Lecorché. — Traité de la goutte, p
le nombre, se confondent avec les types que nous avons décrits et il sulfit de leur adjoindre Tépithèle < arthritique i pour les caractériser. Les autres ont une personnalité clinique qui emprunte ses traits aux relations chronologiques existant entre telle forme de dyspepsie, d'une part, et Taccès de goutte, d'autre part.
u dyspepsie La dyspcpsic des goutteux reconnaît trois formes.
pré-goutteuse, j^j^ première, ou dyspepsie pré-goutteuse, comprend les troubles digestifs qui, pendant un temps plus ou moins long, précédent les attaques de goutte.
La Ces troubles se présentent sous une apparence assez
symptomatoiogie. personnelle : après les repas, les malades éprouvent du gonflement, une sensation de plénitude ou de poids épigastrique, une angoisse ou une oppression accompagnées d'éructations et de palpitations cardiaques. Le tympanisme est tel qu'ils sont obligés de desserrer leurs vêtements. Ils sont lourds, somnolents, impropres à tout travail intellectuel ou à tout exercice physique. Ils ont des bouffées de chaleur et leur figure se congestionne. Puis surviennent des renvois inodores qui apportent un peu de soulagement. Ces renvois ramènent quelques-uns des aliments ingérés mêlés à une assez grande quantité d*un liquide pituileux et insipide. Mais bientôt ces régurgitations deviennent acides, déterminent une douleur œsophagienne et quelquefois une crise plus ou moins violente de pyrosis. Ces malades ont de fréquents flux hémorrhoïdaux avec suintement anal et intertrigo; leur teint est jaunâtre, leur urine colorée, leur foie gros et sensible. Ils ont une tendance à Tobésité et à la dilatation variqueuse du système veineux.
Cette dyspepsie est assez fréquente pour que Todd
La fréquence. J r r ^ r t
ait pensé à en faire la cause de la goutte. Lecorché 1 a notée danslesantécédents déplus de la moitié de ses malades ; d'après lui, elle s'accompagnerait d'un catarrhe du pharynx caractérisé par un état granuleux de la muqiieuse de Tarrière-gorge avec dilatation variqueuse des vaisseaux et sécrétion d'un mucus visqueux.
Son Elle peut persister longtemps sans autre manifes-
évoiution. talion goutteuse, ou cesser plus ou moins brusquement pour faire place à de la migraine, de l'asthme ou de la gravelle, ou enfin s'amender pendant un^certain temps, au point que le malade se félicite de sa guérison jusqu'au moment où il est pris d'une attaque de goutte aiguë après laquelle les troubles gastriques reparaissent très fréquemment.
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