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emploi rationnel. 11 en est de même des peptones et des produits tels que la somalose, la nutrosey la nucléo-peptone, etc., quoique encore je ne conseille ces préparations qu'au cas où les aliments naturels ne seraient pas tolérés ou seraient pris en trop minime quantité. N'oubliez pas, d'ailleurs, que dans la gastrite atropliique les variations individuelles sont encore plus étendues que dans les catarrhes acide et muqueux,, puisque, en l'absence de stase gastrique et avec un bon vicariat intestinal, certains malades sont capables d'élargir amplement leur régime, à la condition de faire une plus forte part à l'alimentation végétale*.
Le nombre Lcs autcurs diffèrent beaucoup sur le nombre
es repas. ^^ i epas qu'il couvieut de conseiller dans les gastrites chroniques. Les régimes allemands comportent en général six repas. RosENHEiM se contente de quatre. Bouveret s'en tient aux trois repas habituels en France. Pour moi, je ne fixe rien d'ab^lu. Dans le catarrhe acide où domine l'indication sédative, j'ordonne trois repas seulement, parce que chaque excitation alimentaire sollicite l'aclivité glandulaire. Dans le catarrhe muqueux, où il est préférable de stimuler la sécrétion, on répartira l'alimentation sur quatre à cinq repas. Dans la gastrite air ophique où l'on doit éviter la stase et le séjour prolongé des aliments, cinq ou six repas peu copieux seront mieux tolérés que trois repas abondants.
Les médications et leurs indications. — La médication du catarrhe acide. — Le trailemeiit des prédominances symptomatiques. — La inédication du catarrhe muqueux. — Les modificateurs anatomiques et les modérateurs de la sécrétion muqueuse. — La médication de la g'astrite atrophique. — Le traitement des hémorrhagies. — Conclusions générales.
Us médications Lcs uotions qui viennent de me servir à éclairer et
et leurs indications. « i* • i » • • . i - ^ a ^^
a diriger le regmie serviront encore de guide dans l'emploi des médications, au sujet desquelles la confusion la plus grande semble régner. Tel auteur recommande Y acide chlorhydrique et Idipepsiîie, tel autre les stimulants de la motricité et de la sécrétion gastrique^ tel autre les modificateurs de la mtiqueuse, tel
1, Voyez page 530.
aulre les antiseptiques, tel enfin les médications physiques. Chacun donne de bonnes raisons à Tappui de ses conseils, et la meilleure de toutes, c'est qu'un médecin consciencieux ne propose que ceux qui lui ont réussi dans la majorité des cas. Il est donc certain que toutes les médications classiques ont eu leur part de succès; mais comment se fail-il qu'aucune n'ait encore réussi à s'imposer, comme le régime lacté, par exemple, dans le traitement de l'ulcère de Teslomac? C'est tout simplement parce que le vocable gastrite chronique répond à un processus à étapes successives et que la médication qui remplit les indications d'une de ces étapes ne s'adresse pas nécessairement aux autres périodes évolutives. A la première étape, tout doit concouriràlas6da/ion;aux phases initiales de la deuxième, c'est encore lasédation qui s'impose; mais, aux phases ultimes, h médication stimulante devient nécessaire. Enfm, quand la gastrite atrophique est définitive, il ne s'agit plus de médication excitante ni sédative, mais de réduire le travail mécanique de l'estomac et d'aider la digestion intestinale. Toutes les médications proposées sont donc bonnes, à la condition qu'on ne les associe pas au diagnostic brut de gastrite chronique, mais qu'on les adapte cliniquement à telle phase de la maladie où elles seront applicables, ainsi que je viens de le faire pour les régimes.
Appuyée sur la physiologie pathologique et faisant état à la fois du trouble fonctionnel à combattre et de la lésion anatomique à modifier, la thérapeutique perd le caractère hasardeux qui la fait dédaigner par tant de maîtres éminents; elle se plie aux exigences des cas particuliers au lieu de les violenter doctrinairement, et elle réserve à ceux qui savent la pratiquer, en s'évadant des systèmes, les plus vives satisfactions.
i^g A la phase du catarrhe acide, c'est encore le
Mito^âSdc'' lï*2iil^D^6iil' de la dyspepsie hypersthénique permanente qui mérite le premier rang, à la condition de restreindre au minimum Vaction médicamenteuse et de se borner en principe aux moyens d'assurer la tolérance du régime lacté et de relever l'appétit, sans préjudice, bien entendu, des indications symptomatiques dominantes et spéciales à chaque cas. Parmi les agents physiques, je donne le premier rang à V hydrothérapie, puis ^Mmassage général très doux, mais je repousse le massage de V estomac et Yélectricité. Vexercice physique modéré est indispensable. Quant aux cures hydro-minérales et d'altitudes, vous n'avez qu'à vous reporter à ce que nous en avons dit à propos de leur application au traitement de la dyspepsie hypersthénique.
A celte période de la gastrite chronique, il m'a semblé que la médication devait être encore essentiellement fonctionnelle et que rimmobilisation ou la rétrogradation de la lésion dépendaient bien plus de la suppression de l'excitation fonctionnelle qui l'engendre que d'une action visant directement l'état anatomique. Et puis, comment atteindre celui-ci? La médication substitutive, à l'aide du nitrate d* argent^ les actions directes, comme celles du bichromate de potasse employé par Vulpian et de la créosote vantée par Klemperer, les modificateurs physiques, tels que le lavage^ le massage et Véleotrisation stomacale^ peuvent sembler théoriquement rationnels, mais la pratique les condamne.
Le traitement ^^ traitement sédatif étant admis comme base, il
desprédominuioes ne uous Tcslcra plus qu'à Combattre les prédomi-
symptomatlqaeB. « , ,
nances symptomatiques, a réveiller r appétit défaillant, à combattre la constipation, les crises gastriques, les flatulences, les fermentations et les vomissements* et à remonter l'étal général quand il fléchit*. Dans le traitement de l'anorexie, en dehors des moyens que vous connaissez déjà, je vous conseille encore le métavanadate de soude et le persulfate de soude, dont il sera question tout à l'heure.
i^g A la période du catarrhe muqueux, quand le
cauwhe^ ew ^'^8^*^^ '^^^^ ^ douué tout cc qu il pouvait ou quand il
n'est pas toléré, employez une médication stimulante calquée sur celle de la dyspepsie hyposthénique ^. Mais aux éléments constitutifs de cette médication qui a pour but de stimuler les fonctions sécréloires et motrices de l'estomac doivent s'associer les moyens aptes à modérer la sécrétion muqueuse el à modifier la lésion anatomique. Dans le catart'he acide, nous tentions d'influencer la lésion commençante en agissant sur ses conditions fonctionnelles ; dans le catarrhe muqueux, où le tissu conjonctif étouffe ce qui reste descellules glandulaires et où les cellulesà mucus, moins hautement spécialisées, prolifèrent si activement, il faut non seulement réveiller la vitalité des premières par tout ce qui peut exalter leur fonctionnement, mais s'attaquer directement aussi à l'état anatomique constitué.
1. Voyez pour ces traitemeiUs les pages 298, 291, 2M, 2'J7, 500 cl suivantes, 28"