‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 78 sur 295 · Cciulura n" t, en pUo · texte numérisé non relu

Cciulura n" t, en pUo

! la ceinture n' 4 en place. On voit que le est réalisé à peu près complètement, mais ■curilé qu'à l'aide des modèles précédents,

i ptôses, celle du rein demande une conale, quand l'oi^ane est très mobile ou très djonction d'une pelote aux ceintures ciis les cas simples. Les pelotes seront en On les place toujours trop haut; car leur irectemenl le rein, mais de soulever le pairein doit s'appuyer comme sur un coussin s fixer les pelotes immédiatement au-dessus de la ceinture. Dans les cas plus graves, eprésenté dans la figure i 6, soit une plaque i et un sous-cuisse.

dages sont fréquemment fort mal supsimplemenl parce qu'ils sont mal placés.

7Gi LES RETENTISSEMENTS DES MALADIES SUR L'ESTOMAC

Le plus souvent, le malade fait sa toilette; puis, au moment de passer ses vêtements, il met sa ceinture, debout. Or, qu'il s'agisse d'une plaque rénale ou d'une ceinture ordinaire , c'est là une mauvaise pratique. En effet, la station debout fait descendre les organes et, naturellement, quand on pose l'appareil de contention, il vient s'appliquer sur les organes qu'il devrait soutenir et il les comprime, il faut donc absolument que ces appareils soient rais en place dans le décubitus. Le malade étant couché, le rein doit être refoulé en situation normale et, alors seulement, la ceinture est appliquée. Dans ces conditions, le rein trouve un support quand le malade reprend la station debout et le résullat cherché est atteint.

Mais, pour que cette pelile opération puisse être faite en connaissance de cause, il est absolument nécessaire que votre sujet apprenne à reconnaître son rein dans l'abdomen ; il faut donc que le médecin lui enseigne à le distinguer des autres organes. La main droite refoulant la région rénale (le malade étant couché), l'autre main fouille dans la fosse iliaque et cherche le rein. On pourrait le confondre avec de la coprostase, mais celle-ci est peu mobile et surtout elle n'est pas refoulable ; le rein, au contraire, une fois saisi entre les deux mains, se refoule naturellement vers sa situation normale. La vésicule biliaire distendue pourrait aussi être confondue avec le rein, mais elle est placée beaucoup plus haut, près des côtes; elle est peu mobile et, surtout, elle est de consistance beaucoup plus molle. Une fois le malade au courant de toutes ces petites manœuvres, au fond très faciles, il arrive à appliquer régulièrement sa ceinture dans les meilleures conditions.

Les toniques Le port dc la ccinturc n'est pas le seul moyen à

de la paroi opposcr au déséquilibre abdominal. Il faut y adjoindre

les moyens capables de rendre à la paroi abdominale

la tonicité qui lui manque. Ces moyens sont les compresses éclmuf"

, fautes et un massage spéciaL

Les compresses Lcs compvesses écluiuffantes sont très employées en échaoïfanus. i^^ggjg^ ^^ Allemagne et en Autriche. On prend une serviette de toile, pliée en long, et on la trempe dans Veau froide ; puis on l'applique sur le ventre, on la recouvre de taffetas gommé, d'une grande feuille d'ouate, et Ton fixe le tout avec une bande de flanelle. Elle doit être gardée toute la nuit; mais au début, en raison delà gène qu'elle cause parfois, on ne la maintient que pendant deux ou trois heures. Ensuite on augmente peu à peu la durée de l'application. La compresse froide s'échauffe rapidement et forme une sorte de bain

L'ESTÉROPTOSE 765

;euQe action sédative sur les organes abdolasmes intestinaux. On peut remplacer l'eau hlorurées-sodiques fortes ou même par des obtenir des effets stimulants. Dans ce dernier eaux-mères chlorurées-sodiques et calciqiies, Iden et àtSaliHs-du-Jura;c^T\ei eaux -mères ; de Biarritz et de Saties-de-Iiearn jouissédatives.

ssage consiste en un eflleurage très léger et ie la paroi abdominale. Cette manœuvre sera ec la paume de la main appliquée à plat, et > la friction sera douce, meilleur sera l'effet. : vingt-cinq à (renie minutes. On a^ira partiction des fibres musculaires.

assage, vous joindrez l'usage de pommades et nts excitants, dont voici les formules :

)mique 1 gramme

'alumine 2 grammes

oin q. s. pour aromatiser

F. s. a. Pommade.

rvira pour le massage. On fera précéder l'apî ècliauffantc d'une friction avec le Uniment

iquina J

vanti [ â&à. 100 grammes

le i gramme

vomiquc 25 grammes

F.s.a. Linimenl.

lieraent être appliqué, au réveil, sur le ventre ite d'une ceinture de flanelle.

au traitement gastrique qui devra être associé ques précédentes, il dépendra de la forme de :e que révélera, en cas d'hésitation, l'examen

chimique du conleou stomacal. Dans la plupart des cas, il s'agit de l'insuffisance gastrique avec hypochlorhydrie, compliquée ou non de fermentations secondaires.

On ordonnera donc, en dehors du réijime et de Vhyijiéne indiqués dans cette forme de dyspepsie. Veau pure ou telle eau minérale indifférente ea boisson. On administrera cinq minutes avant les repas une cuillerée à café à'èlixir de Gendrin ou un cachet coiniiusc mic sels potassiques et à l'ipéca ' et, aussitôt apiès les repas, X gouttes de la mixture composée à la teinture de fèves de Saint-Ignace don\ les alca- Irychniques ne seront pas sans action sur la laxilo des tissus '.

^^^ On associera à cette médication les gr-hides iiriga-

tions rectales avec de l'eau bouillie, répcltîcs deux à s par semaine, et les pilules laxatives composées à l'aloès et au végétal^ qui m'ont paru mieux réussir que les laxuliff, salins. SARD, donne le matin, à Jeun, en cas d'absence ou d'insuffiles garde-robes, un des paquets suivants dissous dans un !rre d'eau tiède :

Sulfate de soude 70 grammes

Sulfate de magnésie 30 —

Mélei et divisez en dix paquets.

e solution saline est plus facilement prise et toléiée si on >nne d'un peu à' eau de Seltz.

i constipation a un caractère spasmodique, on se trouvera bien ment huileux de Kiisshaul.

wusn. On usera largement des injections sous-culanèes de ^" ghjcérophosphate de sonde auxquelles j'ai dû plusieurs ^^w succès et qui agissent, à la fois, sur l'élément neurasthénique lié à l'entéroptose et sur la débilité nerveuse et atonie générale qui figurent à l'origine de lous les cas d'en-

i«du L'électricité statique, le massage de l'ubdvinen sui-

■""' vaut la méthode de Geoffroy, Vhydrot fiera pie générale it être employés aussi avec avantage dans certains cas

1 page 38Î.

;i page .^85.

SI page 395.

L'ESTÉROPTOSE Tfi7

La question du traitement chirurgical de l'enléroptose a été posée à la Société belge de cliirurçie par Gallbt, Rouffart et Depage ', puis par Lambotte', et l'ensemble des travaux sur la question a élé bien résumé par G. Ducatte'. Le but qu'on se propose esl de fixer les viscères ptosés par la produclion d'adhérences artillcielles et de remédier à la laxilé de la paroi abdomiDale par la résection d'un lambeau de celle-ci. 11 est permis d'affii-mer dès maiotenant que, malgré les cas favorables publiés, la méthode sanglante ne constituera jamais dans le traitement de l'enléroplose qu'une infime exception et que ni ses indications, ni ses coDlre-itidicalioos, ni les règles de l'intervention ne sont précisées. Le fasseot-elles, il faudrait encore se demander si les adhérences artificiellement formées ne nuiront pas aux mouvements périslaltiques de riDlestin, si elles offriront une assez grande résistance pour assurer la stabilité de l'oiyane et, surtout, s'il n'est pas possible qu'elles deviennent la cause de douleurs pennanenles et même d'étranglement inleslinal. Toutes ces raisons sont suffisantes pour réduire l'intervention chirurgicale à des cas d'une extrême rareté qu'il est même impossible de préciser.

^ dyspepsie des constipés. — Les reteatlBsements gastriques de la diarrhée, des entérites, etc. — La dyspepsie des hémorrhoîdes, des vers intestinaux, des hernies en général et des lieraies ombilloalee.

Nous connaissons moins bien les dyspepsies intestinales que les dyspepsies gastriques j aussi faiton plus difficilement le diagnostic de celles-là et *•- passent-elles plus souvent inaperçues, à moins de se révéler par quelque symptôme très localisé, comme la constipation ou la diarrhée. Encore est-il bien difficile de décider si cette constipation ou cette diarrhée sont primitivement intestinales ou ne dépendent pas d'une conséquence intestinale d'un trouble gastrique antécédent.

I. Gallet, RODFrART, DcPAce. — AnnaUt de ta Société beige de chirurgie, 1893.

î- LimoTTE. — Annatei de ta Société belge de chirurgie, Sï décembre 1895 et ISjuTisr 1896.

3. G. nDcuTE. — Les ptoici du gros intestin «t leurs complication» clitrurgicalâs. baie analomique et crilir|ue, Thèie de Paris, 1S9B.

La dyspepsie Maîs ce qu'i est indéniable, c'esl Tinfluence sur les

des constipés, fonctions gastdques de la constipation habituelle. Nombre de cas d'hyperslhénie gastrique ne reconnaissent pas d'autre cause. Le trouble gastrique prend d'abord une allure intermittente, presque paroxystique, et plus tard devient permanent, en aggravant pour son propre compte le trouble intestinal primitif. Ceci s'observe surtout de dix-huit à vingt-cinq ans, chez les individus constipés dès leur première enfance.

Il m'a été donné de voir la réalisation, pour ainsi dire expérimentale, de cette variété de dyspepsie chez une Américaine que je soignais avec Second pour une obstruction intestinale provoquée par des adhérences d'origine salpingitique. Pendant les neuf jours qui précédèrent Topéralion de l'anus contre nature, la malade, qui n'avait jamais souffert de Testomac avant son obstruction, fut prise d'horribles crises d'hypersthénie gastrique avec hyperchlorhydrie dont on vit se développer rapidement chez elle tout l'ensemble symptomalique. Quand l'intestin fut ouvert, l'acidité des liquides qui s'écoulaient par l'anus artificiel était telle que la peau de l'abdomen fut en quelque sorte digérée aux alentours de la plaie, malgré la saturation que l'on pratiquait énergiquement du côté de l'estomac. On ne parvint à arrêter cette sorte d'auto-digeslion qu'en pansant l'anus artificiel et sa périphérie avec un mélange de magnésie hydratée et de sous-nitrate de bismulh. Plus tard, Second pratiqua Tablation de l'utérus et de ses annexes, libéra l'intestin et ferma l'anus artiûciel. Quand les matières fécales eurent repris leur libre cours, les troubles d'hypersécrétion gastrique cessèrent aussitôt. Ce qui s'est passé dans cette observation, sous l'influence d'une obstruction lente de l'intestin, se réalise fréquemment chez les constipés chroniques.

Le traitement. ^^ traitement de la constipation, dans les

dyspepsies secondairement développées, doit donc précéder toute thérapeutique gastrique. Cette indication esl de la plus haute importance. Elle domine à ce point la thérapeutique des maladies de l'estomac qu'aucune dyspepsie, suite ou cause de constipation, ne saurait guérir sans le traitement de celle-ci et que, dans bien des cas, on a vu des malades, qui se présentaient avec l'apparence de dyspeptiques, guérir d'une manière presque surprenante lorsqu'on rétablissait les fonctions de l'intestin, soit à l'aide de médicaments appropriés, soit grâce à l'usage de certaines eaux minérales comme Châtel'Guyon, Kissingen, Carlsbad, Brides, Aulus, Santenay ou Maizières, ou par les diverses médications précédemment étudiées*.

i . Voyez pages 294 à 296.

LES DYSPEPSIES UKS HÉMOftRHOÏDAlRES "69

Les notions précédeotes s'appliquent à la diarrhée vulgaire d'origine primilivement iolestinalc, 'a.i'^rtSS!' ^^^ diverses entérites, à la dysenterie et au ■"• carcinome de l'intestin qui finit par retentir sur

l'estomac et provoque, dans quelques cas, du catarrhe gastrique secondaire avec hypersécrétion muqueuse. Leur traitement devra toujours précéder celui du retentissement gastrique.

[«■ < Il n'est pas rare de voir des malades qui se plaignent

"de maux d'estomac, de digestions pénibles avec ballonnement du ventre, de production excessive de gaz avec constipation, et qui ne songent nullement aux rapports de leur maladie avec leshémorrholdes dont ils sont atTeclésà leur grande satisfaction*. >

Cette variété de retentissement intestinal sur l'estomac a été bien décrite par G. Sée qui lui reconnaît les symptômes suivants :

1° Sensations douloureuses au niveau et au-dessous de l'épigastre ;

î° fiallonnement du ventre après les repas, particulièrement quelques heures après l'ingestion des aliments ;

3* Éructations gazeuses ordinairement sans odeur;

4° Lenteur extrêmede ladigestion avec sensation de pesanteur locale dans la région sous-ombilicale;

5* Sentiment général de fatigue et de malaise;

6' Douleurs lombaires;

7* Constipation.

Ces troubles dyspeptiques où s'associent des symptômes gastriques et intestinaux s'améliorent rapidement par le traitement antihémorrhoïdal'.

Je vous signalerai encore les retentissements dyspeptiques des vers intestinaux'. Leur symplomatologie défie toute description, tant les sensations gastriques perçues sont multiples et irrégulières. Notez cependant la fréquence de la gastralgie, de l'état nauséeux, et l'irrégularité de l'appétit.

la i)7>p«piM Oq connaît les nombreux troubles dyspeptiques qui

^BtoÏÏr peuvent aCecter les hernieux. Ces troubles n'offrent

rien qui les différencie des dyspepsies ordinaires. Leur

caractère essentiel est de survenir plutôt par accès qui revêtent

1. Gerhain SËe. — Des djipepiies gaiIro-intesliDales, 1881, p. H6.

ï. Voje: page 5&S.

3. Vab DaGVESEH. — Observations médico-pli^Eiquïi sur les vers, p. 304, 1761.

l'apparence clinique d'une des fornies de dyspepsie que nous connaissons et qui cessent ordinairement quand on réduit ia liernie et qu'on la maintient à l'aide d'un bon bandaije.

udrupepsi» Aux dyspepsies qui compliquent les hernies ordi-

"^nTS*" naires joignons la dyspepsie hernieuse décrite par Zabé', qui se produit, plus fréquemment qu'on ne le pense, chez des individus porteurs de petites hernies ombilicales passant souvent inaperçues. Ces hernies se font jour à travers l'ouverture de la partie supérieure de l'anneau ombilical, ou à travers un orilice accidentel placé dans le voisinage de ce dernier, ou enda à travers les éraillures de la ligne blanche, au voisinage et principalement au-dessus de l'anneau.

Chez l'adulte, ces liei-nies sont très souvent constituées par un repli du grand épiploon.

Elles provoquent ordinairement des troubles dyspeptiques qui ressortisseot à la dyspepsie hypersthénique. Aussi est-il indispensable de les rechercher et de faire une attentive e:«ploration des replis de l'anneau et des parties avoisinanles, puisque de leur contention ou de leur guérison dépendent l'amélioration cita disparition delà dyspepsie.

L« trB]t«ii«iit. ^'^ traitement comporte d'abord la réduction de la hernie, quand celle-ci est possible, ou tout au moins sa contention à l'aide du bandage de Zabé, qui est constilué par une ceinture hypogastrique, munie vis-à-vis de l'ombilic d'une pelote ellipsoïde au centre de laquelle est fixé un boulon creui en caoutchouc rempli d'air, d'un diamètre proportionnel ù celui de la hernie, et d'une hauteur en rapport avec la dépression ombilicale. Chez les femmes maigres, on maintient la pelote sur la région ombilicale avec une bandelette en tissu élastique large de trois travers de doigt et s'agrafant sur la pelote même.

Avant d'appliquer le bandage, on tentera de réduire ta hernie par un massage très doux.

Dans les cas rebelles, la cuve radicale devra êlre tentée.

1, Ï*BÉ. — Djspppaios licrnieuscs, Purjj, 16UI.

DEUXIEME LEÇON

LES RETENTISSEMENTS GASTRIQUES DES MALADrES OU FOIE

LES RETENTISSEMENTS HËCAMQtJtS KT Ll MALADIE DU CORSET

LA LITHIASE BILIAIRE

■E DIABÈTE — LES FERMESTATIOSS GASTRIIJUES ET LE COMA DUBÉTIIJLE

LA CIRRHOSE HVPERTROPHIQUE AVEC ICTËRE

LES CIRRHOSES ATROPHIQUES - LE CAHCINOHC DU FOIE

LES KÏSTES HÏDATiytES

Les retQntiasflmentfl gastriques des déplacem^tts du foie. — X^n 'Aa.ladie du corset. — Les sympldmes et les variétés. — Le traitement.

""■prwi^oB L'iiyperliopliie el les déplacemenls du foie HtigioiB.° gênent les mouvements de l'estomac pendant la dig^esum^g tion et apporteal un certain obstacle à l'exptilsion de «•"eorart, gQjj contenu. Celle dyspepsie purement mécanique s'observe principalement chez les femmes, à la suite des déformations et des déplacements du foie par des corsets trop serrés. La maladie du corset a lait l'objet de nombreux travaux parmi lesquels vous devez relenii' ceux de Clozier (de Beauvais) ', de Bou- VERET ^ de Chapotot ^ et de Haïem .

Les déformations slomacales qu'elle engendre différent suivant le siège de la constriction.

t. Clozier. — Gairtte da hôpitaiu:. 3t) octobre I8K5, et Communications diverse) a rAcaéémie de médecine.

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