‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 185 sur 295 · Ebsteim. — Virehûui't Archiv., t. Lï, p. 460, I87î · texte numérisé non relu

Ebsteim. — Virehûui't Archiv., t. Lï, p. 460, I87î

5. A. Sacbs. — Archiv. fur rxp. Pathol. itnd Pharm., t. XXII, p. 155, 1888 l. XXIV, p. 108, 1888.

6. Sthâu el Blocq. ~ ArchiveK de physiologie normale et palkotogiqut, lE T. Pelliet. — Complet reruJui des léances de la Société de biologie, tSSJ, cl

mideeine, 1895.

LES MALADIES ORGAiSlQUES UE L'ESTOUAC

la gasirile humaine. Qu'il y ait analogie, c'esl certain; é, cela n'est pas démontré. D'autre pari, comme le dit t A. Mathieu, dans les cas de Hayeu, le dia^rnostie de trrliale paiail avoir été posé sur le cadavre, d'après les 3mo-pathologiques, en dehors de toute donnée sur l'évoue du processus'. Enfin les examens les plus précis ont ;s cas de gasiro-entérite généralisée (choléra-noslras) ou Lrites secondaires à des maladies aiguës, de soite que pathologique des formes légères qui ne tuent pas est

ordre d'idées, il ne reste que les célèbres observations de iir sou Canadien, qui se résument en la suppression de la islrique avec hyperémie de la muqueuse el chute de son En combinant ces observations avec les résultats de lalioQ et avec les autopsies de Laboulbène, Ziegler et leut construire le schéma suivant : fluiion congestive de :, chute de l'cpithélium ou sa transformation muqueuse tien exagérée de mucus, infdtratioa lymphatique des ii'glandulaires, inhibition de la fonction glandulaire avec rations cellulaires.

aatologîe. — La forme commune simple ou embarras g.islrîque ■ La forme fébrile ou Dèfru gastiique. — Ltt lièvre gastrique - La marche et le pronostic. — Le diagnostic. — Le

La forme commune, ou embarras gastrique " simple, est précédée de prodromes tels que dimi- •■ nution de l'appétit, lenteur de la digestion, malaise iptitude physique el intellectuelle, insomnie ou agilalion

idie confirmée est caractérisée par une céphalalgie ins intense, l'anorexie, la langue pointue et rouge ou )lalie,élargieet gardant surses bords l'impressiondesdenls, mer, fade ou putride dans la bouche, l'haleine forte ou soif souvent très vive avec appétence spéciale pour les des, une sensation épigastrique degêne,depoidsou

lEU. — Tmilù (les maladies de reslomac ei de l'iolcslin, p. f.î5, Parii,

même de douleur que la pression accroît et que réveille l'iDgeslion des aliments, du tympan isme stomacal et de la tension abdominale, des éructations quelquefois infectes, un état nauséeux passager ou permanent, et souvent des vomissements d'abord alimentaires, puis formés de mucus épais teinté ou non par la bile en jaune ou en vert, s'il y a des fermentations gastriques acides. Si le malade boit trop abondamment ou essaye de manger, les vomissements apparaissent ou augmentent, l'intolérance gastrique peut se manifester et tous les symptômes précédents s'exacerbent.

La constipation est la règle, à moins que le catarrhe intestinal De complique la gastrite, auquel cas la diarrhée se montre dès le début de la maladie.

Les urines sont rares (500 à 800 centilitres),

L urologie. .

foncées, la densité varie de 1018 à 1026, la réaction est très acide, l'urée et l'acide urique augmentent. Elles renferment de l'indican dans les deux tiers des cas et de Turobiline dans un tiers. L'uroérythrine est fréquente et colore en rose les sédiments uraliques . Les phosphates terreux sont diminués. 11 n'y a que très exceptionnellement des traces passagères d'albumine.

u chimismo L'cxamcn du chimisme stomacal et des liquides

stomacal. yomis montrc l'absence d'HCl libre, la diminution de

la pepsine, l'albumine coagulable par la chaleur, l'évolution nulle

desalbuminoïdes et l'imparfaite digestion des féculents, la présence

d'acides de fermentation.

La face est pûle, les yeux sont battus, les traits tirés,

LéUt gteéral. , , « . , • w / i i i • .

le pouls fréquemment ralenti. La céphalalgie et un sentiment de malaise général complètent le tableau. Il n'y a pas de fièvre, mais parfois, au début, la température s'élève légèrement et passagèrement.

u marche. ^ guérisou a licu en cinq à six jours, à la suite

ia<fair6e. j'ur phénomène critique tel que la diarrhée, les

la terminaison. . ,

sueurs abondantes, la polyurie, l'herpès labial. L'appétit et les forces reviennent lentement et le retour à la santé complète demande une convalescence de quelques jours.

u Dans la forme fébrile ou fièvre gastrique,

symptomatoiogie |gg symptômes de la (orme précédente sont plus intenses

forme fébrile, et s'accompagneut dès le début d'une fièvre à type

rémittent qui peut atteindre jusqu'à 40 degrés, débuter par des frissonnements et se compliquer de symptômes généraux, de troubles nerveux qui laissent soupçonner l'invasion d'une affection sérieuse, surtout chez les jeunes sujets. Mais l'étendue de la rémission matinale, la chute brusque de la fièvre du quatrième au huitième jour fixent bientôt le diagnostic.

Les urines sont souvent urobilinuriques, la quantité très diminuée, la densité augmentée à 1025, l'urée augmentée. L'acide urique peut doubler ou tripler; Tindican manque rarement; les matières inorganiques sont diminuées; les sédimenis uratiques et colorés par l'uroérythrine renferment quelques fines gouttelettes de graisse ; l'albumine n'a été trouvée qu'une fois sur 11 malades*.

la Si des symptômes hépatiques viennent s'ajouter aux

"^eia^flèvra * précédcuts, la maladie répond à ce qu'on appelait jadis aastriqae bilieuse, j^ fièvre gastriquc bilieuse. La langue est couverte d'un enduitjaune brunâtre, la diarrhée elles vomissements bilieux sont fréquents, le foie est un peu augmenté de volume et sensible à la pression. La présence d'un subiclère léger avec traces de pigments biliaires dans l'urine complète le tableau clinique et démontre qu'il s'agit bien là d'une hypersécrétion hépatique ou polycholie (Jaccoud).

La marche ^^ gastrite catarrhale aiguë fébrile dure de cinq

j «* à huit jours. En cas de complication hépatique, ce qui

s'observe surtout dans les pays chauds, la durée atteint dix à douze jours. La fièvre tombe plus ou moins brusquement avec ou sans phénomènes critiques et la convalescence dure au moins autant que la maladie elle-même et réclame une grande surveillance du régime. La maladie, en elle-même, ne comporte aucune gravité, à moins qu'elle n'ait été causée par des aliments gâtés, auquel cas le pronostic est lié au degré de l'intoxication et non à la gastrite elle-même.

le diagnostic. La gastritc aiguë simple peut être confondue avec

LindiJ^sUon. l'indigcstiou ; mais celle-ci n'est qu'un accident subit

et passager caractérisé par des troubles digestifs divers.

compliqué souvent de céphalalgie, de malaise, d'oppression, de pal-

1. Albert Robin. — Essai d'urologie clinique. La ièvre typhoïde, p. 185, Pani,

pilalioDs, de lipothymies et même de convulsions chez les enfants, mais jugé rapidement par des vomissements alimentaires ou par des coliques avec diarrhée, et suivi d'un prompt et parfait retour à la santé.

u La forme fébrile, avec sa température élevée du

fièvre typhoïde, début, SCS symptômcs généraux, pourrrait simuler

rinvasion d'une maladie grave. Mais sa courte durée, ses rémissions

matinales et enfin l'apparition des symptômes d'une autre affection

aiguë fixent bientôt le diagnostic.

La confusion avec la fièvre typhoïde est facile, et vous vous rappelez que certains considèrent encore la gastrite fébrile comme une typhoïdette. Il ne faut pas compter sur les taches rosées et le gonflement de la rate, puisqu'ils ne surviennent qu'à un moment où la question est déjà jugée. L'apparition de l'herpès qui est rare dans la fièvre typhoïde et la marche de la fièvre ont plus de valeur. Dans la gastrite fébrile, la température atteint d'emblée son maximum et garde pendant deux à quatre jours le type rémittent, puis tombe brusquement du cinquième au septième jour. Dans la fièvre typhoïde, la température s'élève par oscillations ascendantes et n'atteint 89 ou 40 qu'à la fin du quatrième jour (Jaccoud).

Les autres éléments du diagnostic sont : 1"Le sêro-diagnostic de WiDAL dont la valeur au sujet de l'embarras gastrique fébrile a été confirmée par Lemoine*, Villiès et Battle*, Catrin ^ Toutefois il ne s'applique qu'aux formes prolongées de celui-ci, puisque, sauf exceptions, il n'est positif qu'à la fin du premier septénaire de la fièvre typhoïde et quelquefois plus tardivement.

2° L'uro-diagnostic qni, sans être absolu, est applicable dès le début de la maladie. Si vous trouvez dans les urines le syndrome que j'ai assigné à la fièvre typhoïde, n'hésitez pas à éliminer l'embarras gastrique fébrile. Les éléments de ce syndrome sont: i*" couleur de bouillon de bœuf à reflets verdâtres avec aspect trouble sans teinte urobilinurique;2° traces constantes d'albumine; S" diminution ou disparition de l'urohématine ; A" indican constant, qn'il y ait ou non de la diarrhée ; o'* augmentation de Tacide urique; & absence d'uroérythrine ; 7" diminution des phosphates terreux. Dans l'embarras gastrique fébrile l'urine a une teinte ambrée avec tendance à l'hémaphéisme, les sédiments uratiques sont fréquemment teintés en rouge par l'uroéry-

1. Lemoine. — Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, p. 653, 1896.

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