rosier, caractérisé par la préscncej. sur les feuilles, d'un fin enduit Ijlane.
La maladie est fréquente et nuisible dans les serres à forcer; en pleine terre, elle se produit surtout lorsque les rosiers ne se trouvent pas dans les conditions normales de sol, d'engrais ou d'humidité. De^ bruscjues variations de température en favorisent extrêmement l'apparition.
Dans les forceries, l'oidium est combattu efficacement par le soufre en vapeurs. Le soufre est placé dans un récipient en fer que l'on chauffe avec précaution, sur un fourneau, de manière à le volatiliser en; évitant qu'il ne prenne feu, car, dans ce cas, il se produirait de trop' abondantes vapeurs d'acide sulfureux, très nuisibles à la végétation.
Le soufrage, pratiqué comme il a été dit pour la Vigne, donne aussii les meilleurs résultats.
Les différentes variétés de rosiers sont très inégalement attaquées par le blanc ; le Maréchal Niel, la Gloire de Dijon, le Géant des bataillessont particulièrement éprouvés.
Le même champignon occasionne le blanc du Pêcher, affection peu nirisible, que l'on combat par le soufrage.
OflDItM JDr PO^ttiTIIER.
Fodijsphaera Oxyacanthae D G.
C'est une affection très analogue aux précédentes qui atteint parfois les feuilles des jeunes Pommiers avec une intensité telle qu'ils peuvent succomber. Remède : soufrage.