Landois. — Die UrUmie, p. 124, Vienne
LA HALADik: DE BRIGHT 791
lésions du rein; en d'autres termes, qu'on eotrail quelquel'ois dans la maladie de Bright par la perle de la dyspepsie.
Quand on en est encore & la simple albuminurie dyspeptique, le diagnostic est de la plus grande simplicité; mais, quand le mal de Brighl d'origine dyspeptique est constitué, le diagnostic devient fort ardu, et il est délicat de discerner si le trouble siomacal a été cause on est simpteinenl efTet. C'est aloi's qu'une minutieuse enquête cht-onologique sur les antécédents permettra quelquefois de reconstituer l'albuminurie dyspeptique antérieure sur la découverte d'un de ses signes décisifs dans les antécédenls de la maladie. Ou bien encore, étant donnée la rareié de l'hypersthénie avec hyperchlorhydrie au cours du mal de foight, la constatalion de celle-ci pourra-t-elle faire songer i la dyspepsie antérieure. Cependant ce diagnostic de la relation est plus spécieux que réellement utile puisque, au point de vue du traitement, il ne peut nous donner aucune indication. Quand le mal de Bright est lésionnellement constitué et qu'il coïncide avec des (roubles gastriques, il faut traiter concurremment les deux éléments morbides, sans s'inquiéter de savoir quel est celui qui a commencé. Il suRît d'être bien convaincu que lous les deux réagissent f&ctieuseraent l'un sur l'autre.
Ceci étant établi, existe-t-il, dans le mal de Bright, un syndrome gastrique k peu près constant? Je gumvidNnnmt. n'désite pas à répondre non, malgré l'opinion de la majorité des auteurs.
Ainsi, pour Biernacki, la sécrétion du suc gastrique serait moins active, l'HCl libre diminué ou absent, l'acidité totale faible atteignant rarement 2 p. 1000 et variant ordinairement de 0,7 à 0,9. Après le repas d'EwALD, l'HCl libre, quand il existe, ne dépasse pas 0,2 à 0,4 p. 1000. Il n'est pas rare que la pepsine manque complètement; son absence serait même plus habituelle que l'anachlorliydrie. Le lab manque dans lous les cas où il y a anachlorhydrie et même dans les cas où l'IlC! est seulementtrès diminué, ce qui serait parliculieràla dyspepsie des brightiques. Quant à l'acide lactique, il serait plutôt diminué, malgré l'hypo- ou l'anachlorhydrie. Ea général, les fermentations acides semblent rares; l'estomac se vide assez rapidement et la motilité gastrique n'est pas alleinte. La dyspepsie brightique se réduirait donc h de simples troubles du chimisme stomacal, et l'intégrité de la motilité expliquerait pourquoi certains brightiques n'accusent aucun symptôme subjectif du côté de l'estomac, alors que l'élude de leur chimisme t'évèle les altérations dont je viens de vous donner le détail.
UiERNACKi a observé aussi que l'oligurie et les œdèmes coïncident avec une diminution de l'HCI, que i'HGI est d'autant plus abaissé que la maladie est plus avancée, qu'il reparaît quand cessent les œdèmes et quand revient la polyurie et que, dans le mal de Bright aigu, la guérison est suivie d'un retour à la normale delà sécrétion gastrique.
G. Sëe ', Lenhahtz avaient déjà constaté l'hypochlorhydrie daos le mal de Bright. Mais Schneided* sur quatre cas, rencontrait un hyperchlorliydrique et trois anachlorhydriques. Zipkin ', sur quatre cas, trouvait dans un cas l'HCI diminué et, dans les trois autres cas, cet acide normal ou augmenté. Krawkow*, sur vingt-six malades, constate quatre fois une acidité normale, quatorze fois de l'hypoacidité et huit fois l'absence totale de l'HCI.
Pour BouvERET, le syndrome dyspeptique d'origine rénale est à peu près celui de la gastrite chrouique.L'anorexie y est cependant plus prononcée et les vomissements plus fréquents. Ils surviennent lemalinA jeun, et plus rarement après tes repas; aussi contiennent-ils plutôt du mucus et de la bile que des aliments. L'intestin est rarement indemne; la diarrhée est fréquente. Tous ces symptômes s'exagèrent quand une diminution de la quantité d'urine indique une moindre dépuration sanguine.
SoupAULT^ pense que, sur la banalité habituelle des troubles gastriques des brightiques, deux types se détachent, le syndrome dyspeptique flatulent et l'atonie gastro-intestinale. Le premier type serait caractérisé par la prédominance des éructations gazeuses et la fréquence de la céphalalgie. Le second type simule la dyspepsie desneurasthéniques et serait plus commun que le premier. Les accidents dyspeptiques du brightisme seraient dus à une intoxication par élimination insufTisanle des matières extraclives. Cette dyspepsie loiique pourrait être comparée  la dyspnée toxique.
De l'exposé qui précède, il ne se dégage rien de net, et Rircel a pu dire, avec raison, que la question était loin d'être élucidée.
Btohanflwa J'ai voulu m'en rendre compte personnellement en
■i^'"°^^i^« examinantlechimisme stomacal dequinze brightiques ''.
atonuDii. Dggg quatre cas de néphrite à type épithélial, la
I. G. SEK. — Les malailies de l'eslomac jugées par un nouveau réaclir chimique, Bulletin ilc l'Aeadimie de midecine, janvier lt<)t8.