‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 80 sur 295 · I-V MALADIE DLi CORSET · texte numérisé non relu

I-V MALADIE DLi CORSET

Opiniâtre, puis le reloiilemenl en dedans de en sont les signes les plus précis.

lucaimixtM " ^^^ ^^^^ enlendu que ces vai

d'absolu et que, dans la pratique,

entre elles et forment le plus souvent des cas mixt

lm bridM On a noté aussi qu'il se produisait

ptritoDiiiH. jgg brides de péritonite chroni

foie et allant au pylore, au duodénum, au côlon. (

encore l'évacualion pyiorique, contribuent à la disi

et sont quelquefois l'origine de graves sténoses pyloi

u tratumeut ^^ traitement se compose des ]

vantes :

i° Supprimer le corset et le remplacer par ui mammaire usée par des bretelles qui passent sur nouveau corset abdominal, qui commence à être à la coup de mondaines et qui serait, soi-disant, exe du corset ordinaire, peut être utile dans les cas de la deuxième variété; mais il est, à coup sur, danger la troisième variété qu'il est même capable de créer puisqu'il tend à refouler en haut les organes de l'abc

2° Relever dottcement ['estomac distendu et le n soin, par Tune des ceintures que je vous ai décrites, abdominal, ou encore par une ceinture à pelot stomacale;

3° User des agents physiques, comme i'èleclrii ['hydrothérapie méthodique ;

4° Diminuer un peu les boissons pendant les re dire dans l'intervalle des repas ;

5' Recommander le semi-dècubitus dorsal après répartir le contenu stomacal à la partie postérieure lieu de le laisser s'accumuler dans la partie déclive.

Quand, aux troubles statiques d du fonun corset, viennent se joindre ceux del

oompllqaéaB. '

suitede grossesses qui déterminent SOI soit de la distension exagérée ou de l'afTaiblissen abdominale, on se trouve en présence de cas doc tique est extrêmement dillicile, dont l'aboutissant slhénie ou l'hypochondrie. Ces malades passe

n et de diagnostic en diagnostic; on les étiquette: neura- , rein mobile, entéro-colite muco-membraneuse, dilatation lomac, etc.; on fatigue leur estomac par des médicaments

moins iniempeslifs. Ils épuisent la série des agents physiques, ï Y hydrothérapie, Yélectricité, le massage ; ils passent en J'evue tiofis thermales et finissent par devenir la proie des empion des thaumaturges, entre les mains desquels ils trouvent

la guérison, ne fût-ce que parce qu'on ne surmène plus leur c avec des drogues inutiles. Ces malades sont justiciables des leiils combinés de l'enléroptose' et de la neurasthénie que*.

tentiBsementB gastriques de la lithiase biliaire. — La réacgaetrique dans les coliques hépatiques. — La dyspepsie critique à ohimisme variable. — La symptonialologie. — Les idmes hépatiques et névropalhiques. — La fréqueDce. — Le chimisiiii' lonus musculaire v.iriobles. — Lfts erreurs de diagnostic. — L'indigescritiqne. — L'accès d'hypersthénie aiguë paroxystique. — ces d'hypersthénie avec aoholie. — Le diagnostic et le traient.

touon On peut dire qu'il n'est pas un seul cas de lithiase

^ biliaire qui ne s'accompagne de symptômes gas- *^" triques, puisque la gastralgie et les vomissements font partie des manifestations de la colique hépa- Les connexions nerveuses du foie et de l'estomac donnent !a de celte association. Dans certains faits de colique hépatique, -ion gasiro-ioteslinale est telle que l'on a pu voir survenir de accidents sp as modiques du côlé de l'estomac, du ,um et de l'intestin, avec vomissements fécaloïdes et mes d'obstruction intestinale, sans obstacle mécanique 'S des matières, témoin ta curieuse observation de A. Siredev'. nexioDS circulatoires expliquent comment Budd', puis IlAriOT'

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oal pu observer au cours de la lithiase biliaire des hémaiémèses d'origine mécanique.

Mais, en dehors de ces faits, j'ai remarqué que, dans l'immense majorité des cas de lithiase biliaire, il existe des troubles dyspeptiques qui revêtent de nombreuses apparences cliniques parmi lesquellesj'ai pu distinguer quatre types principaux.

u dyspepsie Chez plus dcs deux tiers des lithiasiques biliaires,

pré-critique i, « »»•»• j i» !»*• &

A oumisma 1 accès caractcristique de colique hépatique est Târiabie. précédé de troubles gastriques qui sont pendant ^n temps la seule expression symptomatique de la lithiase et concentrent sur eux l'attention au point de faire méconnaître le véritable diagnostic quand survient la crise hépatique pendant laquelle ils conliauent en la masquant. Cependant ces troubles se présentent avec des allures quelquefois assez spéciales pour qu'on puisse au moins soupçonner leur origine biliaire.

u Leur caractéristique est dans Tassociation de

ptomatoiogie. gymptômcs disparates dont les uns relèvent de

l'hypersthénie, les autres de l'hyposthénie et des fermentations gastriques plus ou moins associées à des ti oubles intestinaux.

L'appétit tantôt exagéré, tantôt défaillant, les pesanteurs ^P^gastriques, les flatulences, les éructations, les régurgitations aqueuses ou acides, les borborygmes, la constipation ouïes flux diarrhéiques subits, le tout combiné à des sympl&ra^snévropathiquestravei'séspardescrises douloureuses d apparence stomacale, les alternatives de distension et deréiraction de l'estomac, enfin un état variable du chimisme gastrique qui tantôt fait diagnostiquer l'hypersthénie avec hypercUorhydrie, tantôt l'insuffisance avec fermentations : tels sont les ^ï^ctères dominants de cette dyspepsie secondaire.

^Bymptômes Quelquefois des symptômes hépatiques sur- ««patiques. ^joutés attirent l'attention. C'est, après la crise douloureuse hépatique prise pour une crise gastrique, une légère teinte s^bictérique des conjonctives, un peu d'augmentation du volume du foie qui est sensible à la pression, une teinte plus foncée des urines, qui étaient pâles et claires pendant la crise, ou des dépôts uratiques teintés en rose par l'uroérythiine.

Las réactions Daus d'autrcs cas, dominent les réactions né-

nérropatiiiqaes. yropathiqucs , témoîu cc malade de Cyr chez qui

furent successivemenl portés par dix médecins les diagnostics de neurnslhénie, dilalalion de l'estomac, dilalalion du côlon et rétrécissement consécutif juxtaposé, affection médullaire, liypochondrie, etc. Une cure à Vicliij trancha le diagnostic en provoquant une crise violente et indiscutable de colique hépatique et en faisant cesser les accidents.

L> trtqnroc* Sur cinquante-deux cas de lithiase biliaire, relevés

dr^pfiMCrâ ^^^'^ l'intention de rechercher les apparences cliniques prt -DrtuqaaB. quj précèdent l'accès type de colique hépatique, j'ai trouvé 34 fois uniquement des symptômes gastriques. Cette statistique est à peu près la même que celle de Sénac qui, sur 100 observations, en rencontre 65 où les malades n'ont accusé que des symptômes gastriques avant l'attaque de colique hépatique*.

1, ohimiiiine *^" po"''''™''^''^!' Ics obscrvatîoDS les plus curicuses

«le à ce sujet- Je me souviens, entre autres cas, d'avoir

"âârtri^es ' donné mes soins à un avocat de Paris, ûgé de quarante-

TSTiabi». (jgyj g^g^ qyj paconiait ainsi son histoire. Eitrèmement

leumun sobrc, ne buvant jamais quede l'eau, il souffrait depuis

ds diagnostic ' J i ' r

son enfance de troubles gastro-intestinau\. En 1888, il avait eu une série de crises diarrhéiques irrégulières, coupées d'accès de constipation, que l'on diagnostiqua i colite chronique » et pour lesquelles il fut envoyé à Carhbad. Il remarqua, à parlir de ce moment, que ses urines renfermaient souvent des dépôts rouges d'uroérythrine. Deux ans après, étant en bonne santé, il fut pris subitement peu de temps après son déjeuner d'un terrible accès de vertige suivi de vomissements ; l'accès dura 12 heures. Comme on se trouvait i!t une époque d'influenza, le médecin habituel diagnostiqua une grippe à forme gastrique, quand, 15 jours après, voici une seconde attaque vertigineuse, sans vomissements cette fois, mais avec une sensation douloureuse au creux de l'estomac et des éructations pénibles. Un mois et demi plus tard, troisième attaque suivie de vomissements. Un .spécialiste des maladies nerveuses, appelé en consultation, diagnostiqua* neurasthénie s et prescrivit l'hydrothérapie. Ouand je vis le malade, c'était un individu maigre, presque cachectique, avec un teint de cancéreux. Il présentait les symptômes suivants : appétit faible, répugnance pour le lait qui donne des aigreurs,

1. SEhac. '~ Du Iriitement îles colique» liiïpnliqi cames, les s jni plûmes, la nature de telle unuctioii Parit, 1883.

LA LITHIASE BILIAIRE

digeslion lente, pyrosis fréquent, tympanisme, renvois après le: sialorihéc à jeun et après les repas, irrégularité des garde-roi iitice à h constipation, beaucoup de gaz intestinaux avec év3( fétides, Dcrvosisme très prononcé, irritabilité, susceptibilité, se (le constante inquiétude rendant la vie intolérable. L'eslom pas distendu ; le Toie déborde les côtes d'un travers de doi; sensible à la percussion. Les urines sont normales. L'anal contenu stomacal après repas d'épreuve donne comme r anaclilorhydrie presque complète, fermentations acide dérables ; soit une acidité totale de 5",t)0 exprimée en acide 1

Quatre mois s'écoulent : les vertiges disparaissent, les I di{;estifs semblent s'atténuer ; il ne reste qu'un malaise gén abattement prononcé, quand, au milieu d'une nuit, éclate u classique de colique hépatique. L'analyse du contenu stomac vingt jours après lacrise, au moment de la réapparition des syn fislriques, donne 0'',55d'HCl libre, 2",60 d'HCl organiqu des liaces d'acides de fermentation.

Vous avez là un exemple net de ce chimisme stomac riable qui est l'un des traits les plus curieux de cette variété pepsie. Ajoutez que le tonus musculaire de l'estomac ( essentiellement variable, que cette variabilité se manifeste grandes oscillations dans la distension gastrique, et vous aui des principales caractéristiques de cet état qui donne lieu àd qaenles erreurs de diagnostic.

Pour vous donner une idée de ces erreurs en dehors de c consiste à mettre la dyspepsie au premier rang ou à coi comme neurasthénie essentielle les manifeslalions nervi la lithiase latente et de ses réactions stomacales, je vous cil homme de Sb ans, considéré comme addisonnien, & caui leinle bistrée de sa peau et de son asthénie musculaire, j autre casqualifié d'entérite tuberculeuse, à cause de la tance de la diarrhée et de son étal cachectique. Un troisi' déclaré azoturique parce qu'il rendait 50'',60 d'urée t 2i heures et, comme il avait de la coprostase cœcale et qu'^ sion d'une poussée hépatique fruste il eut une petite fièvre i en même lemps qu'un peu de sensibilité au point de Mac-Bup ■:ratà une appendicite et j'eus toutes les peines du mond pêcher la laparotomie, le malade étant fils de médecin. Chez i trième, l'examen du chimisme stomacal fit diagnostiquer u trite hyperpeptique avec sécrétion abondante et lion, etc.

Ces erreurs sont sinon faciles, du moins possibles à évilei

r-ti

a Tesprit en éveil et que Ton recherche les symptômes que je viens (le vous indiquer.

L'indigestion Daus une dcuxième variété, les lilhiases biliaires

critique. jaientcs présentent de temps à autre, à des intervalles irréguliers, descrisesd'indigestionauxquelleson attribue une origine alimentaire et qui se présentent un jour avec l'expression caractéristique de la colique hépatique. C'est là une sorte d'accès de dyspepsie aiguë, originée par la migi^ation calculeuse et assez intense pour masquer la symptomalologie de celle-ci.

L'accès Dans le troisième mode de retentissement, Tat-

dliypersUiénie , ,. t t .• i* i .i*

aignè taque de colique hépatique, au lieu de se traduire par paroxysuqne. ^^^^ indigcstiou vulgairc, est précédée ou accompagnée par un accès d'hypersthénie gastrique à forme paroxystique*.

L'accès Un quatrième mode de retentissement consiste

1 dliypersUiènie i • i » . • i »

,? avec en ce que la crise hépatique est, non plus accompagnée,

^%. ' achoiie. ^^jg remplacée, symptomatiquementau moins, par une

% crise d'hypersthénie qui présente comme phénomène anormal

et consécutif une décoloration des garde-robes due à l'acholie, puisque les urines ne sont pas plus colorées et que la peau n'est pas iclérique.

Le diagnostic Daus tous CCS cas, cc qui importe avant tout, c'est

le traitement ^^ rapporter Ics troublcs gastriques à leur véritable

cause, afin de pouvoir traiter énergiquement et aussitôt

la lithiase biliaire par les moyens classiques dont Chauffard- a donné

la description.

Je vous fournirai seulement quatre indications: il faut, dans ces cas, insister plus que jamais sur le régime des lithiasiques biliaires, ne pas s'attarder au régime lacté absolu ni même donner le lait concurremment avec d'autres aliments, être très sobre de médicaments, conseiller par-dessus tout la cure de Vichy et, si l'époque n'est pas favorable à la cure dans la station, faire suivre le traitement à la maison avec l'eau de la source Hauterive, en donnant 400 grammes en deux fois à une demi-heure d'intervalle, une heure

t 1. Voyez page 158.

rv 2. A. Chauffard. — Truilement de la colique hépatique, TraUé de thérapeutique

t':. appliquée d'ALBERT Robin, fasc. XIII, 1898.

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