Roux. ^ Revue médicale de la Suisse romande, mai
u tnitaneiit Depuis quelques années, on a posé la question de def^*owhâiief ^' i^^^^^^^^^^ chirurgicale dans les grandes héma-
témèses. Marion* relate 7 observations de Gannett, MiKULicz, KusTER et Roux, dans lesquelles il y a eu 4 morts. Hartmann' réunit 12 observations avec 8 décès. Cette statistique n'est guère encourageante, et elle est certainement très inférieure à celle au traitement purement médical.
La plupart des hémorrhagies ordinaires que j'ai vues ont cédé aux moyens médicaux. Dans les hémorrhagies dites foudroyantes, le chirurgien n'a pas le temps d'intervenir; mais, s'il lui était possible de le faire, il n'y aurait pas à hésiter. Restent les hémorrhagies rebelles, se produisant par poussées successives, que le traitement médical ne parvient pas à enrayer; dans celles-là, je conseille aussi Tintervenlion. •Quant à la nature de celle-ci, on s'inspirera des circonstances pour faire soit la suture des parois stomacales, soit la ligature des artères afférentes ou de l'artère intéressée, soit la cautérisation de l'ulcère* S'il y a sténose pylorique, l'opération sera complétée par la j/as/ro-^n/êrostoniie.
Les parforauoiii. Contre la perforation, le traitement médical
est impuissant. La diète absolue^ la vessie de glace, la piqûre de morphine , les injections de caféine, d'éther, d'huiU camphrée, de séruîn artificiel n'ont d'action que si la péritonite tend ellemême à se localiser. C. Pariser cite bien vingt-cinq cas deguérison; mais Comte déclare avec raison que, dans plusieurs de ces cas, la généralisation de la péritonite n'était rien moins que douteuse.
Le traitement ^^ Dentu \ qui a réuui Ics statistiqucs de plusieurs
chirurgioai dea chirurgicns, couclut quc la guérison peut être obtenue
perforations. , . .• j n . i,
dans environ un tiers des cas, et celle-ci a d autant plus de chances d'être réalisée que V intervention chirurgicale est plus précoce. Ainsi, sur les 19 cas de guérison de la statistique de Comte, 12 sont dus à des opérations pratiquées dans les dix heures qui ont suivi la perforation et, sur les SS succès de la statistique de Pariser, 23 ont été obtenus par des opérations pratiquées dans les dix ou quinze premières heures après la perforation. Même, en réunissant un certain nombre d'interventions pratiquées en 1899 par Hartley, Barling et Carter, Box et Thurnston, Tubby, Barker,