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LES PSYCHOSES GASTRIQUES 6S

On déterminera d'abord le type de la dyspepsie anti-dyspeptiiiue. causaU et on la traitera par les moyens que vous connaissez.

Lesiuatifs Puis on Stimulera les fonctions hépatiques

choiagognes. ^^ intcs tiualcs avcc dcs laxatifs cholagogues ou exerçant une action sur le foie, comme Vévonymine^ le calomely les inlules bleues. Vous pourrez utiliser la formule suivante :

'¥ Evonymine l gramme

Extrait de jusquiame O^^W

Savon amygdalin 1 gramme

F.s.a. avec celte quantité vingt pilules. Prendre une ou deux de ces pilules

en se couchant.

Les irrigauoiis lusistcz aussi sur les grandes irrigations rectales , le

rectales. matin, avcc de l'eau froide. Le maintien de la régularité dans les évacuations intestinales est, en effet, un des éléments essentiels du traitement.

Les toniqnes II sei*a cusuite extrêmement utile de toniûer le

nerviM syslèmc ucrvcux à Taido des injections sous-cutanées de glycérophosphate de soude, du magnésium métallique, des hypopho$phites et du phosphure de zinc.

Les modératanrs II cst plus difficile dc calmcr Ics ^ctcs rétlexcs. CourtflwM TARET conseille de faire avaler un morceau de camphre ie la grosseur d'un petit pois, avant de se coucher. Sans attacher autrement d'importance à cette prescription, je puis vous dire que, tout au moins, elle a coïncidé chez un de mes malades avec une sensible amélioration où la suggestion a peut-être eu sa part.

L'hygiène Vhygiènc physique et morale comporte autant de

et'^^mïSe variélés que de malades, mais certaines règles sont applicables à tous. Les hypochondriaques gastriques sont des gens qu*il ne faut jamais brusquer. Vous devrez avec une inaltérable patience écouter leurs doléances dont le récit les soulage, et vous gagnerez ainsi leur reconnaissance. Usez alors de Tinfluence que vous aurez acquise pour leur imposer peu à peu le traitement choisi et leur faire accepter un exercice musculaire régulier, sagement gradué, des occupations systématiques, physiques et intellectuelles, et un règlement de vie où chacune des heures

682 LES RETENTiSSEMENTS DES MALADIES DE L'ESTOMAC

de la journée trouve son emploi méthodique. — Surveillez de très près V alimentation qui devra être strictement suffisante.

Le traitement V hydrothérapie et les cures hydro-minérales ont

hydroiogique. gQuvent uttc heureuse influence sur l'hypochondrie gastrique. J'ai eu, entre autres, des succès à Brides et à Châtel-Guyon chez des malades constipés qui bénéficièrent grandement de la régularisation de leurs garde-robes.

L'insomnie dyspeptique. — Ses variétés cliniques. — Les terreurs nocturnes des enfants. — Le traitement. — La prophylaxie, le régime, Thygiène, les laxatifs, la médication hypnotique.

L'inBomiiie L'iusomuie figure au nombre des retentissements

dyspeptique, nefveux les plus fréquents et les plus pénibles qui puissent affecter les dyspeptiques. Vous rencontrerez des sujets que ces insomnies continuelles mettent dans un état de surexcitation ou de dépression physique et morale absolument incompatible avec une existence normale. Pour échapper à ce supplice, ils s'adonnent à Yopium, à la morphine^ au sulfonal, au chloral et ajoutent une intoxication médicamenteuse aux troubles de la nutrition provoqués par la dyspepsie, sans compter que celle-ci s'accroît singulièrement au contact de tant de drogues.

Les variétés Ou pcut distinguer plusieurs variétés de Tinsomnie

cliniques. gastriquc. La première variété et la plus habituelle est caractérisée par le réveil nocturne que provoque une crise d'hypersthénie ou de fermentation. Le malade s'endort plus ou moins facilement; mais il est réveillé à heure fixe par une crise gastrique avec douleur stomacale, renvois et pyrosîs. S'il se retourne dans son lit, la douleur cesse un instant pour reprendre, en changeant de place, dans la partie la plus déclive de l'estomac; cette douleur, que les malades décrivent de la manière la plus variable, qu'ils dénomment brûlure, crampe, déchirure, etc., suit en quelque sorte leurs mouvements et se localise du côte sur lequel ils se sont couchés. Elle est assez vive pour empêcher le sommeil, et ce n'est que vers le matin qu'elle s'apaise et permet au patient de s'endormir d'un lourd et court

L'INSOMME DYSPEPTIOIE 683

sommeil dont il sort bri^é, sans énergie, la lête vide, vertigineux, incapable de tout effort physique ou intellectuel.

Dans une deuxième variété d'insomnie qui reconnaît la même origine, le malade ressent toujours à la même heure de nuit un malaise que rien ne permet, de prime abord, de rapporter à l'estomac. Après s'être retourné plusieurs fois dans son lit, sous le coup d'un malaise vague hanté de mauvais rêves, il s'éveille couvert de sueur, le pouls fréquent, la respiration difficile et anxieuse, avec une sensation d'angoisse, de pesanteur douloureuse du côté du cœur et des inlermittences. Il rejette ses couvertures, se dresse sur son lit et émet des éructations qui lui procurent un certain soulagement. Mais, la crise aiguë passée, il ne parvient pas à se rendormir, si ce n'est vers le matin, et, comme dans la forme précédente, il se réveille épuisé, la face pâle, la tête vide, et ce n'est qu'au prix d'un très grand effort qu'il parvient à sortir de son lit.

Dans une troisième variété, les malades ne parviennent même pas à s'endormir. Sans ressentir, à proprement parler, un malaise quelconque, ils restent éveillés pendant toute la nuit, entendant sonner toutes les heures et ne perdant un instant connaissance que pour reprendre presque aussitôt leur veille indécise.

lm terreops Ënflu jc pcusc qu'îl faut rapporter à la dyspepsie

^j^^^^l^ la plupart des cas de cette singulière névrose que Ton désigne sous le nom de terreurs nocturnes des enfants, et qui a été bien étudiée par Ch. Hesse, Sydney Ringer, Ch. West, J. Steiner, de Bacrer, Henoch, Moizard, Soltmann, etc. BoucnuT, Ch. West, Sydney Ringer, Moizard, etc., ont déjà émis Topinion que l'origine des terreurs nocturnes réside habituellement dans des troubles de la digestion, et J. Comby dit en propres termes : « J'ai, pour ma part, vu bien souvent les terreurs nocturnes survenir chez des enfants dyspeptiques, gros mangeurs, grands buveurs, etc. Chez ces enfants, dont les fonctions digestives laissaient tant à désirer, pouvait-on dire que les terreurs nocturnes représentaient une forme larvée de l'hystérie ou de l'épilepsie ? Car il suffisait de régler le régime de ces enfants pour faire disparaître les terreurs nocturnes. J'admets que les enfants nerveux sont prédisposés à ces accidents ; roais je crois que la tare nerveuse n'est pas nécessaire, la dyspepsie suffit. Voici un enfant qui mange trop, qui boit trop; si vous l'étudiez d'un peu près, vous voyez qu'il n'a jamais un sommeil calme et tranquille. Il s'endort avec peine ; il est agité dans son lit ; il a des sueurs, des cauchemars; c'est dans ces conditions qu'il présente des terreurs nocturnes. Tel enfant n'a d'accès que s'il est constipé; on les

684 LKS I;ETENT;SSEMENTS des maladies de L'ESTOMAC

prévient en assurant le cours des matières K > On ne saurait mieux dire, et je confirme entièrement les observations des auteurs précédents, sans me permettre cependant de généraliser cette pathogénie à tous les cas. Les terreurs nocturnes sont la manière dont l'enfant préalablement nerveux réalise la crise qui suit le repas du soir dans rhyperslhénie et les fermentations gastriques. Elles sont à l'enfant ce que sont à l'adulte les variétés de réveil et d'insomnie dont Je vous traçais tout à l'heure le tableau.

L« traitement ^Ucs rclèvcut du traitement de la dyspepsie caudes terreurs g^je et jc uc conuais pas de meilleure manière de les

nocturnes. ,*' *

prévenir radicalement que de surveiller de très près le régim€y de donner peu d'aliments azotés au repas du soir, de supprimer toute boisson alcoolique à ce repas, et d'administrer immédiatement après un des paquets ci-dessous qu'on délayera dans un peu d'eau sucrée et aromatisée à Veau de fleurs d'oranger :

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