Villiès et Battle. — La Presse médicale, p
3. CATaiN. — Bulletins de la Société médicale des hôpitauxy 16 octobre 1896.
Ihrine, rurohématioe est augmentée, l'albumine est exceptionnelle*.
Laoongesuon Avec la cougeslion rénale aiguë primitive, la
rénale aiguë, confusion cst fréquente, puisque les symplômes «généraux sont les mêmes que dans l'embarras gastrique fébrile. Mais la coloralion rougeâtre ou brunâtre des urines, leur sédiment floconneux constitué par des globules rouges altérés, des globules blancs chargés de granulations pigmentaires, des cylindres hyalins, épilhéliaux ou hématiques, enfin la présence d'une notable quantité d'album.ine fixeront aussitôt le diagnostic ^
Vous ne confondrez pas la forme bilieuse avec
Llotère catarrhal. »^ . i • • i»- »«
1 ictère catarrhal, puisque dans celui-ci lictere n'est pas polycholique mais par rétention. La jaunisse y est aussi plus intense, les urines sont plus bilieuses, les garde-robes décolorées, la constipation presque constante.
Comme la gastrite aiguë, dans ses diverses formes,
Le traitement. «? ' # i . »
guérit naturellement, beaucoup de médecms s en tiennent à Texp cotation avec le repos^ la diète, les limonades et un laxatif y au besoin. Riegel et l'École allemande conseillent le lavage de VestomaCy le calomel et les lavements, Jaccoud dit avec raison que l'expectation a l'inconvénient de prolonger au maximum la durée de la maladie et de favoriser le développement de l'état chronique. Malgré ses avantages théoriques, je repousse le lavage de Vestomac qui, dans la pratique, m'a paru toujours inutile ou même nuisible.
Sauf dans les cas apyrétiques très légers où l'expectation raisonnée suffît, commencez par adminisirer P',50 de poudre d'ipéca et 0«',05 de tartre stibié divisés en trois paquets que Ton prendra à un quart d'heure d'inlervalle ; puis le lendemain ou le surlendemain, au plus tard, donnez un purgatif salin^ soit 35 grammes de sulfate de soude ou de sulfate de magtiésiey avec un demi-litre de bouillon aux herbeSy soit 40 grammes de citrate de magnésie en limonade. A la suite des vomissements et des évacuations alvines provoqués par ces agents, la fièvre fléchit, la peau devient moite, le sommeil reparaîL
Quand la langue est rouge et pointue, la perturbation produite par les vomitifs me paraît moins indiquée. Recommandez alors, avec
1. Albert Robin. — Uro-diagnostic de la nèvrc typhoïde, Le Bulletin médical^ 13 octobre 1897.
2. Albert Robin. — Levons de clinique et de thérapeutique médicales, Leçons XI, XII, XIII, ParUy i887.
h diète absoluCy 0^%40 de calomel en quaire paquets de 0^%10 que Ton prendra à une heure d'intervalle.
Les vomitifs, les purgatifs et le calomel répondent parfaitement à rindication de la maladie et aux indications qui résultent de la présence de produits de fermentations dans les voies digestives. Ils ont pour eux une tradition que l'expérience confirme et contre laquelle ne prévaudront ni la médication antiseptique directe ni le lavage de l'estomac^
Quand la fièvre persiste après l'emploi de ces moyens, donnez O',30 de sulfate de quinine associé à 0'%50 à' antipyrine .
Les mêmes prescriptions s'appliquent au traitement de la forme bilieuse dans laquelle, toutefois, le calomel constitue le meilleur purgatif.
u traHement Pendant la convalescence, le régime sera très
delà surveillé. Vous instituerez une alimentation légère,
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bouillon du pot-au-feu, sole, merlan, barbue ou turbot au court-bouillon, sans sauce, purées de légumes, fruits cuits. SiTappétit ne revient pas, réveillez-le avec un peu de macération de quassia amara à jeun, et donnez en boisson pendant le repas une eau minérale gazeuse peu minéralisée, comme Fougues, Soultzmatty Condillac, Saint'Galmiery etc. ; évitez tout aulre médicament, même le vin de quinquina et la limonade chlorhydrique que plusieurs médecins conseillent à tort, suivant moi, parce que ces agents ne peuvent que retarder ou inhiber les fonctions gastriques renaissantes.