‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 169 sur 295 · Voyez pages 288 à 294 % Voyez page · texte numérisé non relu

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L'aumentatioii D^ns le cas d^inloléraiice rectale, on a proposé

■ous-oatanée. Y alimentation par voie hypodermique *. Dans cet ordre d'idées, les albumines, peplones, alhunwses sont inutilisables parce qu'elles sont toxiques ou qu'elles s'éliminent aussitôt par l'urine, sans profit pour l'organisme. Les corps gras, e\ spécialement l'huile d'olive stérilisée, sont trop douloureux pour être employés pratiquement. Les solutions sucrées, et surtout la solution de glucose sont seules utilisables; cette dernière, injectée lentement sous la peau delà cuisse avec les plus rigoureuses précautions antiseptiques, est bien tolérée à la dose de 30 a 40 grammes par jour; elle agit comme aliment d'épargne et trouve son indication dans les cas exceptionnels où l'alimentation buccale et rectale est temporairement impossible.

Les auteurs ne s'accordent pas sur la durée qu'il

etiMcffete de convicut d'assigucr à la cure de repos. Les uns con-

}^ seillent 3 à 4 jours, el Tournier de 45jours à un mois.

cîire de repos. • «i » a

Je ne pense pas qu on puisse fixer de limite absolue; vo[us;devrez continuer aussi longtemps que le permettra la tolérance des malades, que les lavements alimentaires leur assureront une nutrition suffisante, et jusqu'à ce qu'aient disparu les symptômes révélateurs de Tulcère.

Sur 15 malades que j'ai soumis à cette cure, je n'ai eu que deux réfractaires; le premier ne put résister à une soif qu'aucun moyen artificiel ne calmait; le second tomba en deux jours dans un tel état de faiblesse qu'on fut forcé de l'alimenter avec du lait. Tous deux, d'ailleurs, s'améliorèrent beaucoup plus lentement que les autres, et l*un d'eux eut plus tard une grave hématémèse à laquelle il faillit succomber. Chez les autres malades, la durée moyenne de la cure fut de neuf jours, ce qui s'accorde avec les observations de Ratjen, et les durées extrêmes furent de un et de treize jours.

Dans tous les cas, il y eut cessation presque instantanée des douleurs, des vomissements et des crises d'hyperacidilé gastrique. Les pertes de poids, plus minimesqu'on ne pourrait le penser,ontvariéde 0''",500 à 2''',200. Jamais je n'ai eu de poids stationnaire et encore . moins d'augmentation comme Wendt, Robinson, G. Tournier Tont observé. Tous les malades traités ainsi ont bien supporté la reprise du régime lacté et plus tard de l'alimentation; les vomissements n'ont

1. Voyez les expériences déjà anciennes de Menzel et Perko» Karst, KrCg, Wittdauer, PiCK, etc., et les recherches plus récentes de Leube, Verhandl. der Xïll* Congresses furinnere Medicin, 1895; E. Koll, Die subculane Ernahrung, HabilUationsschrifi, Wûrtibourg, 1897; Du Mesnil-Rochemont, Deutsche» Archiv fur klinische 3hdicin, p. 47if . LX, 1898; G. Perrier, Sur l'alimenuiion par la voie sous-cutanée, Thèse de P^ris^ I9<K).

pas reparu ; les douleurs très rares et minimes ont été immédiatement calmées par les alcalino-terreux; le poids perdu a été rapidement regagné et au delà.

u période da - Quaud on a prolongé la cure de repos aussi long- . régime ucté lemps que Ic permettaient la tolérance et les forces du

malade, on entre dans la deuxième période du traitement qui consiste dans la reprise de l'alimentation buccale par le régime lacté absolu.

Le premier jour, supprimez un des lavements alimenLiires et remplacez-le par 100 grammes de lait chaud qu'on prendra par toutes petites gorgées. A chacun des irois jours suivants, vous supprimez un autre lavement en donnant à sa place 100 grammes, puis 150 grammes, puis 250 grammes de lait, de sorte que, le cinquième jour, le malade prend 800 grammes de lait en quatre fois. A partir du sixième jour, donnez six prises de 250 grammes de lait, espacées toutes les trois heures, en commençant à 7 heures du matin pour finira 10 heures du soir et en ne prenant rien de 10 heures du soir à 7 heures du matin. A partir de ce jour, augmentez rapidement la quantité de chaque prise, en l'additionnant d'une cuillerée à bouche A'eati de chaux, de façon que \e malade parvienne à ingérer, durant la période alimentaire de la journée, trois, puis quatre litres de lait et de 100 à 200 grammes d'eau de chaux. Pour faire tolérer ce lait, dont on pourra même élever encore la quantité, si le malade le supporte bien, vous suivrez les indications que je vous ai données au sujet de la première étape du régime des dyspeptiques hyperslhéniques. Le lait peut donner de la diarrhée ou de la constipation, accroître les fermentations, ou encore réveiller les douleurs. Chacun de ces accidents sera aisément combattu par les divers moyens que je vous ai indiqués *.

u durée ^^ régime lacté absolu sera poursuivi aussi long-

do régime lacté tcmps QUC Ic malade s'en trouvera bien, c'est-à-dire

absolu. ' *^ * '

tant que son poids augmentera et que ses forces se maintiendront. En général, je le fais continuer pendant trois mois au moins et, si le malade a eu des hémorrhagies, s'il a de la sténose pylorique, je le maintiens durant six mois.

La période

Le malade entre alors dans la troisième période du régime laou du traitement systématique. Cette période est une

transition entre le régime lacté absolu et le régime

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