LES CÉPHALALGIES ET LES NÉVRALGIES
nVt-on pas manqué de proposer le lavage de Torgaae; c'est un moyen qui ne conviendra qu'aux cas rebelles et qui encore ne compte à son actif qu'un nombre bien restreint de succès. Si Ton est amené à le pratiquer, on se servira d'eau de Vichy ou d'eau bouillie chargée de 5 grammes de bicarbonate de soude par litre.
Les oéphaïaigies A côté dc la migraine, il convient de placer les céet les c«phaiè68. ph^lalgics et Ics céphalécs d'origine gastrique. La céphal algi e vulgaire, la lourdeur de tète vertigineuse sontdes complications fréquentes des dyspepsies. La c é p h al ée est beaucoup plus rare, mais elle peut acquérir un haut degré d'intensité. J'ai vu avec Galezowski une jeune femme de vingt-cinq ans qui souffrait depuis un an d'une céphalée vraiment insupportable par sa persistance. Elle avait consulté en Russie, à Berlin et à Vienne où, en désespoir de cause, on avait fmi par songer à une tumeur cérébrale et à une intervention chirurgicale. On avait essayé sans succès les traitements les plus divers et, en dernière analyse, on avait tenté un énergique traitement anti-syphilitique. Ayant constaté chez elle les signes de l'hypersthénie gastrique, nous en instituâmes aussitôt le traitement, en commençant par le régime lacté absolu, et nous eûmes la très grande satisfaction de voir la céphalée diminuer rapidement, au point qu'après deux mois de traitement la malade pouvait rentrer chez elle et reprendre sa vie habituelle.
Les névralgies. Parmi Ics uévralgics d'origine gastrique les plus connues, citons les névralgies intercostale, périombilicale, lombaire et la névralgie vésicale.
Elles n'ont pas de caractères particuliers qui les individualisent. SouLiGOux avait cru remarquer que les névralgies intercostales étaient ordinairement bilatérales ; Armaingaud signalait l'existence de points épiphysaires, douloureux à la pression, ignorés des malades et siégeant surtout au niveau de la deuxième vertèbre dorsale et des deux premières lombaires; mais ces signes sont trop îrréguliers pour servir au diagnostic. Tout au plus pourrait-on faire remarquer que ces névralgies sont peu ou pas douloureuses à la pression.
Quant aux névralgies vésicales, elles dépendent presque toujours des sédiments phosphatiques qui donnent à l'urine une apparence laiteuse à l'émission , et elles relèvent du traitement que je vous ai indiqué dans une de nos dernières Leçons.
Le tratteoMiit Toutcs ces uévralgics sont améliorées ou guéries
par le traitement de la dyspepsie. Celles qui résistent
réclament l'emploi de Y antijyyrine y des pilules de Méglin et des injections sous-cutanées de glycérophosphale de soudeK
Les hyperesthèsies H. Head^ a moQtré que les gâstropathies délermioatanées. naicnt quelquefois par la voix réflexe des h yperesthésie s cutanées dont la topographie, par sa constance, ne serait pas sans valeur diagnostique. D'après Knud Faber^, elles auraient la forme de zones transversales étroites, s'étendant quelquefois A une moitié du ventre ou du dos, et il suffit de saisir la peau entre le pouce et l'index pour produire de la douleur. On a remarqué aussi (jue ces malades étaient très sensibles au moindre attouchement : ce retentissement serait plus fréquent chez les femmes.
Les troubles Parmi Ics retentissements moteurs de l'hyper-
moteors. gthénie gastrique, il en est un que j'ai observé à deux reprises et dont Jannoni rapporle aussi une observation* : c'est le tremblement. Il survient à l'occasion d'une crise gastrique, s'atténue avec celle-ci, pour reparaître avec une nouvelle attaque. Dans mes observations, il a été temporaire; dans le cas de Jannoni, il a été permanent. Sa caractéristique est d'être variable dans son siège et d'occuper tantôt le tronc, tantôt les membres supérieurs ou infé* rieurs. 11 peut même affecter la forme hémiplégique ou croisée. Le fait qu'il a guéri chez nos deux malades sous l'unique influence d'un traitement gastrique me paraît être, avec ses expressions cliniques si spéciales, la caractéristique de son origine.
Citons encore des troubles moteurs fréquents, comme la sensation d'engourdissement et d'impuissance motrice au réveil, l'engourdissement passager des membres donnant quelquefois l'impression de monoplégie, les crampes et la sensation du doigt mort.
Les troubles Lcs troubles vaso-motcurs d'origine gastrique
▼aso-motenrs. ^^^ ^^^ ^^^ étudiés. Gclui qui VOUS sora signalé le plus
souvent par les malades, c'est la rougeur de la face, ou seulement des joues ou du nez survenant brusquement vers la fin des repas et persistant ou s'accentuant pendant la période digestive. Cet accident, qui s'accompagne de bouffées de chaleur pénibles, est plus fréquent chez les femmes, surtout chez celles qui se serrent.