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^ JC 1
LES DISPEPSIES HYPOSTOÉMOUKS 30t
A Pexamen de ce tableau, on est frappé par les fiiits suivanls :
Qu'il s'agisse d'hyposlhéniqucss'aliiuentant suivant Tétat de leur appétit ou ajoutant du lait stérilisé à leur nourriture ordinaire, les échanges nutritifs évoluent dans le même sens, avec cette différence que ceux-ci augmentent en bloc dans les cas où Talimentation est plus abondante, ce qui n'a rien que de nalurel.
Par rapport à l'état physiologique, les divergences sont peu marquées et ne portent pas sur les chiffres bruts, sauf en ce qui concerne les matières ternaires incomplètement oxydées qui s'abaissent à un taux fort bas, fait qui était d'ailleurs à prévoir par l'examen du chimisme stomacal. Mais, du côté des rapports d'échange, il faut noter :
L'abaissement du coefficient d'oxydation azotée, abaissement qui semble d'autant plus prononcé que ralimenlation est plus abondante et que, par conséquent, la masse des principes à brûler augmente (8i,3 p. iOO et 78,87 p. 100 au lieu de 0,83 p. 100).
La chute du rapport de l'acide phosphorique terreux à l'azote total (13, 1 et 12,6 p. 100 au lieu de 18 p. 100).
L'augmentation du coefficient de déminéralisation et du rapport des matières inorganiques à l'azote total (38, 9 et 41,9 p. 100 au lieu de 30 p. 100).
Donc les échanges des hyposlhéniques diffèrent de caraotéristiqiies ccux de Tindividu sain :
échanges nutritifs. I"" Par unc diminution de la capacité oxydante de l'organisme.
2* Par un abaissemonl dans l'activité des organes riches à la fois en azote et en phosphore. (Système nerveux.)
3" Par un accroissement de la nutrition minérale sur la nutrition organique et par le besoin d'une plus grande quantité de matière minérale pour mobiliser un cerlain poids d'azote.
4" Par une évolution plus parfaite des matières ternaires, ce qui est probablement lié à leur meilleure préparation digestive et explique pourquoi les hyposthéniques gardent encore une certaine apparence, malgré l'insuffisance de leur alimentation.
u Voyons maintenant les autres caractères de l'urine.
^P"*"**^**^'"*'*- La quantité oscille dans des limites trop étendues pour qu'une moyenne soit utilisable. Ainsi, chez les malades qui ne prenaient pas de lait, elle a varié de 850 à 1500; chez ceux qui en prenaient, la quantité s'est élevée à 4100. En dehors de l'influence du régime lacté, il m'a semblé que les états névropathiques primit ifs ou
surajoutés jouaient un rMe important dans les variations de la quantité de l'urine.
. . ^. La densité subit les mêmes oscillations. Les
La dttutttè.
extrêmes trouvés ont été de 1004 et 1030. Les densités moyennes tendent cependant à dominer puisque, dans près des deux tiers des cas, elles tournent autour de 1018.
u Dans Thypersthénie, l'acidité urinaire est presque
réaction chimiqae. iQujours au-dcssous de la uormalc ; la neutralité et l'alcalinité sont à peu près la règle pendant la période digestive. Au contraire, dans l'hyposthénie, l'acidité est normale, souvent elle est augmentée et, chose importante, on ne Constate qu'exceptionnellement la diminution de cette acidité pendant la période digestive. Chez certains malades même, comme chez cette femme de 43 ans qui était couchée au nM2 de la salle Yalleix, Tacidité urinaire augmente au moment de la digestion, soit le contraire de ce qui arrive à l'état physiologique. Ajoutons que l'administration d'HCl pendant le repas, à dose faible, ne semble augmenter l'acidité urinaire que dans une minime proportion.
L'urohématine est normale dans les 2/5 des cas,
°**^*"- augmentée dans les autres.
L*urobiline et l'uroérythrine existent dans 1/5 des cas.
L'indicàn est très fréquent et abondant dans les 2/5 des cas, en rapport avec les fermentations gastriques et les troubles intestinaux.
Laibumina L'albumiue est beaucoup plus rare que dans
et la giyoose. j'hypersthénic. Je l'ai constatéedans 1 /8 des cas environ. Le sucre est exceptionnel; il figure, à l'état de traces, dans* deux analyses seulement.
les sédimenta. Quaut aux sédimcuts, on rencontre, par ordre de fréquence, l'acide urique, les urates, l'oxalate de chaux, et, plus rarement, les divers phosphates calciques, ce qui était à prévoir avec une acidité urinaire normale ou augmentée.
Les échanges riaux inorgauiques ont été dosés
inorganiiiaes. y^j^i j^ résumé dcs analyscs :
LES DYSPEPSIES HYPOSTHÉNIQUES
Tableau XXVL — Les matériaux inorganiques dans six cas de dyspepsie hypostkénique.