II..., 58 ans
F..., 30 ans.
H..., 57 ans,
F..., 30 ans,
H..., 45 ans,
F..., 27 ans,
H..., 56 ans.
H..., 42 ans.
H..., 33 ans.
H..., 50 ans,
ayant perdu
H..., 41 ans.
Ainsi, sur les 19 hypersthéniques cachectiques qui ont passé dans nos salles, 17 ont été améliorés par le traitement médical et ont gagné ^n moyenne 100 grammes de poids environ par jour. Deux ont perdu
du poids et ont vu leur état s'aggraver : l'un de ces deux malades a été opéré avec succès ; l'autre a quitté notre service quaad nous Itii avons parlé d'opération chirurgicale.
, , ^ L'insuccès de ce traitement et les progrès de la
Les Indioattoiis ^ ^
du traitement cachexic coustitueut la première et la meilleure des ohirnroioai. indications de rinterventîoû opeiiiLoire. En effet, quand le spasme du pylore, d'abord intermittent, devient une contracture permanente, quand des érosions de la muqueuse engendrent une sténose infranchissable, ou encore quand des cicalrices ou des brides ou des compressions invincibles rétrécissent le canal, quand Testomac distendu malgré ses efforts pour vaincre Tobstacle {agiLalioa péristallique au creux épigastrique) n'est plus qu'un cul-desac sans issue où les aliments séjournent et fermealent, quand tous les moyens médicaux tentés pour franchir l'obstacle sont demeurés inerûcnces, on ne peut guère compter sur la fallacieuse ressource des lavements alimentaires; la parole reste à la chirurgie, et une intervention opératoire s'impose qui permettra au contenu gastrique de s'évacuer librement dans les intestins. C'est Tunique moyen de sauver la vie compromise non par un trouble quelconque de la nutrition éléracnlairej mais uniquement par l'inanition. Celte intervenlîon donne alors des résultats parfois miraculeux, témoin ce malade de la salle Serres dont je vous ai déjà parlé, arrivé au dernier période de la cachexie, œdématié, ascitique, sur lequel j'avais épuisé toutes les ressources delà thérapeutique médicale et que j'avais pour ainsi dire abandonné, tant était grande la gravité de son état et tant je me sentais impuissant. Vous vous souvenez que le malade fut opéré in extremis par Doyen qui lui pratiqua la gaslro-cntérotomie. Je l'ai revu deux ans après; il avait repris son dur métier de ma^on et présentait toutes les apparences de la santé.
La seconde indication de Tinter ventîon chirurdimvm cale est liree de Texamen du bilan nutritif» parla bUfliijmiriuf, Rappclcz-vous Tétudc quo uous avons faite, dans notre X* Leçon, du bilan nutritif chez les hyperstliéniques permanents et vous allez comprendre de suite l'importance de ce signe. On déterminora pendant quelques jours la teneur en azote et en principes minéraiLc des imjedaj et Ton dosera, pendant le même espace de temp&, Tazole et les principes minéraux de Turine et des matières l"écales> En cas d'hyperslhénie cachectique sans sténose pylorique, les matières fécales contiennent 10 à 15 p. 100 de Tazole ingéré, au lieu de 5 à 4 p* 100 a Tétat normal ; mais, en additionnant Tazole et les pria-
LES STÉNOSES PYLORIQUES 319
cipes minéraux de Turine et des matières fécales, on retrouve, à peu de chose près, les quantités introduites par ralimenlalion ; parfois même la perte d*azote dépasse la quantité ingérée. Au contraire, quand il y a sténose permanente du pylore, le déficit azoté et minéral atteint environ 50 p. 100 de l'azote et des principes minéraux ingérés*.
On pourra objecter la difficulté et la longueur des analyses nécessaires. Mais, outre qu'on ne doit reculer deyant aucune peine quand il s'agit d'une chose aussi importante que d'ouvrir le ventre à quelqu'un^ il suffira, en pratique, de peser les aliments et de calculer, d*après les tables de Kœrig, leur teneur en azote et en principes minéraux. Quant à la détermination de ces éléments dans les urines et dans les fèces, elle est d'une grande simplicité et à la portée de tout pharmacien instruit.
Nous ne nous occuperons pas ici des différents procédés de Tintervenlion opératoire qui varient nécessairement suivant les cas. Il semble admis que le rétablissement de la communication large entre Teslomac et l'intestin devra être fait par la gastro-entérotomie, plus efficace que la dilatation digitale et que la pyloroplastie, pas plus dangereuse qu'elles et moins grave que la pylorectomie. On trouvera d'ailleurs, dans les ouvrages de Doyen*, de Verchère*, de Marion* et de Terrier et Hartmann^ tous les renseignements relatifs à cette question qui a été discutée récemment avec grand éclat à la Société de chirurgie.