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LA PHTISIE PULMONAIRE

de modifications sensibles. Il avait 28%35 d'IICl libre, il y a trois ans ; aujourd'hui, il en a 2«',05.

Notez que, si le malade a des poussées fébriles, rhyperchlorhydrie disparaît aussitôt pour reparaître avec l'apyrexie. Ces variations, bien vues par Hildebrand, expliquent un certain nombre des différences observées par les auteurs dans l'examen du chimisme stomacal.

La Celte dyspepsie hyperslhénique prodromique

pathogénie, ^gj mirjbuée par Klemperer à ce que le poison tuberculeux frapperait d'inertie la musculature stomacale ; alors les aliments, séjournant plus longtemps que de raison, irriteraient les glandes et provoqueraient une sécrétion surabondante. Il est plus rationnel de penser que les lésions tuberculeuses commençantes, mais non encore perceptibles par l'exploration, irritent les filets pulmonaires du pneumogastrique et que cette excitation retentit sur le rameau gastrique de ce nerf.

Les dyspepsies Aux périodcs plus avaucécs de la phtisie, la ooncomitantes. dyspepsie pcut couscrver le type initial de l'hypersihénie avec des intermittences de type causées surtout par les poussées fébriles; mais, le plus souvent, la dyspepsie affecte alors le type hyposthénique avec hypochlorhydrie, accompagné ou non de fermentations secondaires.

Alors, au tableau symptomatique habituel de cette dyspepsie, s'ajoute fréquemment la toux gastrique, avec son caractère quinleux et pénible, suivie ou non de l'expulsion des aliments plus ou moins dig^érés.

u pauiooénie ^^ ^ attribué ccltc dyspcpsic à l'intoxication tuber-

etie culeuse, et Ton en a fait une dyspepsie toxique. D'auti'es ont invoqué la fièvre, l'action locale des crachats déglutis, l'irritabilité ou la parésie du pneumogastrique, etc. Aucune de ces explications n'est satisfaisante, parce que les traitements fondés sur elles n'ont rien de certain. Aussi

je ne risque pas de théorie. Je constate simplement que cette insuffisance gastrique tantôt est consécutive à l'hyperslhénie, tantôt s'établit, pour ainsi dire, d'emblée et, celte constatation faite, je vous conseille de la traiter avec les moyens qui répondent à sa foime, sans ^ous attarder dans un traitement pathogénique toujours incertain, ^'il s'agit d'hypersthénie, vous ferez le traitement sédatif ^i^ si vous constatez l'insuffisance, vous emploierez le traitement excitant. Ce Hesl peut-être pas de la thérapeutique de haute volée, mais c'est de

f?Âw.' t.

tliérapeiilique clinique, ce qui vaudra mieux pour votre malade et our vous.

Ajoutons encore que T insuffisance gastrique, chimiquement conalée, ne contre-indique pas d'une façon absolue la suralimenlation ; ir j'ai vu, à plusieurs reprises, les fonclions stomacales trôs amoinries se réveiller sous rinfluence d'une alimentation forcée, sans ompter que, même avec un estomac en étatd'hyposthénie, l'intesiin eul parfaitement réaliser une excellente digestion. Pour tout ce qui juclie cette importante question de l'alimentalion des phtisiques, je e saurais mieux faire que vous engager à lire et à méditer les eraarquables éludes de GiiA?<cnEii. Rien de mieux ne saurait être dit ; ien de plus pratique ne saurait être fait'.

La gutriu La gaslrlte chronique n'existe guère qu'aux

Qhroniqne. p^^iodes terminales de la plitisie, quand les poumons ont creusés de cavernes suppurantes.

u En dehors des symptômes habituels de la gastrite

iTmptDmatoiogie. chroniquc Ordinaire, celle-ci est caractérisée par la ei'te totale de l'appétit avec dégoût des aliments, par la fréquence de 1 diarrhée due à une entérite coexistante, par l'état de la langue qui l'abord saburrale devient rouge vif, vernissée et se couvre fréquemnenl de plaques de muguet, par la douleur à la pression du creux ipigastrique, par la toux gastrique et la fréquence des voraissenents, par la distension douloureuse de l'estomac, la soif plus ou noins vive, par l'absence de crises gastriques vraies, par la diminuion de la motililé de l'estomac où l'on trouve encore des aliments )lus de six heures après le repas, par la grande diminution ou 'absence d'HCl libre, la diminution de l'HCl organique, la peplonisaioQ très imparfaite des albuminoïdes et la présence du mucus.

LesMsions Lcs lésious analomlqucs de cette gastrite chre-

anatommuei. niqueont été étudiées par Marpan, puis par Scuwaldb :t M. RoDSSEFF. Elles consistent en un épaississement mamelonné, général ou par îlots, de la muqueuse gastrique. Histologiqucment, il I a infiltration interstitielle de cellules rondes autour des glandes, ransforraation des cellules glandulaires en cellules muqueuses indif- 'érentes et formation de polypes muqucux (adénomes). Les vaisîcaux sont moins intéressés que dans les autres formes de gastrite ;hronique. Schwalbe a constaté dans trois cas de l'amyloïde et

1. Grancuer. — Traitement de la tuberculose, Le Buttelin midicat, p. 93, 199, 1155,

LA PHTISIE PLI.MON.MUE t

FEswicKde la sléatose.MARFAMi'a jamais rencontré le bacille de Koc Patella' a vu Irois cas de péripyloritc fibreuse qui furent air liorés par la gaslro-enlérostomie.

La marche de celle aiïection est progressi' Mahfam a remarqué que des périodes d'apgravati semblcnl coïncider avec des recrudescences de ramollissement et .•uppuraiion des lésions pulmonaires.

u Vous voyez, d'après celle descriplion, qu'il ne f;

puhoginKi. pjig confondre la gastrite des phtisiques avec tuberculose de l'estomac. La première reconnaît une orig infectieuse ; elle est la conséquence de l'infectioa tuberculeuse et t toxi-infeclions secondaires qui sont si fréquentes au\ périodes ultin de la phtisie; mais l'action irritante cl toxique des crachats déghi me paraît indéniable, car cette gastrite chronique est beaucoup p fréquente chez Icr malades qui ne savent pas cracher ou avalent le] crachats et chez ceux qui ont d'abondantes suppurations puln naires. Mais elle réclame, comme essentielle condition, l'existei antérieure d'une dyspepsie purement fonctionnelle et elle n'est, somme, que le stade terminal et lésional de l'hypersthénie du dé! de la phtisie, cause prédisposante, tandis que les autres causes viennent d'être signalées n'agisscul ordinairement qu'à titre détenninanlcs.

Enfin cette complication augmente sensiblement la gravité il phtisie.

Le traitement est celui de la gastrite chronii habituelle. L\ilii)ientation forcée ne réussit giit et souvent on devra user du ré<jime laclé qui est quelquefois b toléré. Dans quelques cas, j'ai eu A me louer de l'emploi de Vac tannique, aux doses de t^'S-jO et même de \ gramme avant chai repas, en ayant soin de donner à la fin des repas un paquet pepsine, pancréaline et inaltine. Vous recommanderez instamm aux malades de ne pas avaler leurs crachats.

Dans les formes qui s'accompagnent d'une anorexie I marquée, le persulfate de soude, aux doses de 0"', 20, dissous dans peu d'eau et pris quelques minutes avant les repas, rend de réels s vices, à la condition d'en cesser l'emploi dès que l'appétit ten revenir.

- Patella. — Gaa, dtgli ospedati.

LES RETENTrSSEMENTS FtES MALADIES SUa [,'ESTOMAC

iniDie Quanlàla tuberculose gastrique vraie, elleest

""■ Tort rare. Marfan n'en a trouvé que douze obseraulhenliqiies. Coats', Serafini', Barbacci^ JCrgens* en acun un cas. G. Bluuer ', qui donne une bibliographie comsume en un tableau une trentaine d'observations dont quel- !S ne semblent pas très probantes. 11 pense que tes grands tuberculeux solilaireii, dont il existe quelques observations, ; à l'extension de lésions tuberculeuses du péritoine stomacal loculation d'un ulcère simple par des crachats tuberculeux. n rapporte cinq cas chez des enfants de dix mois à neuf ans is élaient atteints de péritonite tuberculeuse', •action faite de ces dernières observations, il est fort vraisemje la tuberculose de l'estomac est produite par l'inoculation, u d'une érosion, de crachats déglutis. Si elle est plus rare que l'intestin, cela tient h l'action germicide du suc gastrique sur ! de Koch.

miB L'ulcération paraît être la seule forme de tuber-

"'°'- culose que l'on trouve dans l'estomac. Les ulcérations siéger partout, même au pylore, mais on les trouve surtout à e courbure. D'après Eppisger, elles sont iirégulières ou ovavec desbords relevés figurant une sorte de rempart et infiltrés he caséeuse. Uniques et étendues, ou multiples et superfiîlles ne dépassent pas la tunique celluleuse. On ne connaît as de perforation. CortML et Sabouriw ont trouvé des itions dans la sous-muqueuse, au-dessous des glandes; 1 noté l'infiltration tuberculeuse des vaisseaux de la se et de la sous-muqueuse.

La tuberculose gastrique se diagnostique difficile-

meot, car sa symplomatologie habituelle ne diffère

• celle de la gastrite chronique. Vous y penserez quand le

)iésenterales douleurs particulières de l'ulcère rond, comme

s. — Glasgow méditai Journal, 1X80.

.Fisi. — Annali clin. ileW Ospednle degll incMTabili, Kaple», 1888.

lAcci. — Lo Sperimei\tale,ma.\ 18U0.

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LUHER. — Albang médical Annah, murs \ti9is.

i. — BrilUhmedicat Journal, 6 mai IH^U.

ibliugraptiic de la tubcrciilnse Je Teslomac eal assez chargée

rigation de Parii, 18Ï8, résume les Irivaux anlérieurs. Depuis h

aux, en dîhors de ccus rites, lonl : MOM*LTt, Tlièie de Lyon, I

•biladelpb. Ilospilal Reports, t. I. p. 1(7, 124, 1890, — Risi

LES MALADIES DE L^\PPAnEIL RESPIRATOIRE 861

dans le cas deSERAFLNi, quand il aura une hématémèse, comme dans celui de Lorey, ou enfin quand la pression sur le creux épigastrique d'un luberculeux atteint de gastrite sera très douloureuse en un point donne.

, . ., Le traitement en est aussi délicat que le dia-

Le traitement , *

gnostic. Vacide tannique à haute dose et le régime lacté sont au moins indiqués.

Les retentissements gastriques de Temphysème pulmonaire, de la bronchite chronique, de Tasthme et de la coqueluche.

L'emphysème Lcs Iroublcs gastriqucs sont fréquents au cours

pulmonaire, d'autics affeclions thoi'aciques , telles que l'emphysème pulmonaire, les bronchites chroniques, la coqueluche et l'asthme.

Chelmo:nsk\* a fait une bonne étude de la sécrétion gastrique dans quinze cas d'emphysème avec dyspnée, bronchite chronique et œdème du poumon. L'examen du chimisme stomacal après repas d'épreuve donne toujours une absence d'IICl libre avec une nolable diminution de la pepsine. Dans deux cas, l'HCl reparut api*ès la disparition de l'œdème et de la dypsnée. La dyspepsie a donc alors comme origine la stase veineuse, ainsi que dans les affections mitrales ; aussi relève-t-elle du même traitement.

.. .^ Dans l'a s thme, Germain Sée- déci*itunedyspepsie

LasUmie. ' j r r

nervo-motrice dont la cause réside en la flaccidité du diaphragme refoulé à chaque inspii^ation dans le lliorax et n'opposant plus de résistance, sauf au moment des accès, à l'agrandissement longitudinal de la cavité abdominale. En même temps, les muscles droits et transverses de l'abdomen, sans cesse sur la brèche, finissent par perdre leur énergie et ne s'opposent plus à la distension gazeuse de Testomac, d'où une variété spéciale d'ectasie gastrique engendrant une série de troubles fonctionnels que les asthmatiques accusent avec insistance et dont le lyinpanisme est le symptôme capital. Les asthmatiques qui ont le poumon forcé, dit G. Sée, ont l'estomac dilaté.

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