LA PHOSPHATURIE TERREUSE DYSPEPTIQUE
Foudre de rhubarbe 0«%05
Extrait de gentiane 0^,08
Pour une pilule. Prendre une pilule au commencement des principaux
repas.
Remarquez que, dans la plupart des formules, ligu-
rent des préparattons slrychmques. Celles-ci sont, en effet, d'une grande utilité et constituent, en leur qualité de médicaments nervins, un adjuvant extrêmement utile, à la condition qu'on les emploie à doses assez faibles pour ne pas stimuler la muqueuse gastrique, ou qu'on les associe à de minimes quantités de poudre d'opium brut.
L'hydrothérapie et, en premier lieu, la douche écoshydroiogiqne. satse forment un complément bien enicace et presque indispensable de ce traitement ^
Pour les cures hydro-minérales ^ tenez-vous-en aux indications exposées déjà à propos de la dyspepsie hypers thénique et qui sont paifaitement de mise ici.
On conseillera Brides ^ Saint -Nectaire y Royat aux sujets arthritiques, quand la désassimilation générale est exagérée, le coefficient d'oxydation azotée en baisse, et si les réactions nerveuses ne sont pas trop accentuées.
Les malades très excitables seront envoyés à Badenweiller, Schlangenbady Néris, PlombièreSy Ragatz.
Ceux qui sont déprimés, affaiblis par la longue durée ou Tintensité de leur déperdition de phosphates terreux, relèveront plutôt de la balnéation chlorurée-sodique forte de Biarritz^ Salies-de-Béarn, Salins j Rheinfelden, etc.
Enfin les cures de ContrexévilUj Vittelj Evian^ Wildungen^ etc., sont indiquées chez les malades de la seconde catégorie qui rendent avec peine des masses de consistance plâtreuse et chez qui il y a lieu de faire un grand lavage des voies urinaires.
. .^. ^ Quant au traitement delà crise vésico-uié-
des crises thralc, il cst des plus simples. Dès qu'elle commence, le malade doit gîft-der l'immobilité et chercher la position qui sera compatible avec le minimum de douleur, puis ingurgiter coup sur coup, soit deux à trois verres d'eau d'Evian ou d'une eau pure quelconque, soit deux à trois tasses d'une infusion chaude de tilleuly de feuilles d'oranger ou mieux encore de feuilles de mû-
\. Voyez pages 320 et suivantes.
rieTy de fleurs de fèves de marais ou de reine des prés, afin de provoquer un flux d'urine qui fasse chasse el entraine les conglomérais phosphatiques qui se sont déposés dans la vessie.
Si la douleur est très vive et n'est pas calmée par Timmobilité, la position et les grandes ingestions de liquide, faites dissoudre un gramme de bromure de potassium dans une des tasses d'infusion de reine des préSy ou ordonnez un suppositoire avec 0^',40 de poudre d'opium brut et 0*",04 ai extrait de belladone.
Ces moyens sont suffisants pour calmer les crises expulsives dont le retour sera d'ailleurs de plus en plus rare si les malades suivent exactement le traitement destiné à en supprimer la cause.
u traitement La cystitc, la pyélo-u éphrite, les hématuries
de. oompuoation.. ^^ réclament pas un autre traitement, en ce sens que
l'on devra toujours commencer par traiter la dyspepsie causale, puisqu'il est bien certain que les hématuries, par exemple, ne céderont définitivement qu'avec la disparition des phosphates calciques qui se déposent dans les voies urinaires. On pourra faire, à l'occasion, un traitement palliatif de Thémorrhagie quand celle-ci est trop abondante ou trop durable, mais on n'obtiendra rien de définitif sans le traitement de la cause.
Commencez par une courte période de médication lactée absolu£y puis associez bientôt la médication acide à la troisième étape du régime des hypersthéniques et vous aurez ainsi une médication à double fin qui réussira dans un bon nombre de cas. Si l'estomac ne la supporte pas, reprenez les trois étapes du régime et la médication habituelle de rhypersthéniey jusqu'à ce que l'estomac puisse tolérer la médication acide.
Les médications dirigées directement contre la cystite et la pyélite ne réussissent pas. Le benzoate de soude, Vhuile de Haarlem, les astringents, Yurotropine elle-même, qui est un excellent antiseptique des voies urinaires, sont mal tolérés ou inefficaces.
Les lavages de la vessie usée une solution à 1/200 de silicate de soude sont quelquefois utiles. Les bains de vapeur térébenthines, ou mieux encore la cure de bains Icrébenthinés du Martouret que dirige fort habilement Benoit, ont les mérites de la médication balsamique sans avoir ses inconvénients sur Testomac.
En fait de cures hydro-minérales, éliminez toutes les eaux fortement minéralisées et surtout les eaux alcalines comme Vichy, et tenezvous-en aux cures de lavage qui viennent de vous être indiquées*.
1. Albert Robin. — Traitement médical des pyélitcs, Traité de thérapeutique appliquée, fasc. \\, 1895.
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SEPTIÈME LEÇON
LES PALPITATIONS -< LES INTERMITTENCES ET LES ARYTHMIES LA TACHYCARDIE ~ LA BRADYCARDIE LES CRISES PSEUDO-ANGINEUSES — LES ACCIDENTS CARDIO-PULMONAIRES LA PATHOGÉNIE — LE PRONOSTIC - LE TRAITEMENT
Les principaux aspects cliniques. — Les palpitations, les intermittences et les arythmies, la tachycardie et la bradycardie transitoires, les crises pseudo-an gineuses, la forme cardio-pulmonaire. — l^es retentissements sur le cœur malade. — Les théories pathogéniques. — Le pronostic.
f ^^^ Les retentissemeuts cardiaques desdyspep-
aspects si es ODt fait Tobjet de beaucoup de travaux. Sans
remonter au delà des vingt-cinq dernières années,
signalons les mémoires de Potain *, Desturaux ', Barié ^ Morel* ,
JouiTTEAU % Porozniakoff *^, Lecreux ', etc, mais surtout les impor-