‹ Les Maladies de la Mémoire (volume 2)Chapitre 16 sur 61 · Carpenter, Mental Physîoloqy, p. 443. I · texte numérisé non relu

Carpenter, Mental Physîoloqy, p. 443. I

2. Kussmaiil, Die Stôrungen der Sprache, p. 181 ; Proust, Ai i chives générales de médecine, 1872.

LES AMNÉSIES PARTIELLES

rent la complexité de nos opérations mentales, en ipparence les plus simples, seront étudiés plus loin *.

Dans certains cas, on voit disparaître momentanénent les souvenirs les mieux organisés, les plus sta- )les, tandis que d’autres, qui présentent le même :aractère, restent intacts. Ainsi Abercrombie raconte [u’un chirurgien jeté à bas de son cheval et blessé à a tête, donna, dès qu’il fut revenu à lui, les instructions es plus minutieuses sur la manière de le traiter. Pai :ontre, il ne se souvenait plus d’avoir une femme et les enfants, et cet oubli persista pendant trois jours *. '■’aut-il expliquer ce fait par l'automatisme mental? Le hirurgien, même à demi insensible, retrouve ses conlaissances professionnelles.

Certains malades perdent complètement la mémoire les noms propres, même du leur. Nous verrons plus oin, en étudiant l’amnésie des signes dans son évoluion complète, — ce qu’on peut remarquer d’ailleurs :hez les vieillards, — que les noms propres sont touours ceux qui s’oublient le plus vite. Dans les cas suivants, cet oubli était le symptôme d’un ramollisse-* nent cérébral.

Un homme ne pouvant retrouver le nom d’un ami ;n est réduit à conduire son interlocuteur devant la )orte où ce nom est inscrit sur une plaque de uivre. Un autre, après une attaque d’apoplexie, ne )eut se rappeler le nom d’aucun de ses amis, mais les tésigne correctement par leur âge. — M. von B...., imbassadeur à Madrid, puis à Saint-Pétersbourg, se rouve, au début d’une visite, obligé de décliner son

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