‹ Les Maladies de la Mémoire (volume 2)Chapitre 17 sur 61 · Abercrouibie, Essay on intelleclual Powers · texte numérisé non relu

Abercrouibie, Essay on intelleclual Powers

nom aux domestiques, le cherche vainement, s'adressi à son compagnon : « Pour l’amour de Dieu, dites-mo qui je suis. ® Cette question excite le rire. Il insiste e la visite finit là h

Chez d’autres, l’atlaque d’apoplexie n’est suivie qui d’une amnésie des nombres. — Un voyageur longtemp; exposé au froid éprouva un grand affaiblissement de h mémoire. Il ne pouvait plus calculer de lui-même n retenir pendant une minute le moindre calcul.

L’oubli des figures est fréquent. On ne s’en étonneri pas, puisqu’à l’état normal beaucoup de gens on cette forme de mémoire très peu développée, très ins- i table, et qu’elle doit résulter d’ailleurs d’une syntb.èsi mentale assez complexe. Louyer Yillermay en donnt un exemple assez piquant : « Un vieillard, étant avei sa femme, s’imaginait être chez une dame à qui il eon- 1 sacrait autrefois toutes ses soirées, et il lui répétaiii constamment : « Madame, je ne puis rester plus long • « temps; il faut que je revienne près de ma femme e' i « de mes enfants 2. »

« J’ai connu intimement dès mon enfance, dit Carpenter , un savant remarquable. Agé de plus di 1 soixante-dix ans, il était encore vigoureux; mais së i mémoire se mit à décliner. Il oubliait surtout les faits ! récents et les mots peu usités. Quoiqu’il continuât de fréquenter le Musée britannique, la Société royale et la ; Société géologique, il ne pouvait plus les appeler pai / leurs noms; il les désignait par le terme « ce lieu public ». Il continuait à visiter ses amis, les reconnais-

1. Winslow, p. 266-269. üa trouvera au même endroit plusieurs autres cas de ce genre.

Page 1