LES INTOXICATIONS
rempoisonnement par Thydrogène arsénié. Sculndler*, Lolliot^ insistent sur les vomissements dans Tintoxication arsenicale.
Les troubles digestifs conslituenl quelquefois la seule manifeslalion de l'intoxication par Tarsenic. Ils varient depuis les simples vomissements jusqu'aux accès cholériformes.
, , Les dyspepsies des saturnins' se présentent
Les dV8DC**Si68 VMM 1
des ^ sous trois aspects : V pendant la période pour ainsi
" dire silencieuse de l'intoxication; 2* pendant l'attaque
de colique ; 3** au cours de l'anémie saturnine confirmée.
Dans la première variété, ou dyspepsie saturnine, le malade est en état d'embarras gastrique perpétuel. Sa langue est sale, son appétit diminué, sa bouche est pâteuse et amère. Ajoutez à cela un état nauséeux et quelquefois des vomissements pituiteux. Chez deux malades de ce type, j'ai trouvé une notable diminution de THCl libre; chez un troisième, l'HCl libre était absent.
La deuxième variété, ou dyspepsie de la colique saturnine, se présente sous deux aspects :
Ou bien, quand l'attaque de colique se prépare, la dyspepsie précédente s'exagère, et cette exagération même peut être considérée comme un symptôme prémonitoire; pendant l'attaque, l'anorexie est absolue.
Ou bien l'attaque s'accompagne d'un accès d 'hypers ihénie avec hyperchlorhydrie et spasme de l'estomac ou de ses orifices. Cet accès peut durer plusieurs jours; un de nos malades, devenu hyperchlorhydrique pendant sa colique de plomb, le demeura durant quatre jours.
Il est important de bien distinguer ces deux aspects des troubles gastriques chez les saturnins, puisque vous ordonnerez le régime lacle absolu aux malades hyperchlorliydriques, tandis que ce régime est habituellement mal toléré par ceux du premier groupe qui réclament plutôt une médication et une alimentation légèrement stimulantes.
La troisième variété, ou dyspepsie de l'anémie saturnine, atteint les vieux saturnins anémiques, et elle dépend autant des altérations du sang que de l'intoxication. Elle est caractérisée par une anorexieqiiirappelle celle du cancer et par un amaigrissementaccentué. C'est dans ces cas qu'on trouve surtout le catarrhe gastrique et la série des lésions décrites par Kïîssmaul et Mayer, à savoir l'atro-