‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 132 sur 295 · H. Thassëb. — Newi-York médical Record, oclobre IH'JU · texte numérisé non relu

H. Thassëb. — Newi-York médical Record, oclobre IH'JU

7. F. Chaburi. — laQuence des aReclious nasales sur le tube di(;c3tir, Le Progrii lédical. IBIM.

LES AMYGdALlTES CHUOMOIES 8ti

sacre uu Iravail d'ensemble à letle queslion. Enfin Tbectel' observ UQ malade qui, par suite de la gêne de la respiralion nasale, avalai piéripilamment ses aliments sans les avoir mâchés et devint dvspej' lique.

Les mucosités nasales fréquemment dégluties finissent par irrite l'estomac, modifient les sécrétions j^aslriques ou apportent avec elle des ferments nocifs. Le goiil et l'odeur de ces sécrétions nasale alléiùes inlluencent péniblement l'appétit, sans parler des modifica lions réllexes induites dans les sécrétions et la motililé de l'estomac

Les auteurs précédents ont, pour la plupart, obtenu la gué riion des troubles dyspeptiques par l'unique traitement des affec lions nasales ou pharyngées causales.

i»> La coïncidence de l'aruygdalitc chronique avec le

"'J^iw^'' troubles tfasiriques est assez fréquente. Elle a él

lUL-^âLitBa signalée par BAUnli^s^ Chassaignac^, Ruault' et eli

ciiroiinioes. a fait, de la part de A. Ualhadère', l'objet d'un bo

tiavail. Les troubles gastriques sonl réflexes ou chimiques.

fattiagéDli,

L'existence des troubles réflexes a été experi iîiHÎ'ums mentalement démontrée par Ruault qui, en touchai ei diagoinuo. i'g^L[.^n,ité inférieure de l'amygdale avec le galvano cautère, provoque soit des ellortsde vomissement, soit une douleu épigastrique, soit une hypersécrétion stomacale acide. Ces phéno mènes sont dus à des réflexes ayant leur point de départ dans le filets excités du rameau pharyngien du pneumogastrique. Clinique ment, ils se traduisent par de fréquentes vomituritions et par de nausées continuelles, surtout chez les enfants.

Les troubles chimiques proviennent de la déj^lutilion des cor crétions caséeuses et du muco-pus ainygdalien avalés à chaque mou venient de déglutition. Aussi ces dyspeptiques présentent-ils tous 1 type des fermentations. La langue est blanche, couverte d'un couche plâtreuse, rouge à la pointe et sur les bords ; l'appétit est m ou très diminué. Au réveil, le malade est accablé ; sa bouche est sèchf piteuse, son haleine fétide. Dès qu'il a mangé, il éprouve une sensr lion de plénitude, se ballonne et doit desserrer ses vêtements. Il a dt crampes d'estomac et des régurgitations aigres quatre à cinq heure

t, THECTEL. — Archiv fàr Verdaauaipkiankheilen, t. III, ruso. 3. t. KAUittNs. — Gaielte des hàintauj:, WSi. 3. CbassaigmàC. — Lefoiii failet i LariLuisièie. I85t, i. RoiDL-t. — Arckivei de laiynijologie, 15 avril 1H8S.

b. A. Balhauëre. — Ëlude sur les troubles ijigcslirs iluas raiiiygd^lilc cliroiiîqu Tlièit de Paris, 18a5.

Si

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après les repas. Souvent même il vomit. Enfin il est très constipé. Dans deux cas, j*ai pu pratiquer l'examen du chimisme stomacal et j'ai trouvé TIICI très diminué avec une grande quantité d'acides de fermentation.

Ne manquez donc pas d'examiner le fond de la gorge de vos dyspeptiques et, si vous trouvez des amygdales turgescentes, rouges, ponctuées de concrétions caséeuses, si le malade a eu de fréquents maux de gorge, crache le matin des concrétions blanches fétides, traitez l'amygdalite chronique avant de vous occuper de l'estomac.

Dans ces cas, en effet, l'influence du traitement local est souvent suffisante pour faire disparaître les troubles gastriques. Si les gargarismes avec la solution naphtolèe\ les badigeonnages avec la solution iodo-iodurée^y les attouchements à V acide phénique^ au perchlorure de fer^ etc., ne modifient pas les surfaces malades, il vous reste la ressource lointaine des eaux sulfureuses de CauteretSy Challes, Eaux-Bonnes, Luchon, Saint-Honoré, Saint- Christau, et surtout le traitement chirurgical, à savoir Vamygdalotoniiey la discission qui consiste à faire sauter à l'aide d'un crochet spécial, mousse à la pointe, à courbure coupante, les ponts qui séparent les cryptes, enfin le morcellement que l'on pratique avec la pince de Ruault qui est un véritable emporte-pièce.

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