Voyez pages 258 ot
î. Voyez pa;ç3 905. 3. Voyez pagâ 94i.
L'anémie Si le malade chez qui manquent les caractères pré-
pernideose. cédenls a des souffles vasculaires et un faciès de cire, si son sang présente un caillot non rétractile, des hématies géantes et déformées, des globules rouges à noyau, une diminution des leucocytes, un accroissement de la valeur des hématies avec grande diminution de leurnombre,deshémorrhagies rétiniennes, des épistaxis, des œdèmes, alors l'idée d'anémie pernicieuse remportera.
u dyspepsie La dyspcpsic nerveuse ou neurasthénie à
nenreuse grave. ri* . • o
prédominance gastrique a une forme grave qui donne quelquefois le change et simule le cancer. Tous ceux qui s'occupent de pathologie gastrique en ont vu des exemples. Le malade perd l'appétit, pâlit, maigrit, s'affaiblit, tout comme dans le cancer. Il n'y a, il est vrai, ni tumeur, ni vomissements noirs, ni douleur vraie; mais l'HCl libre fait souvent défaut dans le contenu stomacal et l'acide lactique n'y est pas rare. Quand cet ensemble morbide se prolonge chez un sujet d'un certain âge qui se met à décliner graduellement, le diagnostic d'avec le cancer ne peut se faire que d'après la prédominance et l'antériorité des symptômes neurasthéniques, la durée déjà longue de la maladie, les périodes de rémission qu'elle présente, Tabsence de la teinte jaune paille, et surtout, enfin, l'influence du traitement.
L'anémie saturnine Le Hséré giugival, l'étiologic, la recherche des accimaïadie^dïddison. ^^^^^ Caractéristiques antérieurs feront reconnaître
l'anémie saturnine. La dépression profonde des forces, la diarrhée, la coloration bronzée de la peau et les taches pigmentaires des muqueuses indiqueront la maladie d'Addison.
Les erreurs dues Si la découvcrtc de la tumcur fixe souvent le dîade ^te"^uSS^^. goostic du cancer, elle est aussi l'occasion de causes
d'erreur. Quand elle apparaît chez un malade qui n'esl ni amaigri, ni anorexique, ni cachectique, pensez en tout cas aux tumeurs bénignes de l'estomac dont la rareté est extrême. Puis recherchez s'il ne s'agirait pas d'une cicatrice ou d'une périgastrite liées à un ulcère gastrique dont vous devrez aussitôt essayer de reconstituer l'histoire; dans ce cas, la palpation vous révélera souvent des frottements péritonéaux ouun froissement de neige, au niveau de la soi-disant tumeur.
LES COMPLICATIONS ET I.E IIIAOOSTIC DU CAXCEB UE L'ESTOMAC lO;)
Vous discuterez ensuite si la lumcnr appartient o iièii*-t aua du» non à l'estomac. Quoique le cancer de la grande coui isitonuoT ^^^^ ^^ ^^1^. j^ pyiorg soient capables de subir les dt placcmeaLs les plus invraisemblables et de simuler une tumeu du rein, du côlon, du cœcum ou de l'S iliaque, l'épigastre n'e est pas moins le siège le plus babituel. 11 n'est pas déplacé par k mouvements respiratoires comme les tumeurs du foie et de la rate c: s'il parait les suivre, on n'a qu'à se rappeler te conseil de RosE?iHEi> c'est-à-dire à fixer la tumeur avec la main au moment de la plein inspiration, et l'on verra que le néoplasme ne suit pas le mouvemei expiraioire.
LinsnoiatioB Dans les cas difficiles, vous aurez la ressource i!
t'il*r^^B recourir à l'InsuRlation de l'estomac' et de l'ir testin. L'insufflation de l'estomac refoule e haut et adroite les tumeurs du foie; A gauche, celles de la rate en arrière, celles du pancréas; en bas, celles du grand épi ploon. Celles de la paroi antérieure de l'estomac deviennei plus perceptibles; celles de la face postérieure disparaisseni celles du pylore sont déplacées en bas et à droite. L'insuffl:: (ion de l'intesl in porte tes tumeurs du foie directement en haul celles delà rate en haut et à gauche; celles des reins eu arrièri celles de l'estomac en haut (Rosemeeih). Encore les signes fourn par ces déplacements n'ont-ils qu'une valeur accessoire.
le oinoo' dd isia. Le cancei" du foie siège dans l'hypocliood droit. L'organe est hypertrophié, sa surface et son bo antérieur sont mamelonnés, l'ascite et l'ictère sont fréqneni Mats il se peut que ce cancer soit secondaire à celui de l'estomac pourtant qu'il en masque l'existence. Le diagnostic demeure alo bien théorique et n'est guère fondé que sur la chronologie des troubi gastriques et la survenance d'un vomissement noir.
la uihiMs wiiair ^'^^ vésiculcs biliaircs calculeuscs sont i ronnaissables quand elles ont été précédées de col ques hépatiques et d'ictère ou quand elles sont mobiles, liss et arrondies. Le diagnostic devient plus difficile si des brides ém nées d'une périchotécystite enserrent le pylore et stéoosent son o fice.
Le cancer des Toies Le cancer de la vésicule s'accompagne d'ic- ^'"***""* tère. J'ai bien des fois noté la coïncidence du cancer gastrique et des calculs de la vésicule.
Le cancer Lc canccr de la tête du pancréas simule
dapanc as. ^eiui du pyjore. Mais l'ictère, la dilatation delà vésicule biliaire, la présence d'IIGI libre dans l'estomac, la cachexie rapide, l'absence des signes de sténose pylorique, la stéarrhée et quelquefois la glycosurie feront repousser la localisation gas- Irique.
Lestamenrs Lcs tumcurs du duodéuum provoquent les
da duodénum. « • i . . • ■ . < i •
mêmes accidents gastriques que la sténose pylorique. Mais.les vomissements contiendront de la bile et du suc pancréatique*.
Le cancer Lcs cauccrs dc l'intestiu donnent des signes
de l'intestin. j> v » * • . j 1 1 i •
d obstruction et des selles glaireuses ou sanguinolentes.
Lané^sme L'auévrysmc de l'aorte abdominale possède
laorte abdominale, un'mouvemcnt d'cxpausiou proprc qu'on distingue assez facilement du soulèvement communiqué par le battement du vaisseau à une tumeur solide.
Lesscybaies. Eufiu VOUS pcnscrcz à la présencc de scybales
dans l'intestin et spécialement dans le colon Iransverse. En cas d'hésitation, un purgatif jugerait le diagnostic.
Les erreurs dues Nous avous VU quc la propagation précoce du ^^^pîTécocer** cancer de l'estomac au foie pouvait faire commettre
une erreur de diagnostic. 11 en est de même des autres métastases précoces. Ainsi celle qui atteint le poumon et la plèvre a pu faire penser à une tuberculose aiguë. L'absence de fièvre devrait éveiller des doutes sur ce diagnostic et faire rechercher de plus près les signes du cancer de l'estomac. Il en est de même du cancer vertébral qui doit éveiller l'idée d'un néoplasme gastrique primitif quand on ne trouve pas d'autres localisations cancéreuses.
i. Voyez page 78.