LES COMPLICATIONS ET LE DIAGNOSTIC DU CA DE L'ESTOMAC
LES COMPLICATIONS — LES LOCALISATIONS SECONDAIRE! LES COMPLICATIONS INFECTIEUSES ET TOXIQUES — LA MARCHE, LE PRONOSTIC — LE DIAGNOSTIC
IjOS oomplioations. — Le* looalisatloas secondaires. — I.'
foie. — La périlonite cancéreuse. — Le cancer pleuro-pulmonaii complications infeoUeuses. — Les phlegmons péri-gastriqi iofeclioDs pi euro-pulmonaires. — Lea infections diverses. — La forme seplicémiquc. — Les complications toxiques. — Le c lanie, les polyDérrites. — Im marche et le pronostic. ~- Lt
L» .o»puo.aon.. Les complications du cancer de l'esl - lèvent de quatre conditions qui sont: la propj
u* lootuaatiaai distance et ta Kénéralisation.rinfectio: tOKication.
Les localisations secondaires ont été indiquées déjà de l'anaLomie pathologique. Elles restent quelquefois I témoin un cas de cancer secondaire du poumon qui passt tement inaperçu chez une vieille femme que j'observais à des Ménages. Les plus fréquentes sont celles qui atteignent péritoine, la plèvre et le poumon.
umwwt du toi» La propagation au foie se reconnaît à
faction prononcée de i'oi^ane dont le b
chant devient résistant, inégal et douloureux. La surve
l'ictère vrai ou d'un subictère avec urobllinurie n
pas de doute sur le diagnostic. A partir du moment où le foie est envahi, la cachexie fait de plus rapides progrès.
u péritonite ': L^ péritonite cancéreuse est ascilique ou sèche. cancéreuse, j^^^^ lajforme ascitiquc, le liquide est souvent
hémorrhagique. Dans la forme sèche, la palpation de l'abdomen permet de sentir des nodosités irrégulières et disséminées sur la masse bosselée que l'épiploon induré forme autour de l'ombilic. La présence d'une adénopathie inguinale ou d'une induration de l'ombilic et de la ligne blanche peut éclairer le diagnostic dans les cas douteux.
u cancer ^^ plcurésie gauchc, hémorrhagique ou non,
pienro-puimonaire. signale prcsquc toujours le début de Tenvahissement
de la poitrine. Les douleurs vives avec dyspnée intense et non améliorée par l'évacuation de l'épanchement, T expectoration sanguinolente ou gelée de groseille, la toux quinteuse annoncent le cancer pleuro-pulmonaire. La propagation aux ganglions du médiastin est indiquée par une toux quinteuse, coqueluchoïdé, ou par des accès de dyspnée à forme asthmatique.
Les ccmpiications ^ous VOUS rappclcz quc Ics comp lications infec-
infecueuses. ticuscs, déjà éuumérécs à propos de i'anatomie patho-
Les puegmons logiquc, out pour portc d'eutréc l'ulcération gastrique.
péri-gastricpies. j^ ^^^^ rappellerai d'abord les phlegmons péri-
gastriques qui peuvent s'ouvrir à la fois dans l'estomac et à la peau, créant ainsi^une fistule gastro-cutanée. Bouveret a décrit les fistules gastro-coliques par ouverture delà collection purulente dans le côlon, et dont lalientérie, le passage dans l'estomac des gaz et des liquides injectés par l'anus, Tamaigrissement et la cachexie rapide sont les traits cliniques essentiels.
Les iniections ^cs infcctious plcuro-pul mouaires, telles
pleure- que bronchite, pleurésie, pneumonie, broncho-pneu-
pulmonaires.
monie et gangrène pulmonaire, sont très communes. La statistique de A. Quentin* en relate 122 cas sur 446 cas de cancer, soit 27 fois sur iOO. Très souvent, les complications sont consécutives à une intervention chirurgicale et, dans un tiers des cas, elles sont dues à l'infection de la plaie opératoire.
1. A. QoENTiN. — Accidents pleuro-pultnonaircs infectieux au coure du cancer de re»tomac, Thèse de Paris, 1900. ^.On trouvera dans cet ouvrage une bibliograpliie assez complète de la question.
LES COMPLICATIONS ET LE DIAGNOSTIC DU CANCER DE L'ESTOMAC. iOi'S
Les infecuons On B observé cncore les arthrites supp urées, les
diverses. néphrites, la pyléphlébile, les abcès du foie,
les méningites, etc. *. La phlegmatia alba dolens
relève aussi de l'infection. Je citerai enfin le cas d'une cancéreuse
de 74 ans que je soignais à l'Hospice des Ménages et qui fut emportée
par une parotidite.
La fièvre. Toutcs CCS complicatious s'accompagnent de fièvre
et l'apparition de celle-ci doit nous faire rechercher aussitôt le siège de la localisation infectieuse. Mais je suis convaincu que, dans plus de cas qu'on ne le pense, le cancer de l'estomac est plus ou moins fébrile. Brinton, Wunderlich, Hampeln ', Devic et Ghatin % Hanoi en ont signalé des exemples. Brinton pense que cette fièvre n'appartient qu'aux cancers à marche rapide : je l'ai rencontrée dans des cas à marche lente, et elle m'a paru affecter trois formes:
La fièvre ^^^^ '* première forme, il s'agit de poussées
par fermenuuons irrégulièrcs à SS** OU 38%5 qui passent presque toujours
inaperçues et que j'attribue à des poussées de fermentations gastriques*.
Lafièvre ^^"^^ ^^ dcuxième forme,qui est rare, la fièvre
aepucômicnieàtype a le type iu tcr mj U^u l ; çlle se manifeste par de
grands .accèsy avec îles trois stades^e frisson, de chaleur et de sueurs, ei une élévation thermique qui atteint jusqu'à 40"; les accès se produisent à intervalles variables ; la rate n'est pas augmentée de volume. L'observation de cancer à forme septicémique publiée par Hanot rentre dans cette forme de fièvre qui doit être mise sur le compte de la résorption stomacale de produits toxiques provenant de l'ulcération cancéreuse ou de ptomaïnes microbiennes.
Lafièvre La troisième forme a des allures continues,
sepucémiqueàtype Lafièvremoutc le soir à 38%5 — 39, descend le matin à
37%5 — 38, et cela avec une régularité coupée çà et là d'accès plus intenses. J'en ai observé trois cas où la fièvre a duré 15,
1. HÉRARD DE Bessé. — ' Tfes formes septiques du cancer de restomac, Thèse de Paris, 18»6.
2. Hampeln. — Zur Symptomatologie occulter visceraler Carcinom, Zeitschrift fù^ klinische Medicin, p. tà% t. VHI, 1888.
3. Devic et Chatin. — Double carcinome de restomac; flèvre à type intetmitlent, La f^ovince médicale, p. 445, 189i.