‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 103 sur 177 · Oahn. — Zeitschrifl fur physiol. Chemie, t. X · texte numérisé non relu

Oahn. — Zeitschrifl fur physiol. Chemie, t. X

la sccrélion de THCl, on conçoit qu'il soit difficile de se faire une opinion sur l'usage des eaux chlorurées-sodiques d'après les recherches des médecins allemands.

Félix Bernard a étudié les eaux de Royat^. Les bains à eau courante et Teau en boisson, à petites doses, avant les repas, stimulenl Testomac et activent la chlorhydrie. L'HCl combiné augmente et THCl libre apparaît ou augmente.

Arthus* s'est assuré que la source Gubler de C/wteî-Éîttyon, prise & la dose de 1 verre de 5 à 30 minutes avant le repas d'épreuve, diminue Tandité gastrique totale. Celte diminution, d'ailleurs très faiblej est d'autant plus grande que la prise d'eau est plus voisine du repas d'épreuve. — Une heure après son ingestion, un verre d'eau n'a plus d'action sensible sur l'acidité gastrique. Deux verres d'eau pris coup sur coup ne modifient pas sensiblement les résultais précédents.

Pour le mèrne auteur, l'eau du Monl-Cornadore de Saint-Nectaire' te-IIaut, prise à la dose de 200 centimètres cubes, 10 à 30 minutes avaut le repas, diminue l'acidité gastrique. Prise une heure avant, elle n'a pas d'action. L'effet paraît d'autant plus actif que l'ingestion de l'eau est plus rapprochée du repas d'épreuve. L'action de Saint -Nectaire semble plus marquée que celle de CMteU Guyon.

Euûn AnTUUs' a fait aussi des recherches sur la source Mauhourat^ de CauleretSj qui jouit d'une antique réputation dans le traitement des dyspi^psies. Un verre de cette eau pris 10 minutes avant le repas d'épreuve diminue l'acidité gastrique. Des expériences faites dans mon service avec l'aide de Duhourcau ont donné le même résultat et montré une diminution de l'HCI libre.

IUnglaret a démontré que l'eau du Mont-Dore activait la sécrétion chlorlijdrique*.

VilLin Bernard a vu la cure balnéaire de Plombières diminuer THCl libre \

Dapper déclare que l'usage plus ou moins prolongé de la cure de Kisshiijvn au de Hombourg augmente l'acidité gastrique®.

B, Wendriner affirme que l'eau de Neiienahr influe à peine

1. Fti.tx BtBHARD. — Indications thérapeutiques des eaux de Royat, Archives (Phydro-

t- AiTiius. — Archives d'hydrologie, 1895.

3. AHi'Hr'S. — Action des eaux minérales de Gauterets sur la sécrétion gastrique, Gaietie dfs ^aux, 16 avril 1896.

V TUNULAiitT. - Rapport sur ma mission au Mont-Dore, AnnaUs d'hydrologie et de cliiTMiologie ttiédicales, 1897.

B. F* Btjti«An&. — Comptes rendus du Congrès d'hydrologie de Liège t 1898.

6. lîAFPEïi, - Zeitschrift pÀr klinische 3îedicin, t. XIX, p. 371-599, 1895.

TRAITEMENT HYDROLOGIQUE 333

sur la sécrétion de THCl, mais qu'elle stimule la motricité gastrique*.

Bésmné II est inutile, je pense, de multiplier cette revue

•t ooncinsioiii. j^^ rcssortcnt dès à présent les notions suivantes :

1*" Les eaux fortement minéralisées, les eaux bicarbonatéessodiques, les bicarbonatées-sulfalées-chlorurées, prises en boisson, augmentant THCI libre du suc gastrique, sont contre-indiquées en principe chez les dyspeptiques hypersthéniques avec hyperchlorhydrie, et leur indication sera limitée à des cas particuliers.

2" Les eaux qui conviendront aux dyspeptiques hypersthéniques devront être recherchées parmi les eaux sédatives dont le caractère est d'être peu minéralisées, dépourvues d'acide carbonique, tièdes, et de contenir une certaine proportion de matières organiques. Étant donnée l'action sédative de l'azote dans les eaux minérales, celles du type ci-dessus, qui sont dites c azotées >, auront plus de chances de succès*.

3* Jusqu'au moment où Ton connaîtra d'une façon plus précise l'action des diverses eaux minérales sur les fonctions gastriques, il est plus sage de préférer, provisoirement au moins, les cures purement balnéaires et externes aux cures internes, sauf exception, bien entendu, pour nombre de cas particuliers.

Ces trois conclusions ont surtout une valeur de principe qui peut toujours être modifiée par l'intervention des indications autres que celles de la maladie. Âiosi Max Durand-Fârdel, en spécialisant la source de l'Hôpital de Vichy aux affections des voies digeslives, a bien insisté sur la c douceur > de cette source et sur son adaptation possible même aux cas où l'eslomac est c irritable^ ». Et, de fait, la source de l'Hôpital bien maniée peut rendre service à certains hyperchlorhydriques, ainsi que Frémont en a fourni des exemples.

Les médecins de Carlsbad réclament également les hyper et les hypochlorhydriques. Il est indéniable que, si certains hypersthéniques n'en retirent aucun profit ou y sont aggravés, d'autres, au contraire, bénéficient largement de la cure.

Il en est de même à Hombourg, à Ems, à Kissingen et à Marienbad.

Saint-Nectaire j avec ses sources du Mont-Cornadore,Saint-Gésaire,

1. B. WsNDiUNBa. — Wirkung des Neuenabrer Sprudel auf die Magenverdauung, Berlmer kliniiche Wochentchrifty 1898.

2. Albert Robin ot Maurice Binët. — De raction sëdalive de raiole sur les échan:jcs respiratoires, Annales d'hydrologie et de climatologie médicales, 1897.

3. Max Durand-Fardel. — Sur les applications respectives des différeutes sources de Vichy, Annales d^hydrologie, 1884.

Maurange (cette dernière lerrugineuse et très chargée de matières organiques), m'a donné, comme à Goutaret, d'excellents effets quand les indications étaient bien remplies.

Fougues accroît l'appétit, calme les crises douloureuses quand elles sonl causées par les acides de fermentation, apaise le vertige.

Chàlel-Guyon^ qui régularise les fonctions intestinales en agissant sur la musculature intestinale, et qui, d'après Arthus, semble diminuer k^gèrement l'acidité gastrique, reconnaîtra, chez les dyspeptiques hypersthéniques, un certain nombre d'applications. Il en est de même de Brides-leS' Bains qui remédie aux insuffisances intestinales et soutient l'activité hépatique.

Nos trois conclusions présentent donc des exceptions nombreuses qui seront fondées sur la mise en valeur des indications de la dominante symptomatique, des retentissements et complications, du terrain et des troubles dans les échanges. Mais il n'en demeure pas moins acquis qu'elles sont vraies pour la majorité des cas et que les eaux de Vais, Vichy, Carlsbadj Kissingetiy EmSf HombourÇy Royal, Pôugnea, Saint-Nectaire, etc., etc., sont contre-indiquées dans les dyspepsies hypersthéniques avec hyperchlorhydrie et que rindicalion de la maladie ne saurait être remplie que par des cures balnéaires sédatives.

Application du traitement hydro-minéral aux dyspepsies hypersthéniques. — Les cures mixtes associées ou successives. — Le régime alimentaire et Thy^éne pendant la cure.

Appucfttion Ce principe posé, arrivons à Tapplicalion pratique.

da'i^u'Jn'ont Dans Ics formes paroxystiques, quelles qu'elles hrdro minéral, soicut, la règle précédcntc ne souffre, pour ainsi dire, aucune exception. Quand elles dépendent d'une lésion du système nerveux, comme le tabès, on conseillera les cures de La Malou, Néris, Wildbad.

Si elles sont d'origine simplement névrosique, on peut ajouter aux eaux précédentes Bagnères-de-Bigorre, Badenweiler et quelquefoi < Siiinl-Sauveur,

Quand la variété précédente évolue sur un terrain très rhumatisant ou quand la dyspepsie hypersthénique paroxystique reconnaît comme causes du surmenage intellectuel, des soucis, des chagrins, vous vous trouverez bien de la balnéation chlorurée-sodiqueàSfliîw^du'Jura, Biamtiy Salies-de^Béarn, Rheinfelden, ou même dans des

TRAITEMENT HYDROLOGIQUE 335

oaux de moins riche minéralisation comme Salins-Moutiers, Balance, Dourbonne-les-BainSf Bourbon-Lancy^ Bourbon^VArchambault, etc. Si Ton a fait choix d'une station chlorurée-sodique forte, on commencera par des bains courts de dix minutes et de très faible conceniralion, soit 1/2 p. 100, et Ton augmentera graduellement la durée et la concentration du bain, sans dépasser une demi-heure au plus pour Tun et 6 p. 100 pour Tautre. Dans les stations chloruréessodiques fortes, comme Biarritz et Salies-de-Béam, où les eauxmères sont chlorurées-magnésiennes et par conséquent sédatives, on pourra en ajouter au bain dans la proportion nécessaire pour tempérer encore l'action de celui-ci.

Ces cures balnéaires chlorurées-sodiques ne doivent pas être trop prolongées, et Ton obtient souvent d'excellents et durables effets avec des cures relativement courtes. Je vous citerai, à titre d'exemple, le cas d*une dame de trente-huit ans, rhumatisante, nerveuse, habituellement anorexique, ayant eu dans sa vie de grands chagrins, et sujette à des crises de dyspepsie hypersthénique qui présentaient cette pénible particularité de s'accompagner aussitôt d'un accès de migraine ophtalmique avec hémiopie temporaire. J'envoyai cette dame à SalinS" dii-Jura où Loustaud-Chatenet lui prescrivit d'abord des bains de dix minutes à 1 p. 100. Au bout de cinq jours, on donnait le bain de vingt minutes et à 3 p. 100, c'est-à-dire avec l'eau minérale pure. Les jours suivants, sans augmenter la durée du bain, on ajouta graduellement de Teau-mère chlorurée-sodique jusqu'à la concentration totale de 6 p. 100. Après dix-huit bains, l'amélioration se prononçait; quoique des circonstances spéciales aient obligé la malade à suspendre prématurément son traitement^ elle n'en resta pas moins pendant, neuf mois indemne de toutes les souffrances qui troublaient auparavant sa vie.

Dans le choix à faire au sujet des dyspepsies hypersthéniques Intermittentes ou périodiques, l'indication étiologiquesera tout à fait dominante et, par conséquent, la mise au second plan de l'indication de la maladie nécessitera l'usage des cures internes.

Si la constipation domine l'étiologie, on aura le choix entre ChâtelrGuyony Aulu^y Brides^ Kissingeny Carlsbady Marienbad. Il est bien entendu que Châtel-Guyon sera plus indiqué chez les constipés par atonie intestinale. Brides et Carlsbad réussiront mieux quand la constipation est liée à l'insuffisance des fonctions hépatiques.

La cure de Vichy réussira merveilleusement dans le traitement de ces crises de dyspepsie hypersthénique qui sont comme la com-

plication stomacale de cerlains cas de lithiase biliaire. Vichy, Carlsbad et Brides seront utilisées quand la crise d'hypersthénie gastrique dépend de congestion ou d'insuffisance hépatique.

Si la dyspepsie est liée à la tuberculose pulmonaire au début, tl est essentiel de rétablir avant tout l'intégrité des fonctions gnstriques ; mais il ne fautpas négliger l'indication causale, et la médical ion dite des cures associées ou su^ccessives trouvera ici son emploi. Dans cet ordre d'idées, on pourra commencer parla cure deBagnèresée-Bigorre, destinée à modérer Texcilabilité gastrique, et l'on ordonnera ensuite la cure la mieux appropriée à la tuberculose pulmonaire causale : par exemple, suivant les cas, Mont-Doré^ Eaux-Bonnes^ Saint- Honoré. Ou encore on s'adressera à Cauterats dont la source fin Maiihoural, prise en boisson, pourra modérer l'hypersthénie gas- Iriqtie, pendant que l'état pulmonaire sera traité, suivant l'indication, par Tune des nombreuses autres sources de la station.

Dans les dyspepsies hypersthéniques permanentes, je vous enga^^eà vous en tenir aux trois principes formulés plus haut, et par conséquent aux cures purement balnéaires, ou aux eaux înermes si quelque indication surgit d'une cure interne. Et, en attendant que nous soyons mieux fixés sur les propriétés des diverses oaux minérales, voici comment je procède dans ma pratique personnelle,

A Bagnères-de-Bigorre, Badenweiler, Wildbad, Saint- Sauveur y envoyez les dyspeptiques hypersthéniques névropathes et neurasthéniques. La station de Bagnèresde-Bigorre paraît devoir prendre dans le traitement de ces malades une grande importance, à cause de ta variété de ses sources et du caractère graduellement sédatif de certaines d'entre elles, telles que le Foulon, Salut, les Platanes, etc. A Luxeuil et surtout à Plombièresy envoyez les hypersthéniques anémiques, les douloureux, ceux qui ont le spasme pylorique facile et que l'on qualifie à tort de dilatés de l'estomac, enfin ces formes curieuses et plus fréquentes qu'on ne pense où il existe un certain balancement entre les troubles gastriques et des manifestations rhurnaloïdes quelconques. Cette indication de Plombières, que j'avais fondée uniquement sur la clinique, a été vérifiée sur mon conseil par F. Bernard qui a constaté la diminution d'HCl dans le contenu stomacal après la cure balnéaire cl qui indique nettement aussi celte station chez les hypersthéniques gastriques avec troubles intestinaux.

Néris et La Malou seront employées comme succédanés des cures précédentes, chez les hypersthéniques nerveux, quand domine l'indication du terrain rhumatismal.

TRAITEMENT HYDROLOGIQUE 337

A Luchon el surtout à CauleretSj avec sa source du Mauhourat, envoyez les malades lorpides^ fatigués, à réactions générales affaiblies, qui ont besoin d'un remontement général.

Aux eaux chlorurées-sodiqueSy à la condition qu'elles soient habilement maniées, qu'on s'en tienne aux bains de faible concentration, mitigés s'il est besoin par des eaui-mères chlorurées-magnésiennes {Salies de-Béarn et Biarritz), envoyez les surmenés, les malades i oxydations azotées abaissées et ceux qui présentent dans leurs rapports d'échange une élévation du rapport de l'acide phosphoriqiu. total à l'azote tolal de l'urine.

Chez les hypersthéniques avec stase gastrique, fermentations secondaires, pyrosis nocturne, vous pourrez employer, dans quelques cas, les cures d'eaux en boisson ; mais vous vous en tiendrez aux eaux inermes ou faiblement minéralisées de Bagnères-de-Bigorre (La Rampe, Salut, etc.), d'Alety d^EviaUj de Thonon, de Contreœéville et de Vittel. Ces quatre dernières cures sont spécialement indiquées quand l'urine est rare, haute en couleur et très acide. Le succès obtenu par ces cures où l'eau minérale est ingérée en très grande quantité, dans des cas jadis étiquetés sous la rubrique < dilatation de l'estomac > et traités par- l'ancienne et désastreuse méthode du régime sec, montre bien toute l'erreur des doctrines pathogéniques et thérapeutiques sous l'empire desquelles les médecins ont vécu pendant quelques années. Bouloumié (de Vittel) *, après examen et traitement de 154 cas de soi-disant dilatation de l'estomac, déclare que la plupart de ces cas, observés chez des arthritiques venus à Vittel pour des manifestations diverses, étaient des cas de dyspepsie nervo-motrice et secréloire. Non seulement ces dyspeptiques n'ont pas été aggravés par la cure; mais, si l'on prend la précaution de leur interdire toute boisson entre le déjeuner et le dîner, on 1er améliore toujours et on les guérit souvent.

Les indications tirées des retentissements prennent parfois une telle importance qu'elles font passer au second plan l'indication jusqu'ici dominante de la maladie. Ainsi en est il des retentissements cardiaques, hépatiques, pulmonaires, glycosuriques, albuminuriques, phosphaturiques, etc. Mais je ne puis vous indiquer la conduite à tenir avant que nous ayons étudié ensemble la clinique de ces divers retentissements. Au moment de cette étude, nous reprendrons avec plus de profit et à propos de chacun d'eux cette intéressante question de thérapeutique hydro-minérale.

1. p. Bouloumié. — Contribution aux études cUniques sur la dilatation de l'estomac, Société de médecine de Paris, 1895.

Les cures Quand les diverscs iadicalions ne concoidenl pas,

ÏÏ^^a '^stc'îéM on aura la ressource des cures mixtes associées ou OQ «u&cewiTea. succcssi vcs. Mais ce système ne sera vraiment ulilisablo ()iJi' lorsqu'on connaîtra mieux Taclion des difTérentes eaux sur la pliysiologie de Teslomac et quand on pourra bien déterminer, à l'aide tk sérieuses analyses d'urine, le terrain sur lequel la dyspepsie liyporsïhénique s'est développée, ainsi que les troubles nutritifs qu'elle a induits dans l'organisme. Actuellement, ce que je puis vous conseiller de plus pratique, c'est d'ordonner aux malades faux dilatés, avtcfernîentations secondaires, arthritiques ou rhumatisants, une cure à Litchon ou à Cautereis ou même à Aix-les-Bains^ suivie d'une courte saison à une des eaux inermes d'Evian, de Conlrexéville^ de Villel. Tels autres malades de même type, mais névropathes et anémiques, commenceront par la cure de Plombières ou de Bagnères-de- Bigorre et uniront comme les précédents.

Vous insisterez énergiquement auprès de vos rigtmt»ai]s]gntaire. maladcs sur l'absoluc uéccssité de suivre un strict pendant u cure, ^^g^.^^ ^^ ^j^ régulière hygiène pendant la cure. Vous vous attacherez à leur faire bien comprendre que l'usage interne ou extiine d'une eau minérale n'est pas un moyen de guérison, qu'il ne LQfistitue même un moyen de traitement utile que si on l'associe à l*hyi^Tène morale et physique, au régime, et qu'il vaut mieux ne pas faire de cure que de la faire en n'étant pas décidé à se soumettre à loules les prescriptions du médecin. Il est inutile de revenir sur les détails de ce régime, puisqu'il ne diffère en rien de celui qui a été fixé dans notre XI' Leçon. Rappelons seulement que les corps gras, les pAlisseries, les acides, les crudités, les fruits crus, le vin et les boissons alcooliques sont absolument interdits.

LiiygiôM Quant à Yhygiène, elle sera ainsi comprise. Exer-

poûdmit la euro, ^j^^ ré^çuHcr qui sera toujours limité par la moindre sensation de tatigue et qui sera répété plusieurs fois dans la journée; frtquenles promenades en voiture; suppression de tout travail intellectuel; suppression ou restriction du tabac; interdiction des salles de jeu, du casino, du théâtre. Vie entièrement réglée. Se lever tôt et se coui her de bonne heure.

Tout cela vous semblera d'une suprême banalité. Il n'en est pas moins vrai que le succès d'une cure dépend en grande partie de l'observance de ces détails auxquels les malades ont tant de peine à se soumettre, sollicités qu'ils sont par les distractions qu'on leur offre et l'exemple des autres baigneurs. C'est pourquoi, quand votre choix

TRAITEMENT HYDROLOGIQUE 33Î)

hésitera entre deux stations dont Tune est mondaine et l'autre familiale, n'hésitez pas. Conseillez la seconde pour éviter h votre malade des tentations auxquelles il n'aurait peut-être pas le courage de résister.

Les bains de mer. ~ Les oures d'altitude. — Les oures de raisins*

Ut Les bains de mer et même le séjour au bord de la

bataiB û» BMT. j^gj. jjg conviennent pas à la plupart des dyspeptiques hypersthéniques, ce qui se conçoit facilement, puisque nous tccherchons tout ce qui est sédatif et que nous voulons éloigner de ces malades tout ce qui est excitant. Néanmoins il esl juste d'ajouter que le climat marin réussit à quelques sujets, mais sans qu'il me suit possible de vous indiquer les signes auxquels vous les reconnaîtres:. En tout cas, on évitera les plages du Nordy de la Picardie^ du Bonlonnais et du Calvados^ pour choisir de préférence, dans les rns exceptionnels où le médecin devra indiquer une cure marine, les plages de la Méditerranée ou de VOcéan (Biarritz, Arcachon, Saint- Jean'de-Lu%^ etc.), en spéciiiant nettement l'interdiction de prendre des bains.

Les En principe, les dyspeptiques hypersthéniques se

ooTM d'aMinde. trouvent tous bien des cures d'altitude. Il n*est pas de médecin qui n'ait vu des malades avoir épuisé sans succès lous les traitements hygiéniques, médicamenteux, hydro-minéraux, diététiques, et revenir transformés après un séjour à la montagne, Cette transformation reconnaît comme agents : l'altitude, l'exercice, l'absence des préoccupations habituelles et une hygiène mieux entendue.

Regnard* qui a consacré aux cures d'altitude un ouvrage remarquable s'exprime ainsi, à propos du traitement des dyspepsies: t Certains dyspeptiques aussi bien hypo qu'hyperchlorhydriques sl trouvent admirablement de la cure d'altitude. En peu de temps l'appétit se restaure, devient vif; les digestions sont rapides; il n'y a plus d'aigreurs ou de rapports acides, et cela sans autre traitement. Je suis pour ma part persuadé que ce résultat esl produit par deux facteurs: raltilude qui amené Thyperglobulie, et probablement aussi

Page 1