‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 29 sur 295 · LE TRA1TEI1E.NT · texte numérisé non relu

LE TRA1TEI1E.NT

Les émissiona laiteuses. — Leur forme simple avec ses groupes STmptomatiques. — Leur forma prave ou calculeuf Les crises uréthntei d'expulsion et leur éTolution périodi<|ue. — Les ptdmes nenrasihâniques associés. — Les symptômes g^astriques jectî&.

La* «mudom Vous verrez quelquefois des malades qui

"""**■■ dront vous consulter, en se plaignant d'émeltrt urines laiteuses nu moment ou elles sont rendues. Ces i sions, rarement continues, surviennent ordinairement par ci L'iirine est laiteuse, principalement après les repas. Le matii réveil, les émissions sont généralement normales. La réactic l'urine est alcaline au moment des émissions laiteuses et f; ment acide lors des émissions claires. Par le repos, l'urine lais! sédiment lourd, blanc ou blanc grisâtre, qui adhère plus ou r

Torlement au vase. Les malades vous diront qu'elle se putréfie avea une grande rapidité, qu'elle répand alors une très mauvaise odeur et qu'on observe à sa surface une pellicule d'apparence graisseuse et irisée *.

Suivant la quantité de ces dépôts, et suivant aussi les symptômesassociés, ces malades peuvent se diviser en deux catégories.

leur Daus uuc première catégorie de cas répondant

forme^pie j jj^ forme simple, l'émission d'urines blanchâtres

ion expression ne s'accompaguc pas de * symptômes essentiels et

univoques. Les malades se plaignent que leur urine* sent foil, qu'elle laisse un dépôt blanc grisâtre, adhérent au vase» D'autres s'inquiètent d'un état de faiblesse physique ou intel lectuelle, de douleurs dans les reins ou dans la vessie, d'énervement ou d'irritabilité. L'un accusera une sensation de froid surla région lombaire, de l'insomnie, des sueurs nocturnes, une lassitude générale. Chez un autre, ce qui dominera, ce seront les troubles intellectuels, l'inaptitude au travail, la perte de la mémoire, les vertiges et les étourdissements, avec une démarche mal assurée et comme chancelante. Un autre encore insistera surtout sur la dépression mentale avec ralentissement du pouls et crises d'un malaise presque syncopal; cette dépression est coupée par de vraies crises d'agitation nerveuse suivies d'un état de profonde mélancolie.

Les six groupes Aiusi, dans les cas simples, les symptômes qui de symptômes, f^^ppent l'attention des malades, en dehors du fait de l'émission laiteuse, sont :

4* Des symptômes locaux : douleurs ou sensations diverses dans la région lombaire et dans la vessie, pollakiurie, ténesme vésical ;

2* Des symptômes nerveux: faiblesse intellectuelle, inaptitude au travail, vertiges, étourdissements, perte de mémoire, dépression ou irritabilité nerveuse, insomnie, agoraphobie, nervosisme dans toutes ses manifestations, syndrome neurasthénique;

3" Des symptômes cardiaques : ralentissement du pouls^ crises de palpitations, intermittences cardiaques, dyspnée, crises de défaillance ;

1, L'urine se putréfie facilement parce qu'elle est alcaline. Quant à la pellicule irisée, elle est formée de cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien et de phosphate de chaux avec des cristaux d'indican et quelquefois de fines gouttelettes de graisse.

LA PHOSPHATURIE TEUREUSE DYSPEPTIQUE 611

4° Des symptômes cutanés : sueurs profuses ou sensation de réfrigération ;

5' Des symptômes généraux : lassitude physique, fatigue sans cause, crainte du mouvement, pflleur du visage;

6° Des symptômes gastriques: aigreurs, crampes ou tiraillements d'estomac, renvois, etc.

Aces symptômes fondamentaux, s'en joignent quelques-uns plus rares, tels que la dilatation pupillaire, la céphalalgie, les cauchemars, etc.

II est exceptionnel que tous ces symptômes soient réunis chez le même sujet. Mais quelques-uns d'entre eux sont toujours dominants, au point que les malades, leur attachant une valeur révélatrice, se croient atteints d'une affection de la vessie, du système nerveux ou du cœur, pour laquelle ils viennent demander une consultation. Ou bieo encore ce sont les dépôts blanchâtres qui attirent plus spécialement leur atleuLio» et alors on diagnostique la phosphaturie. Deux des malades que j'ai observés se croyaient atteints de catarrhe vésical. Chez deux autres, l'urine renfermant un peu d'albumine, on avait soupçonné un maJ de firight au début.

C'est à peine dans un tiers des cas que les symptômes gastriques figurent au nombre de ceux que décrit le patient. Encore les met-il sur un plan tout à fait secondaire.

Dans une seconde catégorie de cas répondant à une forme plus grave, prennent place les individus plus gravement atteints, chez lequels l'émission laiteuse est plus continue et s'accompagne de la formation et de l'expulsion de véritables masses calculeuses, blanches comme de la craie, qui sortent du canal de l'urèthre avec une consistance pûteuse au prix de douleurs variant depuis la sensation de brûlure jusqu'au déchirement le plus cruel. Ces masses sont quelquefois assez volumineuses : chez l'un de mes malades, elles alleignaieni la grosseur de l'extrémité du petit doigt. Le plus souvent, elles ont le volume d'un pois.

b mioticin. ^^ miction esl presque toujours sensible et cha-

touilleuse, même quand elle n'expulse pas de masses pâteuses. Elle est suivie d'une sensation particulière de brûlure ou de constriction au niveau du périnée.

L'urine rendue est trouble. De temps h autre survient une miclioa normale, mais c'est l'exception.

LêtorisM Pixhy par intervalles, se prodaisMit, comme des

d'e'"!ûriôn ^^ises, dcs émîssîons de masses blanches, plâtreuses,

expulsées avec des consistances variables. Tantôt c'est

une simple coulée laiteuse dans Turine ; tantôt il sort à la fin de la

miction une cuillerée d'un liquide crayeux très épais; tantôt c'est

une masse formée,semblable à du lait caillé, à du plâtre gâché.

L'émission, parfois facile, est souvent très pénible et nécessite alors des mictions douloureuses de quelques gouttes d'un liquide brûlant. La douleur siège au col de la vessie et s'irradie au périnée; quelquefois très vive, elle peut durer de 30 à 45 minutes et n'est calmée que par l'ingestion de quelques verres d'eau pure et par l'immobilité absolue, les jambes écartées. Après ce temps, la douleur dispanitt et le malade, qui tout à l'heure n'osait faire un mouvement dans la crainte d'exaspérer ses souffrances, peut marcher, monter à cheval ou à bicyclette.

II n'est pas possible d'établir une relation entre les émissions qui provoquent ces crises douloureuses et l'heure des repas, la fatigue ou tel incident de la vie. Les mictions sont plus faciles après un copieux repas, el l'un de mes malades, officier de cavalerie, m'a déclaré qu'elles avaient à peu près disparu pendant une période de manœuvres où il eut de grandes fatigues à supporter.

,., , ,, Les crisesobéissent à une évolution périodique,

L'éTolntion * ^ ^

périodique mais d'uuc grande irrégularité. Pour vous en donner un exemple, je citerai encore lobservation faite sur cet officier de cavalerie.

En l'espace d'un mois, les accidents se sont présentés de la façon suivante :

Du l"au 10, deux émissions laiteuses, isolées, après le déjeuner, faciles, peu douloureuses, précédées et suivies de la sensation spéciale de chatouillement périnéal.

Du 10 au 15, émissions laiteuses presque constantes, généralement terminées par l'expulsion d'un conglomérat de la grosseur d'un poischiche. Mictions toujours douloureuses, avec irradiations dans le bas-ventre, sensation continuelle de brûlure au col de la vessie et de pesanteur pénible du périnée.

Du 15 au 20, soulagement, pas d'urine laiteuse.

Du 20 au 30, émissions laiteuses après tous les repas, peu doiiloureuses. Une seule expulsion pénible de conglomérat blanc.

Page 1