p. Regnard. — La cure d'altitude, p. !230, Paris
la strnplicilé de la nourriture que Ton trouve dans les stations élevées : œufs, laila^^e, purées, viandes grillées, bière légère, vin blanc, eau excellente J'engagerais donc les dyspeptiques à rechercher les stations modestes et a Tuir les hôtels-palais ou la table est généralement com^ pliqiiée, où les vins, venant de loin, sont arrangés, où la tentation de reveûii aux dîners fins et aux champagnes plus ou moins dry est iinminenle. Tout cela manque dans les chalets de la montagne : c'est là qu'il faut aller, i
Le choix de la statlan.
Le choix de la station ne présente aucune difficulté. Toute station convient pourvu qu'elle soit au-dessus de 800 mèlresj qu'on y mène une existence calme, qu'on puisse y suivre un régime, qu'elle soit dépourvue d'humidité et aménagée de façon que l'on puisse y faire de l'exercice gradué.
Voici, à tilre d'exemple, une liste de stations où l'on a eu l'occasion dû traiter des dyspeptiques.
Lieui, Altitudes.
Champéry 1052 mètres.
Grindetwald 1057 —
Caux 1100 —
Lr Gurnigd 1155 —
Tarmp-Schuh 1185 —
Chilrwalden . . . . , 1270 —
Zennatt 1620 —
San Bvrnarilùio 1626 —
Egghhorn... 2193 —
RégioDi.
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j ^^ La cure de raisins est très prônée par quelques
médecins; mais je n'en ai pas une expérience suffisante pour formuler une opinion. Citte cure est surtout usitée en Allcniïigoe et en Suisse aux stations bien connues de Vevey, Mei^an, Durchkeim, Bingen, Rudeslmm, Bossart, Grûnberg, elc. Elle a été éLudioe diniqueinentpar Lersch*, Haussmann',Benno-Laquer', etc. Ce dernier a flxé son action sur les échanges, en montrant qu'elle favorise rassimîlation des matières albuminoîdes quand on ajoute aux raisins une quantité suffisante de nourriture. Cette cure paraîtrait donner de bons résultats chez les constipés, les hémorrhoi'-
U Llrsch, — Dic Cur mil Obst, Jîown, 1869. % Haussu/inî! — ùît Weiniraiibcnkur, 5* Auflage, Meran, 18W. 3. [îK^Nû-LA{{Ut:El. — llebcr die Wirkung und die Indicationcn der Traubenkur, ZeiUch. fur ditlieUache und physUcalUche Thérapie, i. Ul, p. 45» 1899.
TRAITEMENT HYDROLOGIQUE A l ï
daires et dans quelques cas d'enté ro-colite mueo-membraneuse. On prend le raisin très mûr; on en rejette Tenveloppe ninsi que les pépins. Quelquefois, au début de la cure, il se ptodiiÊt ihi k surcharge gastro-intestinale et de légers phénomènes li'inJigesMon.
On variera évidemment suivant les cas la quantité du raisin el do raliroenlation. Benno-Lâquer' a publié des cartes qui peuvent servir de types. Je vous reproduis Tune d'entre elles à litre d'exi mple.
Albumine. Graisse, de carbone.
Gram. Gram. Grain, Calorie*»
7 heures du matin, à jeun et au lit, un
quart de litre de crème chaude ou
froide, au goût du malade 9, 2 63 » 8 > mO
8 heures. Déjeuner avec :
200 grammes lait 6, 2 6 >
10 — cacao 2» 3»
50 — beurre » 43 »
50 — pain blanc 5 » »
9 heures. Demi-bain ou tub. Prome-
nade.
11 heures. Deux livres de raisin, avec
un peu de pain blanc > > TTi >* ^\}0
1 heure. Deuxième déjeuner avec
100 grammes de soupe > 5»
2 œufs 11,2 10 >
150 grammes viande ou poisson. . . 57 > 2, 7
300 — légumes 4,8 1,2
75 — pain de Graham .... 6,7 i
1 livre de raisin » >
7 heures. 200 grammes lait 6, 2 6 >
75 grammes pain 6, 7 »
10 heures, avant de se coucher, une