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En moyenne, et sauf en ce qui concerne Tacicle urique, il y a une légère diminution dans le taux de chaque catégorie de matières organiques; mais cette diminution est minime et ne constitue pas un élément assez différent de ce qui se passe dans les autres dyspepsies pour entrer en ligne de compte et être considérée comme particulière aux dyspepsies compliquées de dermatoses.
Sans entrer dans des détails qui seraient fastidieux, je puis dire qu'il en est de même pour les matières inorganiques. Leur diminution est trop faible pour fixer rien de caractéristique.
Les rapports, d'échange.
L'examen des rapports d'échange fournit les
enseignements suivants :
Le coefficient d'oxydation azotée est presque toujours un peu abaissé. Il tombe, en moyenne, à 80,8 p. 100. Cette moyenne correspond réellement à la majorité des cas ; car, seulement dans deux cas sur douze, ce coefficient a dépassé quelque peu la normale.
Le coefficient de déminéralisation est presque toujours un peu trop élevé et atteint, en moyenne, 34,4 p. 100.
Lerapportdes matériaux inorganiques à l'azote total, rapport qui exprime la quantité de matière minérale du sol organique nécessaire pour mobiliser 1 gramme d'azote, est supérieur à la normale etatieini, en moyenne, 1,42.
Le rapport de l'acide phosphorique total à l'azote total s abaisse à 15 p. 100.
Le rapport du chlore à l'azote total s'élève à 65 p. 100.
LES DERMATOSES H ORIGINE GASIRIQIÎE 725
En résumé, on observe dans le prurigo et l'eczéma d*origine dyspeptique :
l'' Une diminution minime de la nutrition organique, coïncidant avec une augmentation relative de la nutrition inorganique;
i" Un certain abaissement des oxydations azotées ;
;}** La mise en œuvre d'une trop grande quantité de matière minérale pour la quantité d'azote mobilisé;
VUne diminution dans l'activité des échanges nerveux ;
5* Une légère élévation dans le rapport du chlore à Tazole total.
Je répète que rien de tout ceci n'est caractéristique et que nous ne pouvons fonder aucune palho;:[énie sur des variations de si maigre importance. Mais vous verrez tout à l'heure comment elles peuvent fournir quelques indications au sujet du traitement.
Les éch ^^°^ ^^"^ ^^^ d'hypersthénie gastrique avec sueurs
dans profuses, jc u'ai rien remarqué de spécial du côté de ^^ ^" la nutrition, si ce n'est la présence dans l'urine de traces d'albumine (albuminurie dyspeptique fonctionnelle).
Les échanges Nous avous cu aussi l'occasiou d'cxamincr les
la dermatite échaugcs chcz uu cufaut dyspcptiquc de quinze ans,.
exiouatrice. qui eulplusicurs poussécsdc dcrmalitc cxfoliatrice. Nous avons été frappés par les points suivants :
IMIaule densité (1,027);
2" Excès de la dénutrition organique (0,77 par kilogramme de poids au lieu de 0,68 à cet âgej ;
3" Diminution des échanges inorganiques (0,40 au lieu de 0,54) ;
4* Excès d'azote total (0,302 au lieu de 0,250) ;
5'' Diminution de l'acide phosphorîque total (0,025 au lieu de 0,041).
Du côté des rapports d'échange, il y avait :
V Diminution du coefficient des oxydations azotées (80,4 p. 100 au lieu de 88,4 p. 100) ;
2** Diminution du coefficient de déminéralisation (â4p. 100 au lieu de 43 p. 100) ;
3' Diminution du rapport de l'acide phosphorique total à l'azoïe total (8,5 p. 100 au lieu de 15,8 p. 100) ;
4* Diminution du rapport du chlore à l'azote total (56 p. 100 au lieu de 86 p. 100).
Nous ne pouvons tirer aucune conclusion de ce seul cas que nous devons nous borner à enregistrer à litre de document d'attente.
En résumé, la recherche des troubles de la nutrition élémentaire ne renseigne en rien sur le mécanisme cherché ; mais la théiapeutique peut en tirer parti.
Les aitérauons du H est parrailemcnt rationnel de supposer que les muiea aangnin. fermentations gastriques ou mieux les principes irritants engendrés par ces fermentations agissent sur la peau par l'intermédiaire de lésions sanguines qu'ils provoqueraient. En fait, les auteurs qui se sont occupé^ de la question ont fréquemment trouvé des modifications multiples du milieu sanguin dans les dermatoses. Peter a trouvé fréquemment, sinon constamment, de i'éosinophilie dans les prurigos. Celte éosinophilie est très marquée; elle s'élève en moyenne à 8 ou 9 p. 100; elle peut atteindre, dans quelques cas, 10, 15 et 17 p. 100, quand le chiffre normal des éosinophiles en circulation ne varie que de 1 à 2 p. 100.
Le même auteur a également observé I'éosinophilie chez un certain nombre d'eczémateux, et ce fait vient confirmer le rapport existant enlre le prurigo et l'eczéma, rapport qui ressort également de l'examen du chimisme stomacal.
Lazarus a noté Téosinophilie dans un cas d'urticaire. Nous avons examiné nous-même plusieurs urticariens ; tous ont des lésions marquées du sang ; dans un cas d'urticaire consécutive à des fermentations gastriques, nous avons consialé, en particulier, la présence de cellules basophiles qui sont des éléments anormaux du sang.
Un grand nombre de ces lésions ont certainement précédé l'urticaire et se rattachent soit aux troubles gastriques, soit à l'alcoolisme, soit à la chlorose. La poussée urticarienne s'accompagne de leucocyiose avecpolynucléose et, lorsqu'elledisparaît,onpeut observer I'éosinophilie.
Il résulte de ces faits, comme de ceux qu'on observe aussi dans d'autres dermatoses, que le sang est fréquemment altéré au cours de celles-ci. Et quand, dans leur étiologie, ligure un état dyspeptique aussi net que celui que nous avons constaté, n'est-il pas logique d'admettre ou tout au moins de soupçonner que les acides engendrés dans l'estomac agissent sur le milieu sanguin et, par son intermédiaire, sur la peau?
, , ^, Sous rinllucnce des brillantes généralisations de
Les troubles ^
du Leloir, de ScuwiMMER, de Lewin, etc., on fit jouer au
878 e nerveux, gyg^^^^ ncrvcux uuc part cousidérablc et prépondé-
LES DEItMATOSES D'OItlUI.NK GASTRIQUE lil
raate dans la genèse du plus grand nombre des dennaiûses. Non seulement on admit ajuste titre que des lésionscutanées graves pouvaient se développer à la suite des névrites, mais on étendit celte inDueuce à des lésioDs complexes ayant une évolution propre, comme l'eczéma, le lichen plan, les érythèmes. L'excitation d'origine dynamique des filels trophiques paraissait capable d'amener la diapédésc et lous les phénomènes de l'iotlammation, la vésicuiation, la phlyctt;nisalion, la sclérose. Et tout ce qui semblait dilTicile à comprendre dansl'origine et l'évolution des dermatoses fui expliqué par lasédui< s;mle hypothèse des actions nerveuses directes, réflexes ou vaso-motrices.
L'entrée en scène des doctrines microbiologiques a singulièrement amoindri la portée de cette hâtive généralisation. En ce qui concerne les prurigos, E. Besnier déclare qu'il n'existe proiublement aucun prurit qui puisse être rapporté à un trouble immatériel de l'innervalion, à une névrose pure, à une névrodermie. Tout porte à croire que le prurit est causé par une irritation, mais qu'il varie d'intensité suivant la susceptibilité nerveuse du malade. Si le système nerveux central intervient dans sa genèse, c'est à titre secondaire. Et n'est-il pas plus rationne), dans le cas qui nous occupe, d'admettre que les acides de fermentation qui s'éliminent par la peau irritent directement les filets sensitifs du derme, imlalioo qui peut retentir par voie centripète sur le système nerveux central, que d'invoquer une action primitive sur les centres qui réagiraient par des effets centrifuges du côté de la peau ?
L'intervention directe du système nerveux central semble donc d'autant plus hypothétique qu'aucun fait précis ne la vient confirmer.
L'tiiuiauKtD Les recherches que nous avons instituées sur l'éli-
a» *teii^ùim minalion directe des acides de fermentation par la peau
mrupMD. QQijg Qut permis de constater trois faits importants.
Le premier, c'est que, chez les prurigineux eczémateux, la sueur a une acidité presque double de la normale. Dans deux cas où nous avons pu recueillir une petite quantité de sueur après l'administration ànjaborandi, celte acidité exprimée en acide lactique s'est élevée à i^,25elà3",75p.lO0.
Le second fait n'est pas moins caractéristique. J'ai montré jadis que, pendant la sudation provoquée par le jfl6oran(/t, les premières gouttelettes de sueur sécrétée avaient une réaction plus ou moins acide, mais que celte acidité diminuait au fur et à mesure que la sudation se prolongeait et qu'ù la fin de cette dernière la sueur présentait une réaction neutre ou à peine acide. Or il n'en va pas ainsi
chez les prurigineux eczémaleux, dont la sueur conserve son acidité augmentée jusqu'à la fin de la sudation. Dans un cas, nous avons vu la sueur, à peine acide au début, devenir peu à peu plus acide^ pour atteindre le maximum d'acidité à la fin de la sudation.
Le troisième fait est la constatation directe de l'acide lactique dans la sueur chez deux malades où les fermentations lactiques étaient très marquées dans le contenu stomacal.
Il suffit de mettre ces trois faits en présence de l'hypothèse nerveuse, qui, elle, ne peut fournir à son actif que des coïncidences ou des analogies, pour faire aussitôt pencher la balance du côté de l'hypothèse de l'irritation directe des filets sensitifs du derme par l'élimination cutanée des produits directs ou indirects des fermentations gastriques.
u péfumé Quelles conclusions peut-on tirer de ces recherches?
pauiogéniqae. ^'g^Qi^j \q [^îi indéniable du rapport qui existe entre
certaines dermatoses, le prurigo en particulier, et la dyspepsie de fermentation, surtout quand celle-ci prend la forme butyrique. Puis l'existence de lésions sanguines dont il est bien difficile de ne pas tenir compte, et dont le rôle d'intermédiaire paraît tout au moins fort probable. Enfin les lésions du sang ne sont probablement pas les seules qui jouent ce rôle d'intermédiaire, et il parait nécessaire de faire une part plus grande à l'élimination des acides par la sueur et dans certaines circonstances, peut-être, à l'influence, toujours discutable, mais aussi toujours possible, du système nerveux.
La preuve thérapeutique. — Les indications du traitement. — Le traitement de la dyspepsie causale, des troubles communs et des troubles spéciaux des échanges. — Le traitement local. —
L'eau silicatée composée. — Le baume du Commandeur.
La preuve Ccttepathogénic nouvelle d'un grand nombre de der-
thérapeouqae niatoscs comportc aussi uuc thérapeutique spéciale qui associe un traitement externe et local au traitement des fermentations gastriques. L'action de ce traitement sera même un moyen de fixer la valeur de cette pathogénie; s'il réussit, c'est que vraiment l'influence stomacale prend une part importante dans la genèse des accidents cutanés; s'il échoue, c'est que les troubles gastriques sont
coDtÏDgents. Or, pour ne parler que des 30 malades qui ont fait l'objet de noire première série de recherches, 17 ont suivi régulièrement le traitement, les uns à l'hôpital de la Pitié, les autres en ville sous la direction de Leredde. Sur ces 1 7 cas, nous comptons : 7 guérisous complètes; 7 améliorations considérables; 3 états station naires.
Quand on pense à la ténacité du prurigo et de l'eczéma, ces résultats sont extrêmement satisfaisants , surtout si l'on considère l'ancienneté de la maladie chez ta plupart de nos malades. L'un d'eux, qui est resté deux mois au n° 7 de la salle Serres, était im homme de cinquante ans atteint de prurigo et d'eczéma généralisés durant depuis vingt ans et ayant résisté à tous les iraitemenls. 11 présentait tous les signes de l'hypersthénie gastrique compliquée de fcrmeDtations et, chose assez remarquable, il y avait une sorte d'allernaoce entre l'intensité de l'eczéma et des symptômes gastriques. Après deu\ mois de traitement, il ne restait plus irace de sa longue maladie, au grand élonnement du sujet lui-même. Une femme de quarante-cinq ans, couchée au n* 40 de la salle Valleix, pâle, amaijH'ie, toussant, avait tout à fait l'apparence d'une phtisique. Mais cette déchéance organique reconnaissait comme cause unique un prurigo d'une extrême intensité qui privait cette malheureuse de tout sommeil. Elle sortit guérie de l'hôpital de la Pitié après six semaines de Iraitemenl '.
De même, le traitement de la dyspepsie est un adjuvant précieux du traitement externe du l'acné, et j'ai eu-aussi maintes fois à me féliciter d'avoir soigné l'eslomac chez des individus atteints de séborrhée du cuir chevelu avec alopécie progressive. On peut dire que, dans tous ces cas, les traitements interne et externe doivent s'associer pour produire leur maximum d'effet.
On commencera donc par déterminer la forme de la dyspepsie et on la soignera par les moyens que vous connaissez.
i. Durée antérieure de ta matadie diDl tel Cl
j G.ÉH,SON
AliËUOHATION
ÉTAT STATlONHAmE
1 moi».
Sans.
Puis OD recherchera s'il exisle un trouble quelconque dans les échanges. Comme je l'ai dit loul à l'heure, aucun des troubies Dulritifs communs aux dermatoses d'origine dyspeptique n'esl suffisamment accenlué pour entrer en ligne de compte dans la patîiogénie; cependant on doit faire état de la diminulioD des oxydations azotées, de ramoindrissemenl de l'activité des ûcliani;es nerveux et de l'élévation du rapport du chlore à l'azote total.
On étudiera ensuite tes échanges particuliers du malade, et on verra s'il ne présente pas une accentuation d'un des troubles nutritifs qui précëdeut, afin de le viser plus parlicuUèiemeut dans la thérapeutique.
Eolio il faut savoir que, chez certains sujets, il peut exister uoe variation nutritive différente de celles que j'ai citées; cette variation nécessiterait alors une thérapeutique particulière. Ainsi, par exemple, l'un de nos malades, eczémateux, intertrigineux, sujet aux poussées furonculeuses, avait un syndrome nutritif très particulier dont les termes principaux étaient :
1° Une augmentation énorme de l'urée, s'élevanL à 6^',42 par vingt-quatre heures et 0°',734 par kilogramme du poids, avec un coefficient d'oxydation azotée de 91 p. 100;
â° Une augmentation énorme aussi des matières ternaires {23=',10 par vingt-quatre heures);
3" Une augmentation aussi grande de l'acide sulfurique conjugué (0'",826 par vingt-quatre heures) dénotant l'activité des fermentations intestinales.
Evidemment, dans ce cas, il fallait amoindrir cette nutrition et ces lermentalions exagérées, avant de penser à traiter l'état dyspeptique et les dermatoses.
Donc, voiti déjà trois indications à remplir : l'indication de l:i dyspepsie, l'indication des troubles communs de ta nutrition, l'indication des troubles spéciaux de la nu tri lion, s'il en existe.
En ce qui touche l'indication de la dyspepsie, on agira suivant la forme de la dyspepsie; maison n'oubliera pas que celle dyspepsie, quelle que soil sa forme, se complique de fomentations. Le fluorure d'ammonium, s'il s'agit de fermentation lactique, et Vérythrol, s'il s'agit de fermentation butyrique, sont ici spécialement indiqués et nous ont rendu les plus grands services.
Dans les cas anciens et rebelles, il y a un réel avantage à commencer par soumettre le malade au réijime lacté absolu pen-
^mm
Lies DERMATOSES U'ORIGINE «iASTRIQUE 731
liant une période de temps variant de huit jours ù un mois. J'ai hésité longtemps à user du régime lacté chez ces malades, parce que, sous rinDueDce du lait, on voit souvent augmenter les acides de rermeatation auxquels nous attribuons un r6le important dans la {■eoése des accidents cutanés; mais il n'en est pas de même avec le lait itérilisé ; pendant son emploi, nous avons vu presque toujours iliminuer ces acides de fermentation, en même temps que s'améliore ta dermatose.
utrutMtnt Vient roainlenanl l'indication fournie par les
'Zi^^' troubles commuas de la nutrition. Il serait trop dM tehugu. [ong d'exposer en ce moment les moyens propres à les modifier'. Nous signalerons l'emploi des agents destinés à relever les oxydations, à savoir : la diminution de l'alimentation hydroairbome et grasse, l'emploi de certains sels minéraux, comme le sulfate de soitde à petites doses, et de quelques médicaments, comme les kypophosphites elles itrychniques, etc.
Pour abaisser le rapport des éléments inorganiques à l'azoteet le rapport du chlore à l'azote total, on restreindia simplement la quantité du chlorure de soiUum dans l'atimenlation.
Quant à la diminution des échanges phosphores, elle est justiciable des strychniques, des hypopliosphiles et des ijlycérophosphates.
utrutoMot Ënlin,encas d'un trouble nutritif particulier,
trMbki *ï*éeuia comme cclui quc je vous ai donné en exempte, on
da «ciuagM. diminuera \' alimentation azotée et les aliments kydrocarboHès ou. gras ; on augmentera les légumes et les fruits; on usera Aes arsenicaux à dose modérée, etc.
Il demeure bien entendu que l'on peut se trouver en présence d'un trouble des échanges tout à fait différent de celui-ci; alors le ti'aiteraeut devra nécessairement s'inspirer des circonstances.
Cette indication des troubles de la nutrition doitfttre remplie, en général, immédiatement après celle de la dyspepsie. Mais, dans la piatique, des cas très variés se présentent qui exigent, de la part du médecin, beaucoup de tact et d'expérience. Aussi la règle précédente tomporle-t-elle de nombreuses exceptions.
fa mitanrat Le traitement local de la dermatose ne saurait
''** être exposé ici. On trouvera, dans les remarquables tra-
I. Vojei une étude somnitiire ds cc« mojcn), pages Ëli6 el 667.
732 LES RETENTISSEME.NTS DES MALADIES DE LESTOUAC
vaux que E.Besmeh a consaci-és au Liaitemenl de l'eczéma', lous les renseignemeals dont on peut avoir besoin. (In somme, le Lraitement local des diverses dermatoses liées à la dyspepsie ne diffère en rien de leurs traitements classiques.
J'insisterai seulement sur un moyen de traitement local qui m'a donné des résultais très satisraisants.
L'MD (Uioctèe On commence par laver soigneusement les régions compoiét- atteintes avec de l'ouate hydrophile et stérilisée, imbibée d'une solution saline que je dénomme eau sUkalée composée et dont voici la composition et le mode de prt-paralion :
Ofi Silicate de soude O^jSO
Bicarbonate de chau\ i grammes
Sulfate de chaux O^fi^
Suirate de magnésie â grammes
Chlorure de sodium 10 —
Eau q. s. pour 1 lilre
Parmi les sels qui entrent dans la composition de ce liquide, il en est d'insolubles comme le bicarbonate de chaux el i& sulfale de chaux; aussi faut-il recourir à un artifice de préparation que j'ai réglé avec Bocrniuault de la façon suivante :
Dans un demi-litre d'eau deSellz du commerce, on ajoute d'abord \esulfaled4t clutux, puis ^S'^.â d'une solution àe chlorure de calcium à 50 p. lOO, puis 21",â d'une solution de carbonate de soude neutre à 50 p. 100. Il se fait, par double décomposition, du chlorure de sodium et du carbonate de chaux à l'état naissant qui, au contact de l'acide carbonique dissous dans l'eau, se transforme en bicarbonate (^ £Aau:r qui reste dissous. Au moment du mélange, le liquide se trouble ; mais il suffit d'agiter un peu pourque le trouble disparaisse. On dissout séparément le silicate de soude, le sulfate de magnésie et le chlorure de sodium, chacun dans environ 50 grammes d'eau, que l'on introduit successivement dans le mélange précédent. Et l'on complète le litre avec de l'eau ordinaire. Après vingt-quatre heures, s'il y a un léger dépôt, on le sépare par filtration ou décantation. Cette solution peut se conserver intacte pendant très longtemps.
Il est quelquefois préférable de pulvériser cette eau silicatée composée sur les parties atteintes au lieu de les laver simplement. En tout cas, on laisse sécher afin que les sels dissous dans l'eau fassent
lient des prurigos, Traité de Iht-
LES DEUMATOSES n'OlUGiNE GASTBK
une mince couclie isolante à la surrace de la peau, ensuite avec ud pinceau trempe dans le baume du (
LabBUDo C'est une vieille préparation i
«a coDnuDdMir. g^ipi^yg,. (g^g qyg [^ Uvrent les of
vous aurez quelquefois avantage à faire saturer Cap. Il siche aussitôt après son application et fon seplique qui soustrait la peau au contact de l'air el aïec les sels de Veau silicatèe composée, sur les en particulier sur le prurigo, une action palliativ irice.
Il faut avoir soin de ne pas appliquer plusieurs du Commandeur, car cela finirait par faire une so ficile à enlever. On répétera chaque malin la pu d'eau silicatèe composée, pour enlever la plus gi couche de baume appliquée la veille avant d'ci enduit.
Les rtO malades qui finirent dans ma slalist suivaat les indications précédentes. Les résultats mettent de juger de la valeur de cet ensemble thén