E. Freund. — Wiener med. Bldtter, n
3. Trinkler. — Centralblatt fur die medicinitchen Wissenschaften, p. 498, 1890.
i. MA.TRAI. — Chemische Uotersuchungen des Blutes bci Krebskranken, Pest. med. ■chir. PressCy n" 36, 1885. — Voyez encore, pour l'élude de lanulrition chez les cancéreux, VoN Noorden, Pathologie des StolTwechsels, p. 156, Berlin, 1893. Cet ouvrage contient une bibliographie importante.
5. Rencki. — Die diagnostische Bcdeutung der Blutuntersuchungen bei Garcinoma und Uicut Ventriculi mit besondercr Beriicksichtigung der Verdauungsleucocytose, Przeglad Lekarski, n«' 43^ 4i, 1900.
LA SÉMÉiOLOGlE DU CANCER DE L'ESTOMAC 1019
qu^ment de Tanémie et que l'augmenlalion des globules blancs ne saurait constituer un signe diagnostique sérieux*.
Le chimisme ^^ chimismc rcspiratoirc que j'ai étudié avec
respiratoire. MAURICE BiNET HC présente pas un type stable; il subit des variations considérables suivant les symptômes dominants.
Je vous citerai d'abord le cas d'une femme de 50 ans, au début de la cachexie, avec de l'anorexie, parfois de la diarrhée, mais pas de vomissements.
Voici son chimisme respiratoire avec ou sans diarrhée :
Sans Avec
diarrhée diarrîiée
Capacité respiratoire 1 ,575" 1 .SIO'*'
Ventilation par minute et par
kilogramme de poids :23œ%697 135«%534
Acide carbonique exhalé 8",305 4",G08
Oxygène total consommé 11«,535 5",42i
Oxygène absorbé par les tissus. 3«,230 0",813
Quotient respiratoire 0,724 0,850
Ainsi, avec une cachexie modérée, les échanges respiratoires sont ici très élevés; mais ils s'abaissent ensuite sous l'action de la diarrhée.
Une autre femme, dans un étal d'affaiblissement plus prononcé, a des échanges respiratoires inférieurs à la norniale.
Ventilation (par minute et par kilogramme).... 103",603
Acide carbonique exhalé 3",315
Oxygène total consommé 4^,351
Oxygène absorbé par les tissus 1*%030
Quotient respiratoire = 0,767
Une femme de 64 ans, dont le cancer a gagné le foie et le péritoine, est dans une cachexie profonde avec des vomissements mélaniques. Son chimisme tient le milieu entre les deux précédents, moins élevé que chez la première malade qui est moins anémiée, plus actif que chez la seconde, par suite des hémoi'rhagies^. Nous avons,
1. CeUe conclusion n'est nullement infirmée par les communications récentes de Hartmann (Société de chirurgie^ 1901) qui n'apporte aucun élément nouveau dans 'a question.
2. Albert Robin et Maurice Binet. — Études cliniques sur le chimisme respiratoire, p. fil, Paris, 1898.
en effet, prouvé ailleurs Taction excitatrice des pertes sanguines sur les échanges gazeux.
Voici ce chimisme :
Capacité respiratoire 920**
Ventilation (par minute et par kilogramme) i 16*^,^1
Acide carbonique exhalé 4*^,409
Oxygène total consommé G**,!??
Oxygène absorbé par les tissus 1*«,763
Quotient respiratoire = 0,714
Enfin nous citerons un homme de 58 ans, affecté de cancer du pylore, avec cachexie très prononcée. Des deux analyses ci-dessous, la première a été faite avant tout vomissement mélanique, la deuxième après une hémalémèse. Aussi voyons-nous d'abord l'extrême pénurie des échanges gazeux, puis Tinfluence du coup de fouet donné par la perte sanguine :
La capacité respiratoire d'abord de 2.382** passe à 1.986'^ La ventilation (par minute et par
kilogramme) de 96«',408 monte à 115*«,326
L'acide carbonique exhalé de 1*«,350 — 3~,229
L'oxygène total consommé de 2**,314 — 4**,613
L'oxygène absorbé par les tissus de. . 0'*,964 — 1*«,384
Le quotient respiratoire progresse de 0,583 à 0,700.
On peut conclure de ces faits que, dans le cancer de Testomac, si la cachexie est modérée, les échanges gazeux peuvent encore être très actifs; à mesure que la cachexie se prononce, le chimisme est de moins en moins élevé pour tonïber à un état de misère extrême. On peut dire aussi que la diarrhée réprime les échanges respiratoires et que les hématémèses les exaltent.
Rappelons enfin que la capacité pulmonaire est diminuée dans celte affection et que le quotient respiratoire y est au-dessous de la normale.
La oondasion. ^^ ^^^^ ^^^' ^' ^^ rcssort aucuue indication pa-
thogénique ou thérapeutique, ni rien qui soit spécial au cancer de l'estomac.
DIXIEME LEÇON