‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 36 sur 295 · PoTAiii. — Congrès de Paris · texte numérisé non relu

PoTAiii. — Congrès de Paris

1 Desturaux. — De la dilatation du cœur droit d*origine gastrique, Thèse de Paris, 1878.

3. Bahié. — Recherches cliniques sur les accidents cardio-pulmonaires consécutifs aux troubles gastro-hépatiques, Revue de médecinef 1884.

4.)loREL. — Recherches expérimentales sur la pathogénie des lésions du cœur droit, Tkèse de Lyon, 1879.

5. JouiTTEAU. — Contribution à Tétude des troubles fonctionnels cardiaques d*origine gastro-hépatique, Thèse de Paris, 189-4.

6. M"^ A. Porozniakoff. — Contribution à l'étude des palpitations liées aux affections {astriqnes, Thèse de Paris, 1895.

7. L. Lecreux. — Etude sur les intermittences cardiaques consécutives à certains troubles gastro-hépatiques, Thèse de Lyon, 1888.

tantes recherches de Huchard \ qui a merveilleusement mis la question au point et Ta résumée cliniquement par Taphorisme suivant : € Quand un malade non atteint de cardiopathie organique se plaint du cœur, cherchez à l'estomac. »

Ils se présentent sous divers aspects cliniques, tels que les pal pitations, les arythmies variées intéressant la fréquence, le rythme et rintensité des battements du cœur, les accès de dyspnée, les crises syncopales et les crises pseudo-angineuses. A un degré plus accentué, le cœur droit se laisse distendre et son entrée en scène se traduit par un bruit de galop, une accentuation du second bruit pulmonaire et une anhélation plus ou moins marquée. Dans des cas plus intenses encore, mais aussi beaucoup plus rares, on observe comme une ébauche d'asystolîe.

Les Les palpitations surviennent par accès soit au

paipitatioiis. (jébut du rcpas, soit immédiatement à la fin de celui-ci, soit encore et plus fréquemment peut-être à la fin de la digestion et particulièrement au milieu de la nuit. Leur fréquence et leur durée sont variables. Elles s'accompagnent de malaise général, parfois d'angoisse, avec sensation de gêne et même de douleur précordiale. Le malade se plaint souvent aussi de vertige et de somnolence. Tantôt il est pâle et presque défaillant, tantôt les pommettes sont rouges et la face animée.

A l'auscultation du cœur on trouve les battements réguliers, assourdis ou éclatants et, si l'accès est très violent, on peut percevoir un bruit de souffle systolique transitoire localisé et mourant pour ainsi dire sur place, qui disparait quand les battements du cœur ont repris leur fréquence normale. L'impulsion cardiaque est souvent exagérée. Les conditions de mécanique circulatoire qui rendent possible la survenance de ce souffle cardio-pulmonaire ont été parfaitement indiquées par Potain ; à chaque systole l'air pénètre rapidement dans la région du poumon placée entre le cœur et la paroi thoracique ; les conditions de la respiration sont changées dans cette région et un bruit de souffle se produit.

Les Les intermittences vraies sont les plus fré-

intennittences. qu^ntes dcs arythmies d'origine gastrique. La

série des battements du cœur très réguliers et plutôt peut-être un peu

1. H. Huchard. — Traité de thérapeutique appliquée gI'Albert Robin, fa^^c. X 6t XI, 1897. — Id. Les troubles fonctionnels du cœur d'origine gastrique, Revue générale de clinique et de thérapeutiquey 16 mai 1896. — Id. Traité clinique des maladies du cœur et des vaisseaux, 3* édition, Parti, 1900.

ralentis esl rompue, de temps à autre, par une suspension de courte durée, suivie ou non d'un surcroît d'impulsion dans le baltemenl suivant. Eq général irrégulières, les intermittences peuvent affecter un certain rythme dans leur apparition et se montrer, par exemple, toutes les cinq, dix, quinze pulsations. Elles sont nettement perçues par le malade qui éprouve, au moment où elles se produisent, une sensation d'angoisse, de vertige, de défaillance, en même temps qu'il ressent quelque chose d'insolite, de pénible ou de douloureux même au niveau du cœur. Quand elles se renouvellent fréquemment, le visage pâlit et la respiration s'accélère. J. Teissier* a observé plusieurs cas où ces intermittences s'accompagnaient d'un dédoublement passager du deuxième bruit à la base du cœur.

Elles ne présentent rien de régulier dans leur apparition et surviennent soit à jeun, soit aussitôt après les repas, soit trois ou quatre heures après. Mais elles ont ceci de caractéristique : c'est qu'elles ne sont pas aggravées par la marche qui tend, au contraire, à les atténuer, qu'elles sont moins fréquentes et moins intenses pendant le décubitus dorsal et particulièrement la nuit, enfin qu'elles sont ordinairement annoncées par une sorte d'aura gastrique telle qu'une sensation de pincement, de resserrement, de pesanteur, par des éructations ou par du py rosis.

Le moral des malades en est péniblement affecté. Ils n'osent sortir de chez eux, craignent les grands espaces comme les agoraphobiques, prennent leur pouls à chaque instant, s'attristent et deviennent inaptes à tout travail intellectuel continu, en raison du fugace sentiment de suspension de vie qui accompagne chaque intermittence.

Les dyspeptiques sont encore sujets à d'autres arythmies, moins typiques que l'intermittence vraie. 11 s'agit alors d'inégalités dans la force des con tract ions car diaqu es où de cette curieusearythmie palpitante récemment décrite par Huchard ^

utoohycardie ^^ digcstiou uormalc s'accompagne presque tou- «t jours d'une certaine accélération du pouls qui traduit

la bradyoardie. r ^

un peu d'excitation cardiaque. De même, pendant le jeûue,les battements du cœur sont ralentis. Ces phénomènes physiologiques s'accentuent dans la dyspepsie et peuvent en arriver à la tachycardie ou à labradycardie.

La tachycardie se montre soit après le repas, sous la forme d'un petit paroxysme que complique un certain degré de dyspnée, soit sous l'apparence de crises nocturnes qui réveillent le malade ets'aceom-

1. J. Teissier. — Société nationale de médecine de Lyon, 1883.

2. Huchard. — Traitement des arythmies, Traité de thérapeutique appliquée d'ALSEKT HOBiii, fasc. XI, p. 179, 1897.

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pagnent d'une désagréable sensation de chaleur et d'agitation, d'éructations et de pyrosis. Enfin certains cas de tachycardie paroxystique m'ont paru avoir une origine gastrique, en ce sens qu'ils ont largement bénéficié d'un traitement exclusivement stomacal.

La bradycardie présente deux aspects principaux :

1* Elle se manileste, au réveil ou pendant la période digestive, sous la forme transitoire d'un petit accès pendant lequel le pouls s'abaisse à 56-60;

2" Elle prend un caractère pour ainsi dire continu dans quelques cas d'hypersthénie permanente avec sténose spasmodique ou non du pylore et grande distension gastrique, et aussi dans quelques cas d'ulcère de l'estomac.

Cette variété de bradycardie trouve son explication dans les expériences physiologiques où l'on a vu l'insuiUation et la distension de l'estomac, ainsi que l'excitation de ses nerfs sensitifs, provoquer un ralentissement du cœur avec augmentation de la tension artérielle.

On sait aussi que les grandes indigestions avec vomissements sont fréquemment suivies d'une bradycardie dont la durée peut se prolonger quelques jours et qui a étéaltribuée par Ozanam* àl'épuisementparles vomissements et, par d'autres, à un réflexe sur le pneumogastrique.

Les crises Lcs criscs pscudo-angineuses réflexes d'ori-

psendo-imgineiises. ^j^^^ gastriquc sout loiu d'être rares. Mais, si on les

connaît depuis longtemps, on les confond bien fréquemment aussi avec l'angine de poitrine vraie.

Il y a quelques années, j'étais appelé auprès d'une jeune femme de l26 ans, sujette, disait-on, à des attaques d'angine do poitrine et condamnée de par ce diagnostic à une immobilité relative. Elle était prise généralement après son dîner, une fois ou deux par mois, de crises douloureuses précordiales subiles, avec sensation de constriction thoracique, irradiations pénibles dans l'épaule et le membre supérieur gauches, pâleur du visage et défaillance semi-syncopale. La crise était remarquable par sa violence et par sa durée; elle se prolongeait quelquefois pendant près d'une heure avec des alternatives d'intensité ; elle se terminait souvent par des vomissements très acides et était toujours suivie d'une dépression physique et morale de plusieurs jours de durée. On avait employé sans succès Viodure de potassium^ le nitriie d*amyle et toute la série des médications classiques ; l'insuccès avait été complet et chaque tentative médicamen-.

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