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TACHES BRIH-ROIGE DES FE11II.I.ES DU FRAISIER

Sphaerella Fragariae (Tul.) Sace.

Ce sont, à la face supérieure, des taches rondes, cerclées de rouge ou de brun, à centre décoloré, sec et vide, ou plus exactement rempli d'air,

Dans lo parcnchymo des feuilles, so développe le mycélium du charapignuu qui produit à travers l'épiderme, dans la zouo brune, des paquets

de tllamonts terminérf par de petites spore* biccllulairos.

C'est l'état conidien du Sjihaerella.

La bouillie bordelaise constitue un reraèd» préventif offlcace contre cotte affection, qui nuit au Fraisier en diminuant considérablement l'activité assimilatrice des fouilles.

On pratique ordinairement deux aspersions : l'une, dès que les feuilles sont étalées, l'autrcv immédiatement avant l'épanouissement de* fleurs.

». Feuille de Fntisier coQveite ^n peut aussi l'employer curativemont, de tacbes dues au Spiinoreiia pj.5 j^ cueillotto dos frults, en asperslons

h. Coupe au niveau d une taclie ^ ' * -j»".» j-

montrant un srioupe de filaments répétées de 15 OU 15 jours, jusqu'à dispari-

poi tant des conidies bicellulaires. . . ,

tion du champignon.

Fig. 30 Épi de Seigle portant, plusieurs ergots.

Claviceps inirpurea (Fr.) Tul.

Ou donne le nom A' ergot, à cause d'une vagueressemblance avec l'éperon du coq. à une production singulière qui remplace parfois le grain dans l'épi de certaines de nos graminées.

Ce sont des corps allongés, d'un brun grisâtre foncé tirant sur le violet, à surface un peu rugueuse, sillonnée et souvent crevassée transversalement. Leur aspect varie d'ailleurs suivant les espèces sur lesquelles ils se développent.

Chez le Seiglo, où il se rencontre, de beaucoup le plus fréquemment, l'ergot est allongé et beaucoup plus^ grand que le grain ; sur le Fromont, il reproduit assez bien la forme de ce dernier; sur l'Avoine, il est étroit et très allongé; sur le Pâturin, sensiblement ovo'ide; enfin, sur certaines graminées à petites fleurs, ses dimensions sont très réduites, il reste fréquemment caché dans les balles et passe inaperçu.

L'ergot a, pendant fort longtemps, intrigué les naturalistes qui l'ont attribué aux causes les plus diverses. On l'a considéré tantôt comme une gale provoquée par la piqilre d'un insecte, tantôt comme un grain dégé-

CHAMPIGNOXS

néré, par suite de conditions défavorables, et ce n'est qu'au corainencenicnt de ce siècle que l'on reconnut, dans l'ergot, un champignon dont Tulasne fit ensuite connaître le mode dy développement.

Rapports du Miellat et de l'Ergot.

A la fin de la floraison du Seigle, on observe parfois la production, h la base des fleurs, d'un liquide filant, sucré, analogue à celui qu'engendrent les pucerons, sur les feuilles d'un certain nombre de plantes et désigné sous le nom de miellée tandis que l'affection porte la dénomination de miellat.

L'examen microscopique de la miellée montre qu'elle tient en suspension des myriades de petites cellules ovales, de spores. Ces spores ont été produites par \m champignon qui remplit de son mycélium l'épillet tout entier, et qui n'est autre que l'état conidien de l'ergot (fig. 31 C); cette relation entre le miellat et l'ergot explique cette constatation, do tout temps faite par les praticiens, que, plus la miellée est abondante sur les fleurs du Seigle, plus les ergots sont nombreux.

Ce sont les petites spores ou conidies du miellat qui servent à la propagation du champignon. Certains insectes, chercheurs de nectar, sont très avides do miellée ; ils se chargent de ce liquide visqueux qu'ils vont disséminer sur des épis sains.

Le vent, en faisant se cogner les épis les uns contre les autres, favorise de son côté l'extension du parasite.

Les spores, ainsi transportées sur des fleurs saines, germent et reproduisent, en peu de jours, la miellée.

Après quelques semaines lorsque le temps est humide, après quelques jours au contraire quand il est sec, le miellat commence sa transformation en ergot. Les filaments mycôliens de la base do la fleur se ramifient abondamment, s'entrecroisent, se pelotonnent de manière à constituer une masse qui s'accroît, s'élève peu à peu hors des enveloppes florales, en portant à son extrémité libre le restant des organes de la fleur, sous l'aspect d'une petite coiffe, et constitue l'ergot.

L'ergot représente donc un tubercule reproducteur, un sclérote, capable do se conserver longtemps à l'état de vie latente.

Fig. 31.

Ergot du Seigle.

A. Sclérote germant et portant nombre de fniutiflcalions;

B. Coupe d'uue fructitication montrant périthôces :

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