‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 72 sur 295 · Voyei pages 7tj4 et suivante · texte numérisé non relu

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ii2 LES RETENTISSEMENTS DES MALADIES DE L'ESTOMAC

ni

Le diagnostic des fausses utérines. — Leurs groupements

cliniques. — L'étiologie.

Lediagnosuc ^^ diagnostîc différentiel dcs utéropatliies

fft ^*térin d'origine gastrique d'avec les utéropathies associées à

des troubles digestifs, les utéropathies parallèles et les dyspepsies de cause utérine n'est pas toujours facile, car la complexité des cas est extrême. Avec Dalché, nous les avons classées ainsi qu'il suit :

Leur» ^* L^ premier groupe comprend les femmes qui

"dST^M** se plaignent d'accidents qu'elles rapportent à l'utérus et chez lesquelles l'examen le plus aUentif ne permet de reconnaître du côté de cet organe ni la moindre lésion, ni le moindre trouble fonctionnel. Ce sont des fausses utérines vraies, c'est-à-dire des dyspeptiques névropathes qui ont de simples sensations utérines subjectives relevant uniquement du traitement gastrique ;

2° Dans le deuxième groupe, l'examen direct ne dénote que des accidents locaux de minime importance (col granuleux ou légèrement exulcéré, ou rouge, ou un peu gros, ou leucorrhée, ménorrhagies, mélrorrhagies, aménorrhée, dysménorrhée, etc.). La malade rapporte tout à son utérus et, si elle parle de ses digestions, ce sera pour les rattacher à sa soi-disant maladie de matrice ou pour les considérer comme accessoires. Si ces troubles dyspeptiques se manifestent, entre autres symptômes, par des crises douloureuses, elle les met sur le compte, de l'utérus. Évidemment, tout traitement dirigé contre les seuls troubles utérins secondaires n'aura aucune chance de succès, et l'on ne se rendra maître des troubles locaux qu*en s* adressant à la dyspepsie causale. Ce sont les dyspeptiques utérines;

3** Le troisième groupe rassemble les cas où la maladie d'estomac vient aggraver une affection génitale précédente ou intercurrente. Ce sont les utérines méta-dyspeptiques;

4" Dans un quatrième groupe, nous plaçons les malades chez qui les accidents utérins et stomacaux paraissent avoir eu un début simultané, à la suite d'une couche par exemple, puis réagissent

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ensuite les uns sur les autres : c'est le cas de beaucoup d'utéropa- Ihies associées à la viscéroptose. Ce sont les utéro-dyspepliques ou viscéroptosiques de cause commune;

5** Le cinquième groupe renferme les cas où les organes génitaux sont primitivement malades et la dyspepsie nettement secondaire. Ce sont les utérines dyspeptiques.

Une minutieuse analyse des symptômes, l'étude attentive de tous les détails de révolution morbide, le désaccord entre l'importance de rélat utérin et les symptômes dyspeptiques, enfin et surtout, dans les cas difficiles, TinQuonce du traitement constitueront les plus importanls éléments du diagnostic.

L'éttoiogie Existc-t-il un rapport régulier entre certaines

formes de dyspepsie et certains troubles utérins déterminés? En aucune fagon. Sur 90 femmes observées avec Dalché, 44 présentaient de l'hypersthénie gastrique avec hyperchlorhydrie; i6 étaient hyposthéniqu e^ avec hypochlorhydrie, ou avaient un chimisme variable, ou des dyspepsies de fermentation, ou encore présentaient des ulcères stomacaux, des gastrites ulcéreuses, alcooliques, etc.

Cette prédominance de l'hypersthénie gastrique tient à deux causes. D'abord, et en dehors de toute considération gynécologique, c'est la plus fréquente des dyspepsies. Ensuite elle provoque des crises douloureuses à multiples irradiations auxquelles viennent se joindre les souffrances dues à la constipation chronique, à Tentérile muco-membraneuse, cette fréquente complication de l'hypersthénie; au moment des périodes menstruelles, les crises gastro-intestinales s'exaspèrent et prennent une acuité qui aggrave périodiquement l'état de la malade. Plus l'estomac va mal, plus s'exaspèrent et s'étendent les troubles utérins. Tout l'abdomen est douloureux ; le médecin finit par se laisser intluencer par les récils de la malade et se demande quel organe le plus atteint commande à tous les symptômes. La neurasthénie se greffe là-dessus avec son cortège de palpitations, de vertiges, dedyspnée, de troubles mentaux. Les malades pâlies et amaigries prennent le masque de la chlorose, et la complexité de cet ensemble déroute souvent les praticiens les plus éclairés. Mais je vous répète que l'on peut arriver à tout cela par une tout autre forme de dyspepsie et qu'aucune loi ne préside à l'apparition des troubles utérins qui s'implantent ou se succèdent les uns aux autres de la manière la plus irrégulière.

Par ordre de fréquence, on peut classer ainsiqu'il suit les troubles utérins précédents : la leucorrhée, l'aménorrhée, la dysmé-

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Qorrhée, les ménorrlia^ies et les mélror rhagies, la congestion tubo-ovai'ieDnc et quelquefois aussi la métri te chronique. Car, pour l'ulérus comme i>oui' tout autre organe, un simple trouble fonctionnel primitif ou secondaire peut à la longue, par sa répétition «t par sa coaiinuité, aboutir à une lésion matérielle. Le trouble fonctionnel sera l'étape initiale de la lésion organique, et une fausse utérine foDCtionnellc et secondaire peut devenir une vraie utérine.

Xe traitement. — Les indîcatiooB thérapeutiques. — Les traitemeiiUi de la dyspepsie et des viscéroptoses. — Le traitement utérin local, — La iKiiuorrhée, les iilcéi-alions du col, les dûvi.t Lions ni les prolapsus, la dysménorrhée, k's invnoi'rliat(it;s, l'aménorrliée. — Le traitement hydro- minéral.

L<a indiiwuiuia Le traiteiiicnl des rclenliâsements utérins desdjs-

turapantiques. pgpgjgj gg^ quclquefûls U'unc gruudc dilTiculté, puisqu'il ■doit tenir compte de la filiation des accidents dans la hiérarchisalion <les moyens tlicrapeuLiques, débiouiller l'enchevètrennent des réaclions réciproques de l'utérus et de l'estomac l'un sur l'autre et surveiller les «ongestions utéro-ovariennes répétées, les actes nerveui réflexes ou inhihitoires qui rendent Iesy.slème génital plus accessible aux infictions secondaires. En principe, il ne faut pas vous immobiliser dans le tj'aitement d'un seul de ces divers éléments morbides, cet élément vous parût- il essentiel et primordial et prit-il une pari prépondérante dans l'expression symptomatique de la maladie. Mais je vous conseille en même temps de vous abi^tenir, en fait de thérapeutique utérine, de tout moyen violent, de toute intervention chirurgicale, même de celles réputées les plus bénignes, telles que curetlage, redressement de l'utérus, cautérisations quelconques, et cela quand bien même les troubles utérins occuperaient la première place parmi les préoccupations de la malade et même parmi les vôtres. J'ai la conviction qu'en gynécolo|iie on a trop l'ait de chirurgie, trop oublié la médecine dont les résultais sont bien des fois plus décisifs que les graves opérations dont on abuse si facilement aujourd'hui.

Le« iraimnenu Reconuaisscz d'abord la variété de dyspepsie à ■"f- laquelle vous avez affaire el commencez par en insti-

Mwu- tuer le traitement systématique. Rétablissez I équilibre des viscères abdominaux en conseillant le

rv^.^p^' «c ■ J^ ■

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porl d'une ceinture hypogasirique moins haute et plus souple que la sangle de Glénard et qui soulève le ventre par en dessous au lieu de le comprimer. En cas de rein mobile, celte ceinture sera munie d'une pelote ovalaire douce, h grosse extrémité en dedans qui soulève et maintienne le rein sans peser sur lui^

Ordonnez, sinon le repos an 111, du moins le maximum d'immobilité mr une chaise longue, surtout après les repas.

Surveillez les fonctions intestinales, combattez énergiquement lacoprostase, et faites pratiquer quotidiennement de grandes irrigations rectales avec de Veau bouillie tiède.

Tentez de modifier la nutrition de la paroi abdominale et d'influencer le système nerveux par les moyens ultérieurement indiqués^ et par le port de la compresse échauffante abdominale^. Suivant la susceptibilité des malades, celte compresse sera préparée i Veau ordinaire ou à Veau salée à 10 p. 400, ou encore à Veau-mère de Biarritz ou de Salies-de-Béarn.

u traitement Parallèlement à la médication de la dyspepsie ou

ntériniocai. j^ ]^ viscéroplosc, occupcz-vous dcs manifestations utérines qui sont souvent très améliorées par une série de petits moyens médicaux dont je vais vous donner le résumé.

u lencorrhée. ^^ ^'^^ ^^ leucorrhéc, la malade fera malin et

soir, dans la situation couchée, une irrigation vaginale lente avec la préparation suivante :

y Eau bouillie à 35«-40'^ 2 litres

Tannin 1 cuillerée à café

Laudanum de Sydenliam XL gouttes

Dissolvez.

Les oicérattoDs Eu cas d'cxulcéraliou du col utérin, faites une

^^' injection antiseptique , soit avec Veau bouilliey soit

avec de la liqueur de Van Swieten étendue de cinq à neuf fois son

volume d'eau, et appliquez ensuite sur le col de l'utérus un tampon

àe coton hydrophile imbibé du glycérolé tannique suivant :

¥ Tannin )

ri, . . \ aâ. 50 grammes

Glycémie pure ) ^

F.s.a. Glycérolé.

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