‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 47 sur 295 · Voyez, pages 399 et 400, d'autres formules utilisables · texte numérisé non relu

Voyez, pages 399 et 400, d'autres formules utilisables

1 Voyex page 612.

3. BBISSA0D. — Traitement de la neurasthénie, Traité de thérapeutique appliquée

D'ALpEAT ROBIN, fasC. XV.

2* Un grand lavement à Veau tiède, le matin, au réveil.

S"" En se couchant, un petit lavement, à garder pendant la nuit, avec de la décoction de fleurs de tilleul et de feuilles d'oranger, additionnée d'une cuillerée à café de valérianate d'ammoniaque,

4* Hydrothérapie méthodique suivant la pratique de Beni-Barde ou de Glatz.

5* Électricité suivant la méthode de Von Ziemssen. Glatz, qui a fixé avec beaucoup de sens clinique l'emploi de ces deux derniers moyens, s'exprime ainsi au sujet de leurs eflets : c Les résultats que Ton obtient par Vélectricité et V hydrothérapie dans le traitement des dyspepsies nerveuses, atoniques et neurasthéniques sont si encourageants et parfois si rapides que nous ne comprenons pas que ces deux agents n'aient pas encore détrôné la plupart des médicaments que l'on emploie quelque peu bénévolement dans ces malaises. »

6° Psychothérapie qui se résume en un emploi systématique du temps, à l'aide d'un ordre bien réglé dans lequel les soins donnés à la santé doivent laisser une place large à l'exercice physique et aux minimes occupations intellectuelles dont le malade est encore capable. Ajoutons que cet ordre du jour doit être surveillé attentivement par le médecin qui doit aussi soutenir le moral de son malade en prenant sur lui une indispensable autorité.

L« traitement Daus Ics cas plus rebelles encore, n'hésitez pas à

de weir-mtoheii. ^jj^piQygp jjj ^^.3 systématique et bien connue de

WEm-MiTCHELL (de Philadelphie) qui consiste essentiellement :

l"" A mettre les malades au lit pendant des semaines et même des mois, en leur interdisant tout mouvement.

2*" A les isoler, ce qui est la seule manière de leur imposer la nécessaire discipline que l'entourage le plus dévoué ne saurait, comme le dit fort bien Brissaud, ni concevoir, ni appliquer.

3** A les soumettre à un massage régulier et méthodique.

4* A les suralimenter dans les limites de leui's capacités digestives.

5" A faradiser systématiquement tout le système musculaire.

Le traitement Pour Compléter cctte étude du traitement de la

iiydro.minérai. neupggthénîe gastriquc, j'ai à vous présenter encore quelques considérations relatives à la thérapeutique hydro-minérale et climatérique de cette affection.

11 est de notion courante chez les neuropathologistes que les eaux minérales sont contre-indiquées ou inutiles chez les neurasthéniques. Cependant cette opinion est empreinte d'une certaine exagération;

car on a obtenu dMndéniables succès avecles cures de Saint-Smcveury de Cambo, de Rennes-les-Bains^ d'Ussat, de Foncirgtœ, etc.

Je vous citerai encore des observations de neurasthéniques dyspepliqnes et très excitables, traités avec grand avantage dans les eaux chiorurées-sodiques fortes de Biarritz^ Salies-de-Béarn, SalinSy Rheinfelden, etc. Mais, ici, quelques explications sont nécessaires au sujet de la technique balnéaire à suivre chez ces neurasthéniques excitables :

1" On se servira de baignoires en bois, car les baignoires de métal développent des courants électriques dont Tintensité ne saurait être réglée ni l'action prédite.

^ On fera dissoudre dans Teau du bain de 200 à âOO grammes de gélatine de Paris.

3^ On usera de bains de faible concentration, en commençant par 1 p. 400 de sel et en augmentant progressivement jusqu'à 6 p. 100 au maximum.

4** On additionnera le bain d'eaux-mères sédatives dont la quantité sera réglée d'après les susceptibilités du malade, en commençant par dix litres.

5" Le bain sera court, de vingt minutes environ. Aussitôt après le bain, le malade traversera une donche en jet^ froide, d'eau salée à son maximum de concentration : pur sel, comme on dit dans les stations. Je dis € traversera », pour montrer combien doit être courte cette douche qui ne doit pas durer plus de trois à quatre seconjdes et qui sera suivie d'un jet unique, direct, sur les pieds.

Dans le choix de la cure thermale à conseiller aux neurasthéniques gastriques, nous devons tenir grand compte, non seulement de la forme excitable ou non de la neurasthénie, mais aussi des états diathésiques ou constitutionnels qui ont servi de terrain à la névropathie. C'est ainsi que Ussat et la Source de Salut à Bagnèresde-Bigorre conviendront aux neurasthéniques rhumatisants, que les arthritiques bénéficieront davantage de Saint-Sauveur, etc.

Les cures A côté dcs cuTCs hydro-minéralcs, qui, comme vous

«»«MWrt«iae»- |g voyez, sont presque exclusivement des cures balnéaires, il convient de vous fournir quelques indications sur les cures climatériques.

Recommandez à vos malades d*éviter les grandes chaleurs et les grands froids qui leur sont également défavorables. Il en est de même des grandes altitudes et des bords de la mer, à moins d'exception, chez des malades asthéniques, affaiblis et jouissant de faibles réac-

lions. Les meilleures altitudes sont celles de 600 à 1000 mètres. Nous avons dans les Pyrénées^ en Auvergne^ en Dauphiné et en Savoie des stations qui réunissent toutes les conditions climatériques désirées, mais qui pèchent encore par rinsufûsance de leurs installations; c'est pourquoi la plupart des malades se dirigent vers la Suisse. Les mois de juillet et d'août sont les meilleurs pour la cure qui doit durer deux mois environ. Aux malades qui sont en situation de le faire, je conseille une cure de printemps à une altitude de 500 à 600 mètres et une cure de fin d'été à 4000 mètres.

Us contre- Vous interdirez les climats d'altitude à trois classes

indioauons. j^ ncurasthéuiques gastriques, à savoir : 1" les malades extrêmement déprimés et incapables de réaction; 2* les individus chez lesquels vous constatez les symptômes d'une excitation mentale exagérée; 3* enfin ceux qui présentent fréquemment ou habituellement des palpitations du cœur ou de l'accélération du pouls.

DIXIEME LEÇON

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