‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 58 sur 295 · Griffiths. — Le Bulletin médical, n · texte numérisé non relu

Griffiths. — Le Bulletin médical, n

8. Ferrânini. — Ilivistadipsicol, psichiai., neuroL, 15 février 1898.

i;ÉPILEPSIE 693

tion d'origine alimenlaire. Pourtant il n'est pas sans faire quelques réserves, puisqu'il admet que la théorie réflexe peut avoir sa part de vérité. Je vous répète encore que jamais Taulo-intoxicalion n'a été démontrée et qu'il est plus conforme à l'observation d'admettre une excitation réflexe de l'écorce cérébrale et du bulbe sous l'influence de Tirrilalion exercée sur une muqueuse gastrique sensible par l'HGl en excès aidé des acides de fermentation. C'est par ce procédé de l'irritation réflexe qu'agissent les vers intestinaux et les repas trop copieux qui provoquent la crise épileptique avant que la digestion leur permette d'agir chimiquement.

Lépflepsia Quaut à admettre une variété d'épilepsie vraie

^gi^^^ dépendant uniquement de troubles digestifs et que faitestiiiaie. Ton pourrait déuommcr épilepsie d'origine gastrointestinale, je ne saurais le faire encore avec les faits démon observation personnelle. Les troubles digestifs ne me semblent agir que comme agents provocateurs des crises chez des individus en imminence virtuelle d'attaques, mais ils ne créent pas do toute pièce la maladie épileptique ; car, si je connais des cas où un bon traitement gastrique a diminué et espacé quelquefois considérablement les crises, je n'en connais pas encore où il ait annihilé l'efet d'autres incitations à la crise et guéri définitivement l'épi lepsie vraie.

11 y a quelques années, j'ai soigné avec Goldschmidt une jeune fille de vingt-quatre ans atteinte d'une forme grave d'épilepsie. Tous les jours, elle avait trois ou quatre absences et, chaque mois environ, unegrande crise convulsive. Elle avait été gorgée de bromure de polassiumy sans succès. Elle présentait le type le plus parfait des fermentations gastriques. En raison de la prédominance indéniable de celles-ci, nous pensâmes qu'il y avait une sollicitation gastrique des crises et peut-être une épilepsie vraiment gastro-intestinale, et nous instituâmes un traitement dans ce sens. Très rapidement les crises diminuèrent, puis disparurent, à tel point que la guérison semblait obtenue. Mais les attaques de petit mal se reproduisirent plus tard, quoique avec moins de fréquence et d'intensité, à la suite d'une gi*andc peine morale. La sollicitation gastrique était remplacée par une sollicitation psychique: l'opportunité morbide, atténuée pour un temps, avait été mise en jeu dès qu'une cause occasionnelle nouvelle s'était présentée.

D'autre part, j'admets avec tout le monde que les troubles gastriques peuvent, chez certains névropathes prédisposés, créer des accès épileptiformes à répétition dont l'attaque ressemble parfois à s'y méprendre à celle de l'épilepsie vraie.

Le rôle ^* Mathieu* a cilé un cas où les troubles digestifs

des troubles avaient provoqué des crises d'épilepsie jacksonnienne,

daS*réuotogie sivec OU sans perle de connaissance, chez une malade

états MnîSSis. atteinte d'alhétose post-hémiplégique due sans

doute à une lésion corticale du cerveau gauche portant sur les circonvolutions frontales ascendantes au niveau des centres moteurs des membres.

M. DE Fleury a publié l'observation d'un artério-scléreux qui fut atteint d'aphasie transitoire avec délire que le regfime lacté fit disparaître.

DiGNAT a raconté l'histoire d'une malade hémiplégique avec contracture secondaire permanente qui présente de temps à autre une augmentation de la contracture coïncidant avec des écarts de régime et de la constipation.

Cautru* a vu deux petites filles choréiques chez lesquelles les accidents constituaient une sorte de réflexe dont le point de départ était une entérite muco-membraneuse, car un régime alimentaire et une saison à Châtel-Guyon suffirent pour amener la guérison.

Moi-même, j'ai observé maintes fois Tinfluence des troubles stomacaux sur les convulsions des enfants, sur certains tics, sur quelques cas de spasmes fonctionnels, sur les mouvements choréi formes survenant chez des névropathes à l'occasion d'un accès de dyspepsie hypersthénique ou de fermentations gastriques. Dans ces cas, qu'il serait trop long de rapporter, la réalité de l'influence stomacale fut confirmée par le succès du traitement gastrique.

Le diaonosuc. ^^ rccherchc dcs troubles gastriques s'impose donc

dans tous les cas d'épilepsie vraie, dans les accès épileptiformes de quelque origine qu'ils paraissent, dans la chorée et les pseudo-chorces, dans les convulsions des enfants et, en général, dans tous les états convulsifs. N'oubliez pas que les vicialions digestives sont alors fréquemment latentes et qu'il sera nécessairede recourir à l'analyse du chimisme stomacal, ou au moins de ne pas se contenter des réponses du malade ni de l'absence de symptômes subjectifs, et de pratiquer l'examen complet des organes digestifs.

Celte recherche s'impose à cause de la sanction

Le régime. , , . tu

thérapeutique qu elle comporte, et cette sanction

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