LA GOUTTE
Germain Sée déclare que ce n'est pas de la dvs-
Sa nature. . . • i i i i .1
pepsie vraie, mais de la pseudo-dyspepsie, due à une atonie intestinale avec ou sans constipation et hémorrhoïdes. Lecorché pense que ces troubles sont dus à un catarrhe chronique d'abord superficiel, puis progressif,produisant un affaiblissement de la lunique musculaire avec irritation intermittente , véritable atonie spasroodique aboutissant enfin à une atonie paralytique. Brinton n'admet chez les goutteux qu'une simple irritabilité gastrique et attribue à des coïncidences tout ce qui dépasse ce trouble fonctionnel.
J'ai trouvé chez les goutteux toutes les formes de la dyspepsie et même du catarrhe chronique ; mais il est fort probable que cela dépend de rélape à laquelle on pratique l'examen. Et si j'en juge par les cas qu'il m'a été donné de suivre pendant de longues années, je pense que le goutteux commence par la dyspepsie hypersthénique avec hyperchlorhydrie pour passer ensuite à l'hyposthénie avec hypochlorhydrie et aboutir au catarrhe gastrique età la gas trite chron ique ; c'est, en somme, la maladie dyspeptique avecses diverses phases, du trouble fonctionnel originel jusqu'à la lésion terminale.
Cependant, chez nombre de malades, cette dyspepsie présente, dans sa phase originelle, une caractéristique. Souvent, en effet, le chimisme stomacal, après repas d'épreuve, dénote une diminution, une absence même d'HCl libre. Et celui-ci apparaît au contraire en quantité exagérée, deux ou trois heures après la fln du repas, an point de provoquer du pyrosis et même une crise gastrique. Ce type réalise ce que je vous ai décrit sous le nom d'hypersthénie relardée.
Lw dyspepsies La dcuxièmc forme de la dyspepsie des goutteux a
et'^c^teSL été désignée par Germain Sée sous le nom de dysderaccès. pepsic aiguë catarrhale paroxystique.Elle répond aux troubles gastriques qui accompagnent ou précèdent immédiatement Tattaque de goutte. La dyspepsie prémonitoire revêt ordinairement l'apparence d'une crise d'hypersthénie aiguë, avec exagération de l'appétit, pyrosis, vomissements acides, digestions lentes et retentissements cardiaques. La dyspepsie concomitante a plutôt les allures de l'embarras gastrique.
La Enfin la troisième variété, dyspepsie uricé-
goQtte remontée, j^^iqu^ aiguë Vraie de Germain Sée, répond aux accidents graves, survenant pendant l'accès ou à son décours, qui ont été désignés sous le nom de goutte remontée ou rétrocédée. Budd
8il LES RETENTISSEMENTS DES MALADIES SUR L'ESTOMAC
et ScuDAMORE qui les ont bien décrits les divisent en deux formes. La forme spasmodique se révèle par une vive douleur épigastrique, avec sensation de crampe ou de torsion, une distension gazeuse de Teslomac, des vomissements parfois incoercibles, accompagnés d'algidité, de sueurs froides et de tendance syncopale. La forme inflammatoire se dislingue par l'intensité de la douleur épigaslrique, des vomissements muqueux et sanguinolents et de la fièvre avec prostration générale.
Ces accidents se présentent au cours d'un accès de goutte articulaire, à la suite d'un refroidissement ou d'une médication générale ou locale intempestive.
ScuDAMORE dit que l'accès de goutte disparaît brusquement quand se développent les troubles gastriques et que ceux-ci s'atténuent quand reparaît la fluxion articulaire. Mais Watson, Brinton, Garrod et Lecorché élèvent certains doutes au sujet de cette métastase qui leur parait au moins problématique. Legorciië fait remarquer que les symptômes de la goutte dite remontée à l'estoraac sont ceux d'un empoisonnement, soit thérapeutique par une des nombreuses ftqueurs anti- goutteuses au colchique qui figurent aux annonces des journaux, soit urémique,les lésions rénales étant très fréquentes chez les goutteux. Il n'existe pas, en efi'et, d'observation de goutte remontée à l'estomac chez les auteurs modernes, et l'urémie gastrique était inconnue des anciens.
Par contre, G. Sée pense que les accidents gastriques survenant au cours ou au décours d'un accès de goutte sont dus à l'élimination brusque par la muqueuse stomacale de l'acide urique contenu en excès dans le sang. Mais Lecorché n'a pas retrouvé d'acide urique dans les vomissements rendus dans un cas de ce genre, ce qui amoindrit au moins la valeur de cette hypothèse.
A mon avis, la goutte remontée à l'estomac est fort problématique et les troubles gastralgiques observés au cours des accès me semblent devoir être rapportés, ou à des crises d'hypersthénie paroxystique avec hyperchlorhydrie, ou à des crises de fermentation gastrique, La première forme serait une manifestation gastrique de l'irritation goutteuse; la seconde serait liée plutôt à une alimentation intempestive et ne différerait de l'indigestion que par les conditions dans lesquelles elle survient.
Le traitement ^* première Variété de dyspepsie des goutteux, ou
delà dyspepsie dyspcpsic pré-gou ttcusc, uc rccounaît pasde traipr gou use. ^^j^^jj^ ^^^j ^^J g^jj^ particulier et elle relève uniquement de l'hygiène, du régime etdes médicationsdelaformespéciale du