NicoLL. — British médical Journal, 10 sept
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parfois hérissée de villosités dues à des plis permanents. La sousrauqueuse, considérablement épaissie, est occupée par un tissu dur, resplendissant, blanchâtre; c'est toujours elle qui offre l'épaisseur relative la plus considérable, d'où le nom de sclérose hypertrophique sous-muqueuse adopté par Hanot et Gombault et par Bouveret. La musculeuse, très épaissie aussi, présente à la fois une hypertrophie de ses fibres musculaires et un envahissement par des travées scléreuses que Ton distingue à l'œil nu sous la forme d'un fin réseau.
Le tissu sous- séreux est épaissi, mais bien moins que celui de la sous-muqueuse, et la surface péritonéale, au lieu d'avoir son aspect lisse et brillant habituel, est dépolie, opaque et couverte de fausses membranes plus ou moins épaisses.
Liiistoiogie Au microscopc, on constate dans la sou s- m u-
pa 00 que. q^g^gç Qi ja séreuse un tissu fibreux adulte très peu vasculaire, très pauvre en éléments cellulaires. Dans la musculeuse, des bandes fibreuses séparent des amas de fibres musculaires hypertrophiées, nullement dégénérées. La muqueuse est atteinte de gastrite interstitielle scléreuse beaucoup plus prononcée dans les couches profondes. La gastrite aboutit finalement à l'atrophie des glandes.
u nature Gcs lésious Semblent justificr absolument le nom de
linitis adopté par Brinton, puisqu'elles traduisent un état inflammatoire chronique et non pas une néoplasie. D'autre part, l'intégrité relative de la muqueuse, qui est atteinte d'abord dans ses couches profondes, élimine l'idée d'une gastrite primitive, point de départ d'une irradiation fibreuse. Brinton s'élevait avec énergie contre cette hypothèse et personne ne la défend plus aujourd'hui, malgré la tentative de Hanot et Gombault qui ont intitulé leur mémoire € Gastrite chronique avec sclérose hypertrophique sous-muqueuse », mettant ainsi la gastrite au premier plan.
Cependant les recherches histologiques modernes, en faisant découvrir dans la masse fibreuse qui constitue la tumeur des nids de cellules épithélialesou épithélioïdes, ont rendu plus complexe l'interprétalion des lésions. Ces éléments cellulaires sont-ils tout simplement des cellules endolhéliales tuméfiées appartenant aux voies lymphatiques (PiLLiET, Cornil)? Sont-ils, au contraire, des cellules métatypiques du cancer? Voilà ce qu'on ne saurait décider par leur examen direct. L'état des ganglions trancherait la question ; dans la plupart des cas on les a trouvés petits et sclérosés. Mais Bret et Paviot y ont •décrit des foyers cellulaires métastatiques; la nature cancéreuse
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LA SCLÉROSE SOUS-MUQUEUSE HYPERTROPHIQUE i051
la forme totale.
Les formes ^^^ lésîons quc jc vieDS de VOUS décrire somniaire-
anatomo- ment 86 disposenl suivaot deux formes analomiques
pathologiques. , , ,. .
bien distinctes.
Dans la forme totale, laplus fréquente, les lésions s'étendent à la plus grande partie des parois stomacales, en présentant presque toujours un maximum au niveau du pylore. Dans cette forme type de la maladie de Brïnton, l'estomac a conservé son volume normal ou bien il s'est rétréci; dur en totalité, cartilaginiforme, il ne s'affaisse pas sur la table d'autopsie et résiste à la pression comme une bouteille de caoutchouc. Autour de lui, une péritonite fibreuse et même calleuse l'englobe d'une gangue qui s'étend jusqu'aux organes voisins, transforme les épiploons en cordes fibreuses rétractées, comprime le duodénum, le pancréas, la rate, et s'accompagne d'ascite. Celte péritonite chronique peut du reste manquer ou demeurer très minime. Quelquefois on trouve des lésions toutes semblables siégeant à distance sur l'intestin.
La capacité de l'estomac est fort diminuée; elle peut être abaissée
1. ROSENHEIM. — IJeber stenosierende Pylorushypertrophie bei einem Kinde, Uerliner klinische Wochenschrifl, n" 32, 1899.
2. PRITCUABD. — Hypertrophie pyloric-slenosis in Infancy, Archiv of Pédiatrie p. 241, avril lUOO.
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de la maladie serait donc démontrée si ces constatations étaient certaines.
En somme, l'histologie montre la nature essentiellement scléreuse des lésions, leur prédominance dans la sous-muqueuse, la participation tardive de la muqueuse au processus morbide, et l'hypertrophie | des fibres musculaires; mais elle ne renseigne pas avec certitude sur la place qu'il convient d'accorder à la linitis plastique dans le cadre nosographique.
BoLVERET émet l'hypothèse d'un œdème chronique induré. D'autres regardent la maladie comme un néoplasme malin, à marche lente, analogue aux squirrhes. On a pensé aussi à une affection primitive du tissu cellulaire nterstitiel et sous-muqueux. RosENHEiM* croit à une étroitesse congénitale du pylore conduisant à une sorte de gastrite secondaire d'origine sténosique. Pritchard* fait de la forme pylorique la conséquence d'un spasme longtemps prolongé, spasme qui dépendrait d'un trouble de l'innervation locale d'origine alimentaire. L'opinion d'une gastrite chronique est soutenue par quelques auteurs. En somme, la pathogénie réelle reste encore obscure.
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