INTRODUCTION
La lutte contre les ennemis de nos plantes cultivées est d’une importance capitale pour notre vie agricole et économique. C’est par milliards que l’on chiffre les dégâts causés par les parasites et les ravageurs, et l’on a pu dire justement <que l’homme n’avait à récolter que ce que voulaient bien lui laisser les ennemis des cultures, depuis le rat, jusqu’aux êtres les plus réduits en organisation, les protozoaires et les champignons inférieurs».
C’est donc une première nécessité de se défendre et pour cela, il importe d’un côté, de connaître à fond la biologie des êtres à combattre, et de l’autre, d'établir solidement les moyens d’attaque afin de réduire au minimum leur pouvoir destructif.
Or, les moyens de lutte sont limités et comme il s’agit de combattre des êtres vivants il faut employer des substances toxiques, dont le maniement est très souvent dangereux.
Pour cette raison leur préparation industrielle est soumise à une certaine surveillance et leur distribution est réservée à une catégorie sociale instruite à cet effet, soumise à des règlements sévères. C’est le Pharmacien.
Le Pharmacien seul est habilité par la Loi pour manipuler les poisons, dont il connaît les modalités de laction nocive et il est seul responsable par le fait du diplôme qui lui a été délivré.
«Une véritable coalition et coordination de tous les efforts s’imrosent», comme dit Monsieur le Professeur PERROT,
«zoologistes, parasitologistes, chimistes, toxicologistes, agriculteurs, services officiels et pharmaciens doivent s’unir sans réticence pour lutter avéc succès contre les ennemis de nos plantes cultivées».
Monsieur le Doyen A. SARTORY a inspiré et inspirera encore toute une série de travaux, qui constitueront un ensemble d’aperçus sur les maladies parasitaires de tous les végétaux qui intéressent notre économie nationale.
Qu'il nous soit permis de lui exprimer ici notre hommage respectueux et reconnaissant pour avoir bien voulu suggérer cette thèse, qui ne constitue qu’un anneau dans le cycle des travaux de pathologie végétale en voie d'exécution sous sa bienveillante direction.
Notre profonde reconnaissance à Monsieur le Professeur VoLMAr et à Monsieur R. SarToRy, Chargé des fonctions d’Agrégé, qui ont bien voulu accepter de faire partie du Jury de notre thèse. Nous avons reçu d’eux toujours l'accueil le plus affable et ils ne nous ont ménagé ni leur temps ni leur peine.
L'expression de toute notre gratitude à Monsieur le Professeur FoEx, Directeur de la Station de Pathologie végétale de Paris, pour les conseils éclairés qu’il a bien voulu nous donner.
Nos vifs remerciements à Monsieur le Docteur BuRrR, Conservateur du Musée Zoologique de Strasbourg et à Monsieur le Docteur MEYER, assistant à la Faculté de Pharmacie pour les précieuses directives et les conseils qu'ils ont bien voulu nous prodiguer.