‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 138 sur 295 · CI : Azole total · texte numérisé non relu

CI : Azole total

Ph^O^ terreux : Ph^ 0^ total

Matières ternaires : Matières organiques Matériaux inorganiques : Azote total

spontanément par la simple suppression des drogues pharmaceutiques et par la surveillance rigoureuse de Y alimentation.

Le traitement et ses trois indications principales. — Le traitement des anémies des dyspeptiques hypersthéniques. — Le réj^ime lacté et le repos absolus. — Les inhalations d*oxygène et Taération. — Le traitement intestinal. — Les régimes consécutifs. — Le traitcnnenl de Fanémie et do la chlorose secondaires. — Les arsenicaux. — Le choix des ferrugineux. — Le traitement de l'anémie des dyspeptiques hypersthéniques et des constipés. — Le traitement de la dyspepsie des chlorotiques. — Le traitement de la dyspepsie, de rinsuffisance hépatique, de la chlorose et ses résultats. — La conclusion.

Le traitement Nous u'avous plus à* uous occuper que du trait e-

irois mcucations "i^nt des auémies d'origine dyspeptique et des dys-

principaies. pepsios d'origiue anémique ou chlorolique. En les considérant au point de vue des praticiens, il n'y a pas lieu de sMnquiéler de savoir lequel des deux éléments morbides est le premier en date; vis-à-vis de la thérapeutique, cette recherche n'offre qu'un minime intérêt, puisque le médecin n'intervient ordinairement que lorsque la combinaison de ces deux éléments s'est effectuée. Il lui suftit de connaître :

1* La forme de la dyspepsie associée à la chlorose ou à Tanémie.

2" Le syndrome nutritif qui résulte de cette association. Disons, à ce propos, que les syndromes que vous venez de noter n'ont rien d'absolu. Pour bien vous faire saisir leurs diflérences, j'ai choisi à dessein des cas types. Mais, enire ces extrêmes, il y a toute une série de cas intermédiaires oii les différences beaucoup moins tranchées sont incapables de fournir des indications identiques à celles que nous allons formuler. Dans ces cas, vous vous inspirerez des troubles nutritifs dominants que vous conslatei^ez pour diriger cette partie de votre traitement.

3" Le fait delà presque constance des fermentations, quelle que soit la forme de la dyspepsie et même avec une chlorhydrie normale.

4-" Ces trois indications étant connues, partez de ce principe absolu qu'aucun dyspeptique chlorolique ou anémique ne supportei^a le /fer, SI vous ne commencez par modifier Teslomac. Certains paraîtront supporter les ferrugineux, en ce sens que ceux-ci ne provoqueront

pas de pesanteur, ni de crampes gastriques, de gastralgie, d'anorexie, de constipation, etc.; mais, alors, les ferrugineux ne seront pas ou seront mal assimilés et le malade n'en retirera aucun avantage. Donc traitez d'abord la dyspepsie, traitez ensuite la chlorose ou l'anémie. Ceci dit, appliquons ces données aux cas particuliers.

Le traitement ^®^ P'^^ uombreux sout ccux dc la première

deiacuorose variété du premier grouDC. La chlorose ouTanémie

et des anémies . cj x

dyspeptiques survicut chcz dcs hypcrsthéuiqucs avec ferhypersthéniques. meutations sccondaircs. Elle s'accompagne d'accroissement des échanges azotés, de diminution des oxydations et d'évolution imparfaite des matières ternaires.

Le réoime laou ^^^^^ appliquerez aussitôt les règles diététiques «t hygiéniques et médicamenteuses qui ressortissent

e repos so . ^ Thypersthénie. Et si la dyspepsie est de date ancienne, si l'estomac est très distendu, le foie gros, n'hésitez pas, si grande que soit l'anémie, à mettre le malade au régime lacté absolu pour une période d'au moins quinze jours , en le maintenant ^ans le repos le plus complet. Il est même souvent utile de conseiller le séjour au lit, au moins pendant les premiers jours du traitement, de façon à réduire à leur minimum les dépenses organiques.

, . ^ , ,, En même temps, pour activer les oxydations,

Les inhalations , . J '

d'oxygène faiics respucr de l'oxygène ou aérer vigoureusement l'appartement. Quand la saison le permet, que le malade passe toute la journée en plein air sur un lit de repos; autant que possible, la chambre à coucher sera aérée pendant la nuit. Et ces précautions hygiéniques seront d'autant plus efficaces qu'elles seront corroborées par. un changement de milieu et par le séjour sur une altilude.

Le traitement Concurremment, on surveillera de près les fonc-

intestinai. ^j^jjg intestinales; on remédiera à la moindre menace

de constipation, afin d'obvier aux fermentations gastro-intestinales;

carie meilleurantiseplique, c'est encore le Za^ra^i/". Toutefois l'usage

du fluorure d'ammonium * est recommandé à titre d'adjuvant.

Les régimes Ou suivra eusuitc rigoureuscmcnt les diverses

consécutifs, étapes du régime des hypersthéniques, en s'abstenant de

i. Voyez page 509.

tous les corps j^s et en ne permettant, parmi les féculents, que les réculents azotés (lentilles, pois, haricots rouges) et le riz, afm de ne pasfouinir un aliment aux fermentations et de répondre à Tindication de rimparfaite évolution des ternaires. Cependant le $m)re blanc et le sucre candi peuvent être employés.

Bien évidemment, pendant celte période gastrique du traitement, on ordonnera, s'il y a lieu, la médication de Thypersthénie.

Le traitam nt ^^ traitement gastrique ayant été suivi pendant un

deranémte tcmps sufTisaut qui ne sera jamais inférieur en totalité

à un mois, deux cas peuvent se présenter. Dans le premier, il s'agit d'un sujet d'un certain âge qui subit une réelle transformation; il engraisse, il reprend des couleurs; en un mot, il semble que le traitement gastrique ait été le point de départ d'une nette reconstitution. A ce malade-là, il est inutile d'administrer le fer; il n'y a qu'à continuer le traitement complet de riiypersthénique. Car ce n'est pas un chlorotique ; c'est uniquement un anémique par dyspepsie, par assimilation défectueuse ou insuffisance. Le jour où la digestion s'améliore, où l'assimilation se fait à l'aide de matériaux bien préparés, cette anémie tend à guérir spontanément, et elle guérira si l'on continue assez longtemps à soigner reslomac. Tout au plus, pour remédier au sentiment de fatigue ou de faiblesse qu'éprouvent les malades, conviendra-t-il de leur donner, au milieu des repas, une préparation glycérophosphatée y comme le sirop dont vous connaissez déjà la composition *.

Rappelez-vous, à titre d'exemple, ce gardien de la paix, âgé de 48 ans, qui était couché au n* 6 de la salle Serres. Dyspeptique depuis dix ans, souffrant de crises gastriques violentes qui l'empêchaient de dormir, il était tombé dans l'anémie la plus déclarée. Pâle, décoloré, maigri, sans forces, il avait tout à fait l'apparence d'un carcinomateux. L'anémie était arrivée au point qu'on entendait un bruit de souffle systolique au foyer pulmonaire et que les muqueuses étaient à peine colorées. Cet homme pesait 65 kilos le 18 décembre. Soumis au simple traitement des hypersthéniqueSy puis au sirop glycérophosphaté composé, il sortait le 15 février, ayant gagné 15''", 500, et parfaitement apte à reprendre son travail.

Ui arsenicanx. ^^ '^ traitement gastrique et plus tard la médication glycérophosphatée sont insuffisants à guérir les anémiques par dyspepsie, vous emploierez Varsenic à petites doses, soit de deux à quatre granules d'arséniate de soude ou de Dioscoride par

i. Voyez page 302.

L'iiTdrBtliirapI*

jour, de préférence au momenl des repas. En cas de susceplibililé gastrique persiâtante, usez delà voie rectale' ou des injections sousculanées de cacodylale de sonde ou de ylycérophosphate de soude.

Les cures d'air et d'altitude, ou une saison ;t

Bagnères-de-Bi(jorre, à Plombières, ou dans une sU-

hydroinin ^.^^ chloruréc-sodique comme Biarritz, Salies-de-

Béarn, Rlmnfelden, Kreuznach, Salins-da-Jura, compléleront le

'■■■'= '"Tien l.

est aussi une manière d' hijdrotliérapie très simple, praticable à ison, el qui complétera bien la cure. Ou prépare, comme jevoiis ijà dit, deux solutions de sel marin bi'ul, l'une tiède à 6 p. 1Û0 , l'autre froide à '25 p. 100. Le malin, au réveil, le sujet se dans un tub et on lui fait sur la colonne vertébrale une alTusion a solution tiède, puis on trempe une grosse éponge dans la soluroide et on la passe plusieurs fois sur la même région.

Dans le second cas, il s'agit d'un sujet plus jeune, GhiDroH d'une chlorotique vraie. Iciradministrationdu/èresl de rigueur el tous les auteurs s'entendent sur ce poioi. diffèrent que sur le choix de la préparation ferrugineuse eldes Plions adjuvantes. La meilleure préparation ferrugineuse esl qui est le mieux tolérée et l'on sait combien les malades isent différemment les uns des autres.

Cepcndaul, dans ma pratique, je ne fais guère de >répiirBUDii choix qu'entrc le lartrale ferrico-potassique, les pilulea ""'■ de Vallel, le fer réduit par fkydroyène, le sirop de lodure de fer et les pilules de protocklorure de fer.

Micttuoas Quant aux médications adjuvantes, on a proivantM. ppg^ Vacide chlorhydrique et V acide lactique que le plus e raisonnement fait repousser et qui n'ont jamais fait que 1er la dyspepsie causale, la teinture de noix vomique, lephos- ' de soude, la magnésie, le sulfate de soude, Yarséniale de , etc. Je n'en ai qu'une à vous conseiller : c'est V association • de laxatifs, par exemple sous la forme suivante :

:^ Tarlrate ferrico-potassiqu!? 0"',05

Poudre de rhubarbe Ob'.OS

Extrait de quinquina 0'',05

ine pilule. Prendre deux à trois pilules au cotnmencement du déjeuner et <lu diuer.

ojez page 6U.

Si le tarirale ferrico-potassique est mal toléré,

de protoiodore essaycz Ic sÎTOf dc protoioduve de fer, à la dose d'une

* ^' {grande cuillerée à soupe au début des repas, en ayant

soin d'administrer en même temps, si besoin est, une pilule laxative,

pilule ante-cibutriy grains de santé de Franck, etc.

La conduite du traitement ferrugineux ne diffère de celle de la chlorose simple que par l'obligation où l'on se trouve de surveiller les fonctions gastriques, d'employer largement les paquets de saturation, de maintenir la régularité des garde-robes et de cesser le fer dès les premiers signes d'intolérance.

Le traitement V hydrothérapie, la cure d'altitude ou un séjour

hydroioflique. jjjjjg yjj^ statiou hydro-mluéralc appropriée, comme

Forges, Bussang, Saint-Nectaire^ seront de bons compléments du traitement*.

Le traitement Daus Ics cas de la sccoudc variété du premier

des anémlos » * * ■ j j * j r

des dyspepuques groupc, auémic suilc dc dyspcpsie de fermen- ^^*^a*?^^" lation pure, le traitement procède des mêmes prinlermentetions. cipes; mais il sc coufoud avec celui des dyspepsies

d'origine anémique.

Dans la troisième variété, l'anémie et la chlo-

Le traitement '

deranémie rosc dcs coustipés, la connaissance de la pathogénie

des constipés. /% 1*1» x* 1 1 a'j* ' * 1. i*

lixe la theiapeutiquc. Les laxatifs associes a une alimentation légère auront rapidement raison des accidents. Parmi les laxatifs, vous avez le choix entre le sulfate de soude à la dose de 6 à 10 grammes dans un peu d'eau tiède additionnée d'une petite quantité à' eau de Seltzk prendre immédiatement avant le déjeuner, ks pilules composées à Valoès^ à prendre en se couchant, V huile de ricin à dose minime, le soufre qui a donné d'excellents résultats à ScHûLZ et Strubing et que je vous recommande tout spécialement sous l'une des trois formes suivantes:

y Soufre sublimé et lavé 1 , ,

„,.,., { ââ. 10 grammes

Magnésie calcinée ) ®

Divisez en six paquets. — Prendre un paquet au commencement du

déjeuner (Biett).

1. Albert Robin. — Traitemeot hydro-minéral de la chlorose et des anémie», Traité de thérapeutique appliquée, fasc. V.

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