‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 96 sur 295 · P. Muller. — Thèse de Paris · texte numérisé non relu

P. Muller. — Thèse de Paris

5. E. Hûfler. — Uber die Funclioncn des Mageas bei Herzfehlern, Mùnchener medicinische Wochenschrift, n" 33, 1889.

6. A. Adler et R. Stern. —Uber die Magenvcrdauung bei Herzfehlern, Berliner A/inische Wochenschrift, n« 49, 1889.

EiNHOiiN* fit des recherches sur douze malades. Chez huit d'entre eux, l'HCl élait normal ou à peu près. Dans le plus grand nombre des cas, l'acidité totale n'élait pas abaissée.

F. MuRDOCH^ s'associe aux conclusions des auteurs précédents et déclare qu'il n'y a rien de constant dans les modifications subies par le chimisme stomacal des cardiaques.

Hautecœur;^ note une diminution presque constante de riICl libre et de ses combinaisons organiques qui feraient même parfois complètement défaut. Quand l'acidité totale est forte, elle est due surtout aux acides de fermentation.

L'accord De CCS rcchcrches, en effet, il ne découle que de

de^u^taiie l'incertitude, et cela tient à ce que les auteurs précéet de la clinique, jents Semblent n'avoir pas tenu un compte suffisant de la nature et de la période des affections cardiaques qu'ils étudiaient. Si, au contraire, on juxtapose exactement la clinique et la chimie, on voit qu'il existe entre elles un accord qui est d'un haut intérêt diagnostique et thérapeutique.

La classification des dyspepsies d'origine cardiopathique. — La dyspepsie hyposthénique par stase veineuse. — L'anatoiuie pathologique. — L'ctiologie. — Le ctiimisme stomacal. — La symptomatologie. — La dyspepsie hypersthénique réflexe des aortiques. ^ La symptomatologie. — Le chimisme stomacaL — La pathogénie. — La dyspepsie hyposthénique par anémie locale. — La paralysie de Testomac. — Les dyspepsies mécaniques et médicamenteuses. — L'artériosclérose de l'estomac. — Le diagnostic.

La dyspepsie Daus uu premier groupe de faits, les troubles

hyposto^que gagjpjqugs du cardiaquc reconnaissent comme cause stase veineuse, essentielle la slase veineuse.

L'anaiomie Celle pathogéuic, admise par M. Raynaud, par

pathologique. K^VALD ct la plupart dcs autcurs, a pour elle Tanatomie

pathologique, d'après les observations de Lancereaux, de Roki-

1. M. EiNHORN. — Das Verhalien des Magens in Bezug auf die. Salzsaûrcreaction bei Herzfehlern, Berliner klinhche Wochenschrifly n» 49, 1889.

2. F. MuRDOCH. — The state of the gaslric sécrétions in organic disease of thc heart, New-York médical Journal, 1899.

3. Hautecoedr. ~ Étude sur les troubles et les lésions de Teslomac chez les car- •iiaques, Thèse de Paris, 1891.

f,ES MALADIES III' CŒllI KT DE L'AORTE P

TAssKï, de BnrsTos, d« Balzëh' et de IIautecikur. Ces auteurs o trouvé dans l'esloinac des cardiaques des lésions de congestion p; sive prédominantes qui alloignent un degré ^u'on ne retrouve da aucune afTeclion stomacale et qui, aux points où elles sont le pi accentuées, se traduisent par des eccliymoses, des dilalatio capillaires et même des érosions héinorrhagiques. Comme bien montré IIautecœur, le système artériel est ordinairement i derane; mais les veines et les capillaiies sont très congeslionoi Tantôt il n'y a qu'une congestion simple ; tantôt les parois elh mêmes sont altérées et deviennent l'origine de foyers de scléros Le tissu conjonclif néo-formé ('touffe les glandes dont les eellul suhUsent la transformation muqueuse ou disparaissent.

Cette analomie pathologique correspond a périodes d asystolie passagère ou delmilive t maladies du cœur quelles qu'elles soient, mais surtout des maladi milrales ou tricuspidiennes. Il s'agit aloi-s de la dyspepsie d'o ;;ine congeslive qui correspond à ce que Germaen SÊe a décrit sous nom de gnstricisme chro nique des cardiaques.

Cette variété de dyspepsie n'accompagne pas nécessairemi toutes les cardiopathies asystoliques, puisque certains de ces malac ne présentent pas de troubles dyspeptiques marqués; mais, quand sont dyspeptiques, c'est toujours d'après ce mode.

u thimiuoB '^ti point de vue du chîmisme stomacal, le ty

•unuai. 3|q,.j. réalisé est celui de la dyspepsie par insuf

sance ou hyposthénique avec diminution ou absence de l'I;

libre et fréquentes fermentations acides ou gazeuses secondaires. Gbossjiasx a montré que ces malades digéraient assez bien

féculents, mais assez mal les alhuminoides. Les corps gras sont n

absorbés, et les fèces en contiennent Jusqu'à 18 p. 100 au lieu de

movenne de 5 p. 100.

Les symptômes essentiels sont : l'anorexie, irmuoBau,. dégoût de la viande, différent de celui observé chez '°'^' cancéreux et tenant à ce que le malade sent qu'il digère mal; une lenteur de la digestion caractérisée par de pesanteur ou des tiraillements ép igas triques, par une sensati de barre sus-ombilicale; raccroisseioentdc la dyspnée et u impuissance physique et intellectuelle après les repa

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