‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 199 sur 295 · jAcr.ouD. — La Semaine médicale^ i mai · texte numérisé non relu

jAcr.ouD. — La Semaine médicale^ i mai

5. Voyez F. Muller. Zeitschrift fur klinische Medicin, p. 496-549, t. XVI, 1890. — GÀRTIG et VON Noorden, Beilrdge iur Lehre des Stoffwechsels, p. 113, Berlin, 1892. — Klemperer, fieWtiicr */tmsc/t^ Woc/ic/wc/»/*/"/, 1889. — Schôpp, Deutsche medicinische Wochenschrifly pp. 1115 à 1159 cl 1213 à 1216, 1893. — Landenheimer, Zeitschrift fur klinische Medicin, t. XXI. — Moraczewski, lbid.,p. 385, t. XXXIII, 1897.

et que cette élimination dépend uniquement du taux de Talimentation. J'ai vu un cancéreux éliminer jusqu'à 34'%50 d'urée trois mois avant sa mort. La moyenne de 40 dosages pratiqués chez 10 cancéreux s*alimentant encore d'une façon suffisante m'a donné 22«%33 d'urée, ce qui ne s'éloigne guère de la normale. Par contre, quand un malade, atteint de gastrite chronique, ne s'alimente pas, Purée peut tomber à 13 grammes par jour et même au-dessous. J'ai bien vu un cancéreux chez qui la moyenne de cinq analyses fut de 2«',25 ; mais c*était aux derniers jours de la vie, chez un individu absolument squelettique et en état d'absolue inanition*. Ce que je viens de dire s'applique aussi aux chlorures et à l'acide phosphorique. Et je n'ai pas trouvé non plus dans l'étude des rapports d'échange nutritif de particularités qui puissent être rapportées au cancer et servir à son diagnostic.

L'indicaimrie Pour Senator, la préscucc régulière d'une notable

eptonmie quantité d'iudicau aurait une valeur diagnostique. Maixner a trouvé des peptones dans l'urine de douze cancéreux de l'estomac, et Pacanowski insiste également sur la fréquence de la peptonurie. Or Tindican est très fréquent, mais non constant; de plus, il est lié aux fermentations intestinales et n'a aucun rapport direct avec le cancer. Quant à la peptonurie, je puis citer deux cas où elle n'existait pas, et tout le monde sait qu'on la rencontre dans bien des maladies autres que le cancer, quand ce ne serais que dans les suppurations. L'albuminurie figure à titre transitoire ou permanent dans un quart de nos observations.

La toxicité D'après F. Meyer, la toxicité des urines et de

"^^^°**^'- l'extrait de rate des cancéreux serait très notablement augmentée*.

La conclusion. L'aualysc des urines et l'étude des échanges ne

peuvent donc aider en rien le diagnostic, du moins avec nos connaissances actuelles; mais on en tirera, sur l'état de la nutrition dans tel cas particulier, d'utiles renaeignemenls dont le pronostic et le traitement pourront bénéficier.

1. Albert Robin. — L'urée et le cancer. Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, p. 317, 1884.

2. F. Meyer. — lleber die Toxicilat des lîrins iind Milzextractes bei Carcinom^ZeiCschrift fur klinische Medicin, p. 562, t. XXXIII, 1897.

L'hématologie. — Les modificalions des éléments figurés du san^. — La leucocylose digeslive. — Les caractères chimiques du sang. — La conclusion. — Le chimisme respiratoire. — La conclusion.

IIayem, Osterpey, Stkngel, Henry, Lôwit, etc.,

LTiéiMtoiogie. ^^^ éludié Ics varîalions et les modifications des élé-

^* "^^des***"***" ments figurés du sang. Leiciistenstern, Neubert,

élémento figurés. ReINERT, HaBERLIN, BlINDERMANN, elC., SC SOnt OCCUpés

du taux de rhcmoglobine. A. KROKiEwicza résumé les travaux de ses devanciers sur cette question et apporté la contribution de 47 cas personnels*.

De cet ensemble de travaux, il résulte que Thématologie ne présente rien de caractéristique. La coagulation du sang n'est pas modifiée. Quand on le dilue avec du sérum artificiel pour numérer les globules, on voit se former, comme dans toutes les cachexies, des plaques granuleuses emprisonnant les globules rouges et blancs. A mesure que croît l'anémie, surviennent des altérations dans la valeur des globules rouges et dans leur forme; à côté des globules normaux, on en trouve de plus petits, comme aussi des globules géants et quelquefois des globules nucléés quand la cachexie est très intense. IIayem a rencontré encore des globules très petits, déformés, ayant l'aspect de bâtonnets noueux.

Le nombre des globules s'abaisse à deux ou trois millions et peut même tomber au-dessous d'un million aux périodes avancées de la maladie. L'hémoglobine, très diminuée, varie de 30 à 50 p. 100. Krokiewicz a vu le nombre des globules rouges s'élever jusqu'à

1. Hatem. — Du sanjç, PariSy 1881). — Osterpey, Die Blutuntersuchungen und deren Bedeutung bei Erkrankungen des Magens, Bcrliner hlinhche Wo henschrtfty n»" 12 et 13, 1892. — Stengel, Archiv fur die Venlauung.Hkra7ikheUen, 18J8. — Henry, Ueber den diagnostisclien Werlli der Blulkôrpcrchen-Zâlilung bei laienten Krebs, Ibid., t. IV, 1898. — Lôwit, Derlhier klinisclie Wachenschrift, n'' tO, 1899. — A. Krokiewicz, Das Verlialten des Blules im Verlaufc von Magencarcinom, Arcliiv fur Verdauunqskrankheilenf p. 25, t. VI. 19.i0.

Vuycz pour le dosage de rhémoglobinc et lea autres caractères chimiques du sang : Haberlim, Ueber dcn Hâmoglobingehall der Blutes bei Magcnicrebs, Mûncltener medicinUche Wochenschrifty p. 363, 1888. — Blinder m ann, Uebi r die Veraadorungen des Blutes bei Mageiikrcbs, Wiener med. Blàllery n** 44, 1895. — On trouvera la bibliographie assez complète de la question dansrouvrage de Limbeck : Gruiidriss der klinischen Pathologie des Blutes, p. 341, lénUy 1896.

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/i.,800,000 el 6,360,000 pendant que l'hémoglobine montait à 85 et 90 p. 100; mais c'était dans des cas où d'incessants vomissements avaient en quelque sorte déshydraté le sang.

Onasignalé l'augmenlationdu nombre des globules blancs auquel on a accordé une valeur diagnostique, mais cette augmentation n'est pas constante et n'existe guère que dans la moitié des cas; en outre, elle est assez tardive et dépend non du cancer lui-même, mais de la résorption des produits septiques d'une ulcération stomacale quelconque. Quand l'anémie est intense, les globules blancs sont translucides et creusés d'espaces vacuolaires (Alexandre).

La leacocyto8«

IIartung, ScHNEYER,KROKiEWiczetDoLMATOw* s'endigeauve. tcudcnt pour déclarer que laleucocytose digestive constitue l'exception ; ce dernier auteur ne Ta trouvée que i fois sur 17 cas.

Des caractèrw ^^^ Caractères chimiques du sang nediffèrent obimiques pas de ccux quc l'on a déterminés dans les diverses cachexies. L'alcalinité est diminuée dans la plupart des cas (Jaksch, Peiper, II. Rumpf, Klemperer, Krokiewicz). L'acide carbonique du sang veineux est aussi fortement abaissé (Klemperer, Limbeck). Von Noorden pense que cette diminution de l'alcalinité et de l'acide carbonique tient à ce que les bases du sang sont fixées par une plus grande quantité d'acides phosphorique et sulfurique provenant de la fonte des tissus, et souvent aussi par Tacide (3. oxy butyrique et l'acide acétyl-acétique dont l'origine digestive est fort probable. E.Freund- etTRiNKLER^ ont trouvédans lesang des can- <:éreux beaucoup plus de sucre que dans d'autres états morbides ; mais Matrai* conteste avec raison la valeur diagnostique qu'on a Toulu attribuer à cette élévation du sucre.

La concliuion.

Ce que l'on sait des altérations du sang n'éclaire donc ni le diagnostic ni la pathogénie du cancer de l'estomac, et Rencki^ conclut justement qu'elles dépendent uni-

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