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880 LES liETEiNTISSEMENTS DES MALADIES SUR L'ESTOMAC
^ Soufre sublimé et lavé 20 grammes
Miel blanc q. s.
Pour faire un opiat 1res mou, dont on prendra une cuillerée à café avant le
premier déjeuner.
!^ Soufre sublimé et lavé 40 grammes
Poudre de follicules de séné bien lavés à
l'alcool 10 —
Essence de citron 0«%20
Sirop de sucre q. s.
Pour faire un électuaire solide dont on prendra de 5 à 6 grammes
au réveil.
Le traitement ^^"^ aiTivons aux OQS du deuxièmc groupe : la
de la dyspepsie dvspepsie chez dcs chloroliques ou des ané-
des chloroUques . n i • i . i i r •
et des miques. Celte dyspepsie est du type hyposthénique anémiques, ^j^^qq fermentations conslaoies. Elle est carac- Icrisée, du côté de là nutrition, par une faiblesse des échanges généraux, des échanges azotés, la digestion relativement bonne des féculents et la diminution de Tactivité hépatique. En décomposant ce syndrome, vous trouvez une dyspepsie, une altération du sang, un trouble de la nutrition.
u traitem nt Commencez encore par traiter la dyspepsie, après
de avoir fait Texamen du chimisme stomacal et appliqué
yspepse. j^gy^^/^^ dieletiqueSy hygiéniques et viédicamsnieum
qui vous ont été exposées quand nous avons traité des dyspepsies
par insuffisance.
Superposez à cette médication celle des fermentations gastrointestinales, à savoir Tusage de fréquents laxatifs, des lavements, du fluorure d'ammonium, de Vérythrol, du soufre ioduré de Prunier, etc. Ne craignez pas de conseiller des féculents azotés et des sucres qui sont bien digérés et agissent comme aliments d'épargne.
Méfiez- vous de la médication par V acide chlorhydrique, si fort en vogue aujourd'hui ; l'appétence du malade pour les acides est très marquée; tenez-vous-en au jus de citron. Si la langue est blanche, Tanorexie totale, essayez la mixture acide de Coutaret, sans préjudice du traitement de la dyspepsie causale.
Enfin les recherches récentes d'ALEXANDRE Simon sur l'action du sulfate de soude vous fourniront encore un moyen de stimuler les fonctions stomacales. En effet, le sulfate de soude, à la dose minima (le 1 gramme dissous dans 200 grammes d'eau chaude et pris le matin
à jeun, stimule les sécrétions gastriques et se comporte comme un excitant énergique des mouvements périslaitiques de Testomac et de rintestin*.
Les sttmiiianu ^ teinture de noix vomique, les différents strych-
de racthrtté niqueSy l'emploi de Vinfusion de feuilles de boldo après les repas et, 'plus lard, la médication ferrugineuse stimuleront l'activité hépatique défaillante.
Le traitement Mais bientôt Testomac sera capable de supporter le
de ranémie. ^-^^ bcaucoup plus tôt que daus tous les cas dont il vient d'être question, et cela probablement parce qu'il n'existe pas de stase gastrique notable. Le malade n'est plus alors qu'un simple chlorotique ou un vulgaire anémique ;.il relève exclusivement du traitement classique de ces affections et vous pourrez lui appliquer les règles formulées tout à l'heure au sujet de l'emploi des ferrugineux et des médications adjuvantes chez les malades du premier groupe.
usréeiittats Sans contredit, le traitement des cas de ce groupe
du traitement, ^gj bcaucoup plus facile quc cclui des cas du premier groupe; les résultats sont beaucoup plus rapides et plus satisfaisants. 11 n'est pas rare d'obtenir en un mois de traitement des résultats parfois surprenants. Chez une fleuriste, couchée au nM8 de la salle Lorain, dyspeptique par chlorose, avec une acidité gastrique de 3^',10 en acide lactique, sans HCl libie, la nutrition a subi, au bout de vingt jours de traitement, les modifications inscrites dans le tableau LU.
i. Alex. Simon. — ijber die Wirkuii^ des Glaubersalzes auf die MageDfunction,Zet<> tcttriflfûr klinisch^ Medicin, fasc. 3 et 4, p. 377, 1898.
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le-
Tableau LU. — Les échanges nutritifs avant et après le traitement chez une chlorotique avec dyspepsie^ secondaire.