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C. Filaments etcouidies constituant le miel lat

un grand les

C8 MALADIES ItES PLANTES CULTIVÉES

Les sclérotes tombent sur le sol, y passent l'hiver et se réveillent ii la vie au printemps, en donnant naissance à la forme définitive da champignon.

On voit leur écorce éclater en certain.^ points et livrer passage à do petits corps ronds, colorés en rouge, montés sur des pédicelles plus paies et rappelant assez bien de minuscules champignons basidiomycètes (fig. 31, A.).

Une coupe faite à l'intérieur des chapeaux montre qu'à leur péripliérie iU sont creusés de petits périthèces contenant des asques à spores filiformes.

Ces ascospores sont le point de départ de l'affection; transportées sur des graminées en fleurs elles reproduisent la miellée, puis l'ergot.

Dégâts causés par l'Ergot et moyens de les prévenir.

Comme nous l'avons dit, l'ergot s'observe le plus fréquemment sur le Seigle, exceptionnellement sur le Froment, l'Orge et l'Avoine, plus souvent sur quelques graminées d'S prairies, les Ray-grass, le Dactyle, le Chiendent, les Bromes, le Vulpin, etc.

On trouve ordinairement plusieurs ergots sur le môme épi de Seigle; mais la proportion d'épis ergotes n'est jamais bien considérable.

Dans les cas les plus graves, extrêmement rares d'ailleurs, le dixième des grains est atteint.

L'ergot renferme un principe très actif, Yergotine, grùce auquel il constitue à la fois un poison violent et un médicament précieux.

A fortes doses, l'ergot occasionne chez Thorame et les animaux des a^'cidents rapidement mortels: on ob-erve des vomissements, le vertige, des coliques et la mort survient dans des convulsions.

Mais ces cas d'ergotisme aigu ne se présentent que très rarement.

L'empoisonnement revêt un caractère tout différent lorsque l'ab-sorption de l'ergot se fait à doses faibles mais répétées, comme cela résulte de l'ingestion de foin ergoté ou de pain préparé à l'aide de farine ergotée. Ou constate alors les symptômes suivants :

Manque d'appétit, douleurs lancinantes dans les jambes ; les fonctions du cœur se ralentissant, il en résulte que les extrémités des membres se flétrissent, se gangrènent et tombent d'elles-mêmes (gangrène des extrémités). Chez les animaux, l'avortemont peut résulter de la consommation de farine ou de foin ergotes. Une proportion de 2 à 3 o/o d'ergot, dans les farines alimentaires, suffit déjà, par un usage soutenu, à déterminer les accidents précités.

Il faut donc éviter, avec le plus grand soin, le passage des sclérotes dans la farine, en les éliminant par des criblages soignés.

Les ergots recueillis sont de très bonne vente chez les droguistes.

CHA^LPIGNOXS G9

Quant aux moyens d'entraver le développement des Claviceps dans les cultures, ils se résument à n'employer, pour les semailles, que des graines dépourvues dergut.

Il serait bon aussi de couper, avant la floraison, les graminées samages susceptibles de contracter la maladie et qui vivent en mauvaises herbes, près des champs de Seigle, sur les chemins, etc.

Lorsqu'une culture de cette céréale est fortement attaquée par l'erg jt, il est avantageux d'opérer, dès l'enlèvement de la récolte, un labour de profondeur moyenne, dans le but d'enterrer les sclérotes tombés des épis et d'en entraver l'évolution ultérieure.

WOISISSIRE DE LA PHLÉOLE. DE tA FtOl VE, etc.

Epichloe lyphina (Pers.) Tul.

Cette maladie s'observe sur la plupart des graminées de nos prairies, mais elle ne revêt de caractère épidémique que sur la Phléole, la Flouvo odorante, et la Houlque molle.

Il se foi'me, en certaius points des gaines foliaires, des sortes de manchons d'abord grisâtres, puis d'un jaune orangé très vif. Sous cet enduit, les chaumes sont durs et cassants.

La moisissure est rarement bien dommageable dans nos régions.

Lorsqu'une prairie en est fortement atteinte, le mieux est de la faucher avant que les fructiflcations n'acquièrent leur teinte orangée,, signe de leur complète maturité.

CHAXCRE do POIRIER, dn POMMIER, da HÊTRE, etc.

Nectria ditissima Tul.

On observe, assez fréquemment, sur les branches de diûerents arbres, j^ des excroissances plus ou moins volumineuses, d'aspects très variés, que l'on désigne généralement sous le nom de chancres.

Les chancres ont le plus souvent pour cause première une lésion, une blessure, due à la grêle ou à la gelée, et dans laquelle germent les spores du parasite.

Au début, on reniarque aux points malades une dépression que circonscrit un bourrelet autour duquel pj^ 32 l'écorce fendillée et rugueuse est disposée en couches

Chancre produit sur le concentriques. Pommier par le yectria ^ , .,,.,.. , .1 , -,

ditissimi. Le chancre grossit d ordmau'e plus rapidement dans

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lo sens (lu ramoau que transvorsalonient à celui-ci. Tant qu'il reste latéral, il n'empêche pas la nutrition des parties sus-jacentes ; mais lorsqu'il arrive à constituer, autour de la branche, un anneau complet, la circulation de la sève est entravée et toutes les portions situées au-dessus dépérissent rapidement et meurent.

Le mycélium du champignon est disséminé dans le bois ; il ne produit généralement do fructifications que lorsque la branche est morte. Ce sont des tubercules d'un jaune rougeiïtre, qui prennent naissance d'une sorte de coussin de même couleur.

Le Nectria ditissima cause soiivent, dans les vergers, aux Poiriers et surtout aux vieux Pommiers des dommages considérables.

Il se rencontre aussi sur diverses essences forestières : le Hêtre, les Erables, les Tilleuls, le Marromior d'Inde.

Les mesures à prendre, à la fois curatives et préventives, sont les suivantes :

1° Suppression radicale des parties mortes des arbres que Ton brûle.

2° Garantir de l'infection, par un bon mastic, les plaies d'élagage et de taille.

3" Lorsqu'un arbre vieux est couvert de chancres déjà anciens, le mieux est de le supprimer complètement.

4° Quand la maladie en est à son début, enlever avec soin les parties malades.

5° Enfin on a cherché à guérir les chancres par l'emploi de la solution suivante :

Eau chaude 100 litres.

Acide sulfurique (vitiiol). . . 1 litre.

Sulfate de fer 50 kg.

Après un grattage soigné des parties malades, on applique, en hiver, sur toutes les portions dénudées, la mixture ci-dessus, à l'aide d'un gros pinceau ou d'un tampon de chiSons maintenu au bout d'un manche en bois.

Une espèce voisine de la précédente, le Kedria dnnaharin'i (Tode) Fr., n'est pas parasite, mais s'observe fréquemment sur les troncs et les rameaux d'arbres abattus et mourants.

Elle s'y présente sous l'aspect de petits tubercules d'un rouge vif dans lesquels sont plongés les péri-

Fig.33, ^^^^°^-^ (^°- ^^)- FractificatioDS du Xcctria cinnnhtirina.

POrRRITrRE DU CŒUR DE liA. BETTERAVE.

Phoma Betae Rostrup.

La pourriture (hi cœur de la Betterave, aussi appelée 2)Énétration brune, noir du collet, a été attribuée à divers champignons, et l'on n'est pas encore, à l'heure actuelle, bien fixé sur la nature du parasite qui l'engendre. Cette maladie redoutable est caractérisée par le brunissement et la pourriture des jeunes feuilles du cœur de la Betterave. Ces dernières présentent d'abord, sur leurs pétioles, des taches blanchâtres qui s'étendent rapidement au limbe, tandis que leur coloration se fonce, devient brune, puis noire.

Le plus souvent, la décomposition s'étend au collet, puis aux racines, qui noircissent, meurent et pourrissent.

Toutes les parties brunies sont pénétrées par le mycélium du cliampignon qui, en certains points, produit des pycnides enfoncéos dans les tissus, et dont le col s'ouvre à l'air libre pour y disséminer les spores.

Cette maladie s'est, à plusieurs reprises déjà, montrée préjudiciable à la culture de la Betterave sucrière.

On ne connaît pas encore aujourd'hui de bon remède à lui opposer.

L'emploi de fongicides n'a pas donné de résultats bien probants.

L'enlèvement des feuilles, au début de la maladie, constitue le seul moyen d'entraver son extension.

Les feuilles atteintes doivent être supprimées dès qu'elles s'infléchissent vers le sol et que leur pétiole présente les taches pâles, caractéristiques.

^OIR DE liA C.4ROTTE ET »r COL.ZA.

Polydesmus exitiosus Kiihn.

Cette maladie est analogue à la précédente.

Les feuilles se piquent de taches noires qui les couvrent bientôt entièrement et pourrissent; les racines subissent rapidement le même sort.

Remède : enlever et bniler les individus malades.

Le même champignon attaque les feuilles et les siliqucs du Colza et cause à la culture de cette plante de sérieux dommages.

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