LES TROUBLES VASO-MOTEURS
Les rapports entre les dyspepsies et les syndromes névroi thiques. — Le critérium de la thérapeutique. — La question terrain. — L'énumération des retentissements nerveux.
uarapporu " Y ^ longtemps que Beau avait enlrepris de lati
">" cher aux dyspepsies ua ensemble de phénomèr « Ira imiinHius nerveux qu il coiiaensait sous le nom de série nevi '*™''"'"^'^"' patliique. Il y voyait le retentissement sur le systèi nerveux de la maladie gastrique jouant alors le rôle de cause et s laquelle, par conséquent, devait porter, tout d'abord, l'eiTort de thérapeutique.
Au inomenl où la pathologie nerveuse prit son essor, l'idée Beau fut battue en brèche, non qu'on niHt la relation entre les troub gastriques et la névropathie, mais on Ht de celle dernière un point départ et de la dyspepsie une conséquence. On déclara, par cxemp que rattacher la neurasthénie à un vice de fonctionnement de l'estomi c'était commettre l'en'eùr des anciens palholo<;istes qui faisait naître i'hyslérie de l'appareil utéro-ovarien, et ceux qui ne fir( pas table rase des névropalhies d'origine gastrique déclarèrent ai
RouvERET « qu'il faut reî>treindre beaucoup le j^roupe des phénomènes réflexes à point de départ gastrique. Ainsi la plupart des dyspeptiques atteints de vertiges et de palpitations sont des neurasthéniques chez lesquels ces troubles fonctionnels du cœur et du cerveau sont causés bien plus par l'épuisement nerveux lui-même que par la souffrance des voies digestives >.
Sans m'attarder à une de ces discussions stériles où Ton s'acharne à coups de théories, je vous affirme que ma pratique personnelle est pour beaucoup de cas très en faveur de la conception de Beau et je ne vous donnerai, à l'appui de celte opinion, qu'un seul argument, mais un argument décisif pour le praticien, ce juge définitif des hypothèses et des systèmes. Cet argument, c'est que, quoi qu'il en soit des théories, on voit nombre de névropathies, associées à des états gastriques, guérir par le traitement de ces derniers : c'est que l'amélioration des symptômes nerveux suit presque immédiatement alors le mieuxêtre des fonctions stomacales; c'est enfin qu'un retour de la dyspepsie conditionne aussitôt la réapparition de la névropathie.
A côté de ces cas, il en est d'autres, certainement nombreux aussi, où le traitement gastrique demeure impuissant.
Le critérium f^^ci étant bien établi, pourquoi se ranger de
th*rft*emiaue P^'^P^^ délibéré parmi les exclusivistes et combattre pour la causalité gastrique ou pour l'étiologie nerveuse? N'a- t-on pas un critérium, le meilleur de tous, le criteriuna de la thérapeutique, c'est-à-dire celui des résultats, qui permet de mettre les choses à leur juste valeur et de distinguer la complication gastrique de la névropathie d'avec la complication nerveuse de la dyspepsie? Et si l'on objecte que c'est là un diagnostic d'après coup, je demande si les neuro-pathologistes disposent, contre les états qui nous occupent, d'une thérapeutique immédiate, rationnelle et décisive.
La question Cependant, si fréquents que soient ces retentisse-
du terrain, jy^g^ls uévropathiques, ils n'existent pas chez tous les dyspeptiques. C'est vrai; mais croit-on que nous lassions abstractioa du terrain et du lieu de moindre résislance? Il est évident que les nerveux, les surmenés, les héréditaires nerveux seront surtout frappés : ce qui implique pour le médecin la nécessité, d'abord de fixer bien exactement l'état antérieur de son malade, puis de corroborer par un traitement s'adressant au système nerveux l'amélioration primitive due à la thérapeutique gastrique.
Ltenmération Les retentissements nerveux des dyspepsies
retenussemests sont eitrêmement nombreux. Ils frappent les centres, nerreox. |çg systèmcs sensitif et moteur, les appareils sensoriels. Mais, au lieu de les classer dans ces cadres anatomiques, il me parait préférable de les ranger par ordre d'iraporlance ou de fréquence, d'autant qu'ils se compliquent fréquemment Tun l'autre et que les formes pures sont relativement moins communes. Nous considérerons donc successivement les vertiges et les étourdissements, les migraines et les névralgies, les céphalalgies et Icscéphalées, les hyperesthésies cutanées, les troubles moteurs et vaso-moteurs, la neurasthénie, Thypochondrie et les perturbations de l'équilibre mental, l'insomnie, la toux gastrique, le hoquet, les spasmes laryngés, lesbâillements, les dyspnées, les crampes, l'épilepsie, la tétanie et le coma dyspeptique, la migraine ophthalmique et les troubles sensoriels oculaires et auditifs.
Le vertige stomacal. — Son diagnostic et les erreurs commises. — Les caractères. — Le pronostic. — La pathogénie. — L*étiologie. — Le traitement. — L*hygiène, le régime, les médicaments.
Le Terugc II cst à peiuc croyablc que des auteurs récents aient
"°** * nié l'existence du vertige stomacal et l'aient rattaché soit à une lésion de l'oreille, soit à un trouble oculaire portant sur la réfraction ou sur l'accommodation. Aussi ne nous attarderons-nous pas à réfuter une manière de voir que dément la plus vulgaire expérience clinique.
Les eireort Commc l'a parfaitement dit Trousseau*, cette espèce
e diagnoÉUc. ygj.|^jgg ^gj çç||g ^ propos dc laquelle vous serez le plus
souvent consultés dans la pratique de la ville. Elle donne lieu aux plus étranges erreurs de diagnostic et de traitement. Trousseau cilait déjà des cas où l'on avait mis ces vertiges stomacaux « sur le
i. a. Trousseau. — Clinique médicale de rHôtel-Dieu, t III, p. 1, 3" édit., 1868. Toyez aussi sur le vertige stomacal : Basch, Wiener médical Presse, n* 15, 1873. — Lecbe, Archiv fur kUnische Medicin, t. XXXVl. — A. Albu, L'ber die Autoinloxicationen des intestinal Tractus, Berlin, 1895. — 0. Rosenbach, Die Seekranklicit, Vicmie, 189U. ~ H. Herz, Die Stôrungeii d<^s Vcrdauuni^sapparatcs als Ursa 'lie und Folge anderer ErkrankuDgen, p. 292, Berlin, 1898
compte de prélendues congestions cérébrales contre lesquelles on essayait de lutter par un traitement antiphlogistiqtie^ par les satgnées, les sangsues, les purgatifs, la diète rigoureuse, et ces moyens, au lieu de guérir le mal, en augmentaient l'intensité ».
Je me souviens d'avoir été mandé par Isch-Wall auprès d'un négociant qui fut pris subitement, dans la rue, d'un accès de vertige tel qu'on eut les plus grandes difficultés à le reconduire à sa maison. On le couche; le vertige continue, s'atténuant par instant, sans cesser complèlement, et se compliquant bientôt d'un violent mal de tête, de nausées, de totale anorexie. On appelle en consultation un maître éminent qui, découvrant des antécédents syphilitiques éloignés, porte le diagnostic de syphilis cérébrale et ordonne des frictions mercurielles et de Viodure de potassium à haute dose Mais, au bout de quarante-huit heures, le malade ne peut plus supporter le traitement ; le vertige s'est exaspéré, il est incessant, il s'accompagne d'un insupportable malaise. Isch-Wall, qui n'a accepté qu'à contre-cœur le diagnostic du consullani, revient à son idée antérieure de vertige stomacal. Nous voyons le malade ensemble; il présentait tous les symptômes de la dyspepsie hypersthénique permanente; je confirmai le diagnostic de mon confrère; quelques jours plus tard, le vertige avait disparu sous Tinduence d'un traitement approprié et notre client pouvait reprendre ses occupations.
Je pourrais vous citer bien d'autres erreurs de diagnostic; c'est ainsi que j'ai vu confondre le vertige stomacal avec le vertige de Ménière, Tépihpsie, l'urémie, l'artério-sclérose encéphalique, etc.
, ., ^, Pourtant le diaiznostic en est généralement facile.
Le diagnostio. ^ " ^
Quand vous serez consultés pour des accidents vertigineux, examinez d'abord les fonctions digestives, recherchez les syniptômes physiques et fonctionnels des diverses variétés de dyspepsie ; confirmez au besoin le diagnostic de la dyspepsie par un examen du chimisme stomacal; puis assurez-vous que les vertiges se produisent surtout quand l'estomac est vide et qu'ils tendent à disparaître ou à s'atténuer au commencement de la digestion. Si cette dernière éventualité est la plus fréquente, elle n'est cependant pas constante; car, chez certains individus, le vertige survient aussitôt après l'ingestion des aliments, surtout avec le premier déjeuner du matin. Vous trouverez aussi des malades chez lesquels il n'existe aucun symptôme gastrique et dont la dyspepsie ne se traduit que par sa complication ; alors l'examen du chimisme stomacal est indispensable et le vertige prend, dans ces cas, l'importance d'un signe révélateur.
lea earaotéres Quant OU Vertige coDsidéré (;n lui-même, il offre des
de vertige, caractères qui, sans êlre tout à fait spéciaux, permettent néanmoins de soupçonner son origine. Il consiste en une sensation de vague ou de vide dans la têle ; le sol semble manquer de stabilité sous les pieds du malade qui vacille et est obligé de prendre un point d'appui sur les objets environnanis ; quelquefois même, il voit tout tourner autour de lui; s'il parle à haute voix, le vertige s'accentue; les idées deviennent difficiles à fixer; des sifQemenls d'oreille, des étourdissemenls ajoutent encore au malaise. Dans des cas plus accentués, le malade peut même tomber, avec la sensation d'un évanouissement qui ne se réalise jamais complètement, car la conscience demeure intacte dans tous les cas. Qu'au plus fort du vertige le malade s*assoie ou s'étende, celui-ci diminue très rapidement.
11 est une variété plus rare qui survient pendant la nuit, à heure à peu près fixe, au moment où se manifeste la crise gastrique des hypersthéniques.
u ronostic ^^ prouostic du vcftigc stomacal est, en général,
bénin; mais, chez les personnes âgées, il convient, comme l'a parfaitement dit Trousseau , de faire toujours des réserves sur le pronostic; car le vertige est quelquefois alors le prélude d'accidents graves, tels que l'hémorrhagie ou le ramollissement cérébral. En réalité, l'action du traitement demeure encore le plus sur procédé de diagnostic et de pronostic.
upauio ènie Aujourd'hui que tout est à la théorie de l'auto-
intoxication, on veut expliquer par celte pathogénie conventionnelle la genèse du vertige de l'estomac et lui opposer Vanlisepsie gastrique comme moyen absolu de traitement. Ce qui démontre combien la théorie est fausse, c'est justement l'insuccès constant de cette médication soi-disant pathogénique. Dans cette voie, BovET est allé jusqu'à déclarer que le vertige était dû à l'acide éthyl-acéto-cyanhydrique qui serait un des produits ultimes de la digestion viciée. Tout s'accorde, au contraire, pour faire de cet accident un simple phénomène réflexe. C'était, d'ailleurs, l'opinion de Trousseau qui disait que le vertige d'estomac est le résultat d'une action réflexe sur la circulation cérébrale à point de départ gastrique. Tout porte à croire que ce réflexe a pour conséquence une anémie cérébrale temporaire.
H est toutefois trois conditions qui influent de la manière la plus nette sur le vertige stomacal, en ce sens qu'elles semblent ajouter une influence toxique à Tacte réflexe ; ces conditions sont l'usage du tabac, du café^ et la constipation habituelle; elles agissent à la fois comme agents provocateurs et comme agents aggravants. On conçoit l'importance thérapeutique de cette notion.
Il n'est peut-être pas de maladie de l'estomac qui ne puisse se compliquer de vertige. Mais ce vertige est exceptionnel dans les afi'ections lésionales comme le cancer et la dilatation vraie, et il est, au contraire, très fréquent dans les dyspepsies fonctionnelles. Parmi celles-ci je mets au premier rang les fermentations gastriques, puis les dyspepsies hypersthéniques périodiques et les hyposthéniques. Malgré l'affirmation de Trousseau, je crois le vertige rare dans les gastrites chroniques. De même, je ne saurais admettre l'opinion de Boas et de H. Herz qui font delamyosthénie gastrique la condition presque indispensable du vertige. Leube a constaté le vertige dans 17 p. 100 des cas de dyspepsie nerveuse et dans la majorité des cas d'indigestion aiguë.
Le traitement La première recommandation à faire au vertigineux hygiéniqae. gastriquc, c'cst dc ccsser de fumer et d'exonérer régulièrement ses intestins à l'aide de lavements tièdes quotidiens^ de laxatifs doux et d'un régime approprié dont les viandes rôties, les légumes verts, les fruits cuits, le pain complet formeront l'élément essentiel. J'ai vu une dame de quarante-sept ans, atteinte d'un vertige d'estomac qui avait résisté à bien des médications, guérir en prenant après chacun de ses repas des pruneaux cuits avec un gramme de follicules de séné lavés à l'alcool.
Le régime sec, au premier déjeuner du matin, la cessation des occupations ordinaires, le séjour à la campagne, l'exercice progressif ont eu aussi raison, sans autre médication, de vertiges invétérés.
u traitement Quaud CCS moycHs sout iusuffisants, employez le
retonneaa. 11.^^^,^^^^ jg Bretonneau, aussi formuIé par Trousseau :
Chaque matin, faire prendre une tasse de macération amère faite avec :
Copeaux de bois de quassia amara 2 grammes
qu'on laisse pendant douze heures dans une tasse à thé d'eau froide.
1. ViAUD (d*Agon). — Le vertige stomacal et le caféismo, La Tribune médicale, 1897.
Après chacun des deux principaux repas, et le soir en se couchant, le malade prend également un paquet de poudre ainsi composée :
% Bicarbonate de soude. ) ^^ ,
Magnésie i ^- *«'•«""'««
Craie préparée 6 —
Mêlez exactement et divisez en douze prises qui seront délayées, au moment
d'en faire usage, dans un verre d'eau sucrée.
Ces paquets doivent être pris cinq à six jours de suite, et l'on y revient huit à dix jours plus tard. Dans Tintervalle, on donne des eaux minérales naturelles, telles que Vicht/y Pougues^ Vah^ Ems^ qui semblent agir surtout par leurs principes alcalins, mais dont la dose ne doit pas dépasser deux verres par jour, ou bien on a recoui'S aux eaux de Bussang, Spa , Schwalbach qui semblent agir surtout par leurs principes ferrugineux.
Lorsque Tappétit est languissant, les strychniques sont indiqués pour solliciter la sensibilité de la muqueuse gastrique en même temps que la contractilité de Tappareil musculaire de Testomac. Aussi je prescris souvent de prendre, au commencement du repas, soit des gouttes amères de Baume à la dose d'une à quatre gouttes, soit la teinture, soit V extrait de noix vomique : la première à la dose de cinq, huit, dix gouttes; le second à la dose de 5 à 45 centigrammes par pilules contenant chacune 5 centigrammes d'extmit.
Mais, avant toute chose, il est essentiel d'insister sur la nécessité d'un régime tonique et substantiel, aidé par un exercice modéré.
J'ai tenu à vous donner en entier la pratique de Trousseau qui a fait ses preuves en maintes circonstances. Mais, dans les cas où elle est en défaut, vous avez encore d'autres moyens à votre disposition.
Les poudres Aiusi la formulc suivautc de N. Guéneau de Mussy
N.oaéneni Fcmplace quclqucfois avantageusement les paquets de dcMuasT. Trousseau et réussit où ceux-ci ont échoué :
'^ Magnésie calcinée 0»',30
Craie préparée )
Bicarbonate de soude ) v. ,w
Poudre de noix vomique O^^OS
Poudre de racines de belladone 0î^,02
Mêlez exactement en un paquet qu'on prendra dans un peu d'eau, immédiatement après les repas.
656 LES BETENTISSEMENTS DES MALADIES DE LTSTOMAC
Le traitement CouTARET, à qui Voû doit d'excellentes pages sur le
*** traitement du vertige stomacal, recommande le valé-
Contaret.
rianale d'ammoniaque à la dose d'une à deux cuillerées à calé par jour et les bols antispasmodiques de Buchon dont voici la composition :
ç Serpentaire de Virginie 4 grammes
Camphre pulvérisé. ) ^^ ^^^ ^^
Asafœtida ) ' '
Extrait thébalque 0s%05
Rob de sureau q. s.
Faites avec cette quantité 24 bols. Donnez de trois à quatre bols toutes les
dix heures.
Le traitement ^^^^ ^^^ iudividus Irès ncrvcux, on donnera à titre
de la crise palliatif, au début de la crise vertigineuse, une cuillerée
Tertiolnense .
à soupe de la potion éthérée et bromurée dont je vous ai donné la formule quand nous avons étudié les retentissements cardiaques.
Quelle que soit la médication utilisée, n'oubliez pas que le traitement causal de rhypersthénie gastrique, le régime alimentaire et Vhygiène doivent dominer la thérapeutique du vertige stomacal.
La migraine et les dyspepsies. — Les caractères et le diagnostic de la migraine gastrique. — Le traitement causal. — Le traitement de Taccès. — Les céphalalgies et les céphalées. — Les névralgies. — Leur traitement. — Les hyperesthésies cutanées. — Les troubles moteurs et vaso-moteurs.
La migraine Si la migraine doit être considérée comme recon-
. , ®* . naissant toujours ou presque toujours pour cause prêtes dyspepsies. ** . . *
disposante un état constitutionnel (hérédité nerveuse, rhumatismale, goutteuse), il est non moins évident que la dyspepsie est une de ses causes occasionnelles les plus fréquentes. Alexandre de Tralles disait déj«i que la migi^aine était une réponse aux souffrances de l'estomac; cette idée fut reprise et généi'alisée parTissoT,CLiFFORD
LA MIGRAINE GASTRIQUE b57
Allbutt*, William Dale* et Neftel'. Mais Técole neuro-pathologique française n'a point adopté celte opinion, et elle a une cerlaine tendance à considérer les troubles gastriques comme secondaires à l'accès migraineux. Tout au plus quelques-uns admellent-ils qu'un embarras gastrique ou un écart de régime favorisent le développement d'un accès de migraine.
Comme je vous le disais tout à Theure, loules ces divergences sont théoriques et, par conséquent, de nul intérêt pour le praticien.
Ce qu'il importe de savoir, c'est si un traitement gastrique approprié peut niodilier heureusement l'aptitude à la migraine et, sur ce point, je ne pense pas qu'il y ait de doute possible. J'ai vu nombre de migraineux, qui avaient employé isolément ou successivement la lonjîue série des médications et des médicaments classiques {nitrife (Tamyle, croion-chloraly bromure de potassium, caféine y antipyrine, phénacétiney ergotiney électrisaliony etc.), guérir par la rigoureuse application d'un traitement anti-dyspeptique.
Certes, les moyens précédents exercent souvent une heureuse influence sur l'accès lui-même et, à ce litre, ils sont loin d'être à dédaigner; mais leur action prophylactique est nulle. Aussi, quand vous, rencontrerez un migraineux, commencez par interroger ses fonctions gastro-intestinales et par les traiter si elles étaient dérangées. Vhygiène et un sévère régime sont alors les meilleurs traitements qu'on puisse opposer à la migraine, et je puis vous assurer que vous verrez guérir bien des migraines rebelles par la stricte application de la première étape du régime de l'hypersthénie gastrique ou par le régime des fermentations.
Caractère* La migraine gastrique aurait pour quelques auteurs
etduignostio ^^^ physionomic particulière. Brugelmann* a même migraine décrit uuc hemicrauia gastrica, caractérisée par une période prodromique où les troubles dyspeptiques sont exagérés, un accès éclatant à l'occasion d'un écart de régime, enfin une période post-migraineuse dans laquelle le malade éprouve une sensible amélioration dans sa digestion gastrique. Ceci est parfaitement vrai dans nombre de cas, mais ne s'applique pas à tous. Ainsi, souvent, l'accès migraineux ne diffère en rien de la migraine vulgaire, si ce n'est par sa cause et son traitement. D'autres fois, on se réveille au milieu de la nuit avec un léger embarras de la tête qui croît au