‹ Les Maladies de l'oreille et leur traitement, par le Dr Arthur Hartmann,... Ouvrage traduit sur la 4e édition (1889) et annoté par le Dr PotiquetChapitre 32 sur 57 · AD = - ( - -'"J · texte numérisé non relu

AD = - ( - -'"J

AO = s ' (sensation sonore faible).

Suivant les recherches plus récentes de Gradenigo et de Pollack, qui contredisent celles de Brenner, le nerf auditif ne réagit pas sous Faction d’un courant électrique d’intensité moyenne (15 milliampères), si l’oreille est normale.

Lorsqu’il y a processus inflammatoire, le nerf auditif réagit dans la plupart des cas avec plus de facilité que lorsque l’oreille est saine, en d’autres termes, un courant d’intensité moindre suffit pour éveiller une sensation sonore : c’est ce que Brenner désigne sous le nom d’hyperesthésie galvanique simple de l’auditif. Cette forme de réaction s’observe dans les affections les plus variées de l’organe auditif, dans l’otite moyenne purulente, dans le catarrhe chronique, dans la sclérose de la caisse, et également dans les maladies de l’appareil de perception. Sous Faction du courant, le bourdonnement d’oreille qui accompagne ces affections diminue ou disparaît : il diminue ou disparaît sous l’action de AF ou de AD, tandis qu’il augmente sous celle de CF et de CD. CO peut amener une diminution momentanée. Parfois la réaction est inverse ; il y a diminution du bourdonnement lorsqu’on fait agir sur l’oreille la cathode, et augmentation lorsqu’on fait agir l’anode. Suivant Erb, on doit, relativement au traitement, poser comme principe général qu’il faut faire agir aussi énergiquement et aussi longtemps que possible les causes excitatrices,qui diminuent le bourdonnement ou le suppriment, tandis qu’il faut éluder autant que possible celles qui l’augmentent, en introduisant lentement le malade dans le c ourant ou en l’en faisant sortir peu h peu. Ainsi, si AD apaise le bourdonnement, on emploie un courant anodal intense qu’on ferme brusquement et qu’on laisse agir pendant plusieurs minutes, puis on diminue l’intensité du courant au moyen du rhéostat

l’oreille.

THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE

ou en diminuant le nombre des éléments, mais en évitant, dans ce dernier cas, toute réaction due à l’ouverture du courant.

. La galvanocaustique n’a dans le traitement des maladies de l’oreille qu’un emploi très limité. Déjà Middeldorpf usait de l’anse galvanocaustique pour enlever des polypes, mais le polypotome ordinaire est un moyen beaucoup plus simple : aussi la galvanocaustique est-elle superflue pour cela. On l’emploie le plus souvent pour détruire des restes de polypes, des tumeurs fibreuses du conduit auditif externe, pour établir une perforation artificielle de la membrane du tympan. Avec elle, on ne limite pas toujours avec toute la précision désirable l’étendue de la cautérisation. Aussi partout où l’os est immédiatement sousjacent au tissu malade, par conséquent dans la caisse en particulier, le galvanocautère doit-il être manié avec beaucoup de précaution, car des accidents fâcheux survenant à la suite de ces cautérisations ne sont pas rares. On emploie des cautères à branches minces munies de la pointe de platine la plus fine.

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