‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 119 sur 177 · DU CHIMISME STOMACAL · texte numérisé non relu

DU CHIMISME STOMACAL

Acidité totale

UCIIbre

HGl combiné aux albuminoides

Acides de fermentation (en HGl)

Acides de fermentation (en acide lactique)

Albumine

Synlonines

Peptones

Féculents

AVANT le

RtiGIME LACTÉ

grammes.

(races.

notables.

abondantes.

bien digérés.

APRÈS

quinze jours

de

régime lacté absolu

grammes.

notables.

abondantes.

bien digérés.

Ainsi, conlrairement à ce queTon observe habituellement, voilà un cas de dyspepsie hyposthénique dans lequel le régime exclusif du lait stérilisé fait repaiailre l'HCI libre et diminue les acides do

37i LES DYSPEPSIES

fermentation, en même temps qu'il améliore la digestion des albuminoïdes, puisque Talbumine coagulable par la chaleur disparait dans le contenu de Testomac. Je ne puis vous donner d'explication certaine de ces faits, ni vous dire pourquoi le régime lacté, qui agit si mal dans certains cas, réussit si bien dans d'autres. Mais ce qui vaut mieux que toutes les théories, c est de savoir reconnaître les cas qui sont justiciables du régime lacté, et je vous répète encore quel' intolérance gastrique, la douleorpersistante après l'ingestion des aliments, l'inappétence absolue et non modifiable par la médication en constituent les principales indications.

Le Dans tous les autres cas, le régime lacté n'est pas

règiiM çènêni, j^ misc, et Ic malade doit être soumis à une alimentation relativement étendue que nous allons maintenant étudier en détail.

Us La viande est indispensable au dyspeptique hypos-

•UBMnu animaix. ihéniquc, maisellc doit être employée .ivcc ménagement, ear elle est natui*ellement mal digérée par un estomac pauvre en sucs digestifs. On m'a dit souvent qu'en laissant manger de la viande aux hyposlhéniques j'allais contre la raison ; que ces malades digèrent parfaitement les féculents; que l'analyse du contenu stomacal après repas d'épreuve démontre que les albuminoides ne subissent qu'une élaboration très imparfaite, et qu'il est rationnel de leur permettre de manger ce qu'ils digèrent et de leur défendre ce qu'ils ne digèrent pas.

Ce raisonnement serait inattaquable si l'estomac des dyspeptiques hyposlhéniques était une cavité inerte, ou s'il était atteint de catarrhe ou de gastrite chronique, par conséquent incapable de toute réaction. Mais il n'en est pas ainsi. Nous avons posé en principe qu'il fallait choisir un régime et une médication dans le sens de la stimulation : or les albuminoides sont les stimulants naturels de la sécrétion chlorhydrique et c'est pour cela que, dans la constitution du régime des dyspeptiques hypersthéniques, nous avons fait une si large part à l'alimentation végétale, afin de réduire à son minimum l'excitation alimentaire. Dans l'hyposlhénie, nous mettons tout en œuvre pour réveiller l'activité glandulaire endormie; nous avons donc le devoir de conseiller l'alimentation albuminoïde, et le reproche qu'on nous a adressé tombe à faux, comme vous le voyez, malgré son apparente exactitude.

Le bœuf, le mouton, le veau, l'agneau, de même que le poulel, te gibier frais, le jambon, le porc lui-même, sont permis, à la condi-

tion d*ètre rôtis, bien cails> hachés menu ou même mis en purée afin d'en faciliter la transformation en syntonines.

Les (Bufoy surtout i la coque, sont aussi bien supportés que par les hypersthéniques. On conseillera aussi les œufs délayés dans du bouillon frais et les œufs pochés.

Les paissons maigres: merlan, sole, barbue, turbot, préparés au court-bouillon, sont ici des aliments de choix. La truite saumonée, le^aumon, le maquereau, le hareng, le thon, Tanguille sont défendus. A la rigueur, on peut permettre le poisson frit, à la condition de lui enlever totalement sa peau.

Si, pour une raison quelconque, la viande n*est pas tolérée sous Tune de sec formes culinaires, on essayera la viande crue. Je ne pense pas que la viande crue soit plus nourrissante ni plus facile à digérer que la viande cuite; mais, quand elle est très finement divisée, elle est plus facilement attaquable dans Testomac; son séjour y est de plus courte durée, en cas d'insuffisance de la digestion stomacale; elle est aussi mieux utilisée par les sucs pancréatique et intestinal.

les Comme aliments végétaux, on permettra les fécu-

auntnti T«f«uiiz. |gjj^g azotés, pâtcs alimentaires, farines de pois, fèves, lentilles, haricots rouges, les pommes de terre en purée, les racines au besoin, mais toujours finement divisées. Les légumes verts, herbacés ne sont pas défendus, sauf les choux, les concombres, les tomates, l'oseille; ils seront recommandés aux malades constipés.

Chez les malades atteints de tympan isme, d'éructations, de ballonnement épigastrique après le repas, on restreindra dans une forte mesure l'emploi des féculents et des aliments dits venteux.

Presque toujours, il est ui^ent de diminuer le pain qui ne sera mangé que rassis ou grillé.

Comme potagej recommandez le bouillon bien dégraissé et fraîchement préparé, en y ajoutant soit des purées de légumes, des œufs pochés ou des pâtes alimentaires. Sous l'influence du bon bouillon, Facidité gastrique augmente légèrement, mais cette augmentation est due surtout à Télévation de l'UCI combiné aux matières organiques; en outre, la motilité, la peptonisation et l'activité de la résorption gastrique sont sensiblement augmentées. La plupart de ces effets du bouillon sur la digestion, eilets que j'ai eu Toccasion de vous exposer depuis bien longtemps, ont été confirmés par A. Kosminin*.

I.KOSMININ. — Ueber den Einnu$s dcr Fleischbouillon auf die Verdauungdes Magens beim gesunden Menschen, Wratch, n* 10, 1835.

., . Les condiments sont parfois utiles pour réveiller

Tappétil et stimuler Testomac; mais, bien entendu, ils seront défendus chez les malades devenus hyposlhéniques après un surmenage gastrique. On autorisera les mets très légèrement épicés, le sel marin qui remédiera à la déminéralisation et fournira la matière première de l'HCl. Les aliments que Gublbr appelait métazymesy c'est-à-dire portant en eux leurs ferments, comme les huttres, sont parraitement tolérés par ces malades.

Uhuile (foliveSf la crème^ le beurre très frais sont permis.

U8 dMttru Comme desserts^ dont beaucoup de malades sup-

portent difficilement la privation, conseillez les compotes de fruits non acides, tels que prunes, pruneaux, cerises noires, poires, les fromages non fermentes, le fromage à la crème, les crèmes renversées, les œufs à la neige et les confitures non acides. Le seul Fruit cru permis est le raisin bien mûr dont on enlève les pépins.

, ^^ Les boissons qui conviennent le mieux sont les

Los oolssoiis. ^

vins blancs très légers, non acides et, mieux encore, très légèrement sucrés, que l'on coupe largement avec une eau minérale stimulante, comme CondillaCj PougueSy Soultzmatt.Gevix qui ne tolèrent pas le vin boiront de IVau ordinaire additionnée d'une cuillerée à café d'eaurde-vie de bonne qualité. Certains hyposthéniques supportent bien les bons vins rouges^ particulièrement les vieux vins de Bourgogne bien dépouillés qui provoquent une excitation stomacale favorable. Il n'y a pas de règle fixe à élablir pour cette question des boissons qui est dominée par l'individualité du sujet. La quantité totale des boissons répartie sur les trois repas sera d'un litre à un litre un quarL

Le thé et le café, légers, sucrés, sont permis après le repas. A leur défaut, permettez une tasse d'une infusion chaude de cavftomille^ tilleul^ menthe ou feuilles d'oranger.

Vous voyez que ce régime est exactement le contre-pied de celui des hypersthéniques. Nous verrons bientôt que cette opposition se retrouve dans la médication.

Sommaire Le malade fera trois repas par jour, à 8 heures du

de rorganisauon malin, à midi et à 7 heures du soir. Le repas de midi

des repas. ' '^

sera le plus copieux. Il faut éviter de trop manger le soir. Chez les gens occupés et obligés de travailler dans la journée, le repas de midi sera léger et celui du soir plus copieux.

Un intervalle de trois heures séparera l'heure du dîner de celle du coucher. Une grande régularité dans les repas est indispensable.

Exceptionnellement, chez quelques sujets qui n^.ont pas du tout d'appétit, qui ne supportent pas le lait et qui ne peuvent ingérer par repas qu'une très minime quantité d'aliments, recommandez les petits repas dont la fréquence sera calculée d'après la quanti lé ingérée à chacun d'eux. Brown-Séquard m'a raconté l'histoire d'une Canadienne dont il rétablit complètement l'estomac à l'aide de très petits repas toutes les heures; il atteignit ainsi douze repas par jour. Ces cas rares mis à part, tenez- vous-en aux trois repas coulumiers.

Quant au menu de ces repas, on se réglera sur l'appétit des malades et sur les nombreuses cartes de régime qui ont été publiées. Celles de Leube, de Seure (de Saint-Germain-en-Laye), de A. Mathieu * vous donneront les choix les plus variés. J'ai adophi, en principe, le menu suivant qui pourra vous servir de guide; r^ir, en pratique, il doit être perpéluellement modifié d'après les aptitudes et les intolérances individuelles.

u Soit un à deux œufs à la coque avec une tasse

vrcDier dé)«iiiMr. j^ ^^^ ^^.jg chaud Cl très léger et un petit morceau

de pain grillé. Soit une tasse de bouillon de bœuf, bien dégraissé^ avec un œuf poché ou des pâtes alimentaires, du tapioca, etc., et un peu de pain grillé. Plus rarement une tasse de café avec très peu de lait.

Un potage, trois plats, un dessert, 60 à 100 grammes Mcoad déjenner de pain grillé.

et le dinar. Potage. — Bouillou de bœuf ou de poulet avec

beaucoup de légumes et des os pour en renforcer la teneur saline.

Premier plat. — Deux œufs brouillés ou à la coque.

Deuccième plat. — Au choix : merlan frit dont on ôtera la pc^ii, barbue, turbot ou brochet au court-bouillon ; sauce à la crème ou au jaune d'œuf ; un filet de jus de citron et un peu de sel pour donner plus de sapidité à la sauce.

Troisième plat, — Au choix: filet rôti, côtelette de mouton ou chateaubriand sur le gril, gigot, poulet, faisan frais, perdreaji frais rôti à la broche, jambon d'York ou de Mayence, ris de veau, cervelle bouillie, bœuf bouilli, quenelles de poulet.

Comme légumes. — Purée de pommes de terre ou pommes de terre

1, Albert Mathieo. — Le régime alimentaire dans le traitement des dyspepsies» Parii, 1895.

cuites sous la cendre, écrasées avec un peu de sel et de beurre. Purée de choux-fleurs, de pois, de lentilles, de haricots rouges, de julienne, de carottes, de céleri, d*artichauts. Epinards, salades cuites, salsifis. On peut permettre, de temps en temps, une salade crue, tendre, Taiblement assaisonnée.

Entremets. — Ceux faits avec des œufs et de la crème.

Desserts. — Fromage blanc, fromage à la crème, fiomages maigres et frais, fruits cuits, compotes, marmelades, confitures.

Boissons. — Vins blancs ou rouges, vieux, dépouillés, non acides, coupés d'eau de Pougues^ Bussançy CondiUac^ Soultzmatt ou d'une des sources faibles de Vais.

vh oiène Quant aux règles d'hygiène, elles sont bien simples,

des djspeptiqnet CoDseiHer Ic séjour à la campagne, en plein air, à hyposuiéniqaes. ^^^ altitude éicvéc, si la chose est possible.

Éviter le surmenage physique et intellectuel, mais ne pas tomber dans Texcès contraire et se livrer à un exercice et à une occupation réguliers et non fatigants.

Permettre ou défendre le tabac, suivant l'effet qu'il produit sur le malade.

Ne jamais dormir après les repas, malgré le besoin presque impérieux qu'on en ressent quelquefois; pour combattre cette somnolence, se lever de table aussitôt après la fin du repas et faire une promenade à pied. Si le sommeil est irrésistible à un moment quelconque de la journée et que la marche soit impuissante à le surmonter, ne jamais se laisser aller au sommeil pendant plus d'un quart d'heure.

Le traitement médicamenteux. — Les indications étiologiques, gastriques et nutritiTes. — La stimulation gastrique. — l^s

amers. — Les alcalins, les alcalino-terreux et les sels neutres. — Le condurango et le jaborandi. — Médicaments divers. — La pepsine, la pancréatine et la gastérine. — Le traitement supplémentaire.

lm indioattont Nous avous VU, daus la dernière Leçon, que Texisdo tranement. ^^^^ j^ troublcs particuliers de la nutrition chez les hyposthéniques gastriques, surtout dans la forme grave, sousentendait immédiatement des applications thérapeutiques qui entrent beaucoup moins en ligne de compte chez les hyperslhéniques. Néanmoins, en pratique, les indications thérapeutiques issues de cette no-

TRAITEMKNT DES DYSPEPSIES HYPOSTHÉNIQUES 379

tioD ne viennent qu'en seconde ligne et sont dominées par Tindication gastrique et l'indication étiologique.

ui iBdieattoBs L^ indications étiologiques sont de deux éttoioQiqaes. ordres. Lcs premières, résultant de l'éliologie occasionnelle, sont remplies par les règles de diététique et d'hygiène précédemment posées. On ne cherchera à réaliser les secondes, émanant du terrain morbide (chlorose, anémie, arlhritisme, neurasthénie), que lorsque les fonctions stomacales seront améliorées. Elles d^neureronl donc des indications finales.

lm iBéteattou Les indications gastriques se résument en une

•'■*'^*''*^- dominaote. Il y a insuffisance de toutes les lonclions

de Testomac : il Taut chercher les actions médicamenteuses capables

de les stimuler. Cette indication prime toutes les autres et doit être

remplie tout d'abord.

i^ Les indications tirées de l'état des échanges

iBdicattmistiréM gçni de relcver les oxydations, l'activité nerveuse, de remédier à la déminéralisation et, dans la forme grave, de relever l'activité hépatique défaillante en ce qui touche la sécrétion biliaire, de modérer les fermentations gastro-intestinales et de combattre l'anémie secondaire. Chronologiquement, on doit chercher à les réaliser dès que l'état de l'estomac permet l'emploi des moyens appropriés ; cependant on ne devra pas les perdre de vue dès le début du traitement ; il faudra employer tout de suite les agents non médicamenteux qui peuvent les remplir, insister sur les prescriptions d'hygiène et de régime qui y répondent, choisir parmi les médicaments et les médications destinés à traiter l'insuffisance gastrique ceux qui sont capables aussi de modifier les troubles de la nutrition, enfin savoir saisir l'occasion favorable pour introduire dans le traitement les agents qui ne seraient pas supportés par l'estomac au début de la médication.

Ut opérattoBB ^^^^ '^ programme à remplir comporte la série thèrapeauqaes dcs Opérations suivantes, classées suivant l'ordre d'après lequel vous aurez à les eflTecluer : i" Formuler immédiatement les règles d'hygiène et de diététique qui doivent :

a) Remédier à l'étiologie occasionnelle.

b) Réaliser les conditions d'alimentation et de vie les plus favorables au malade.

Pour cela, vous n'avez qu'à tenir compte de ce qui vous a é(é dit au début de cette Leçon.

^'^ Stimuler la fonction gastrique défaillante, et ne pas oublier que cette stimulation doit porter sur tous les éléments de Tactivité stomacale.

S"" Remédier aux troubles de la nutrition qui n'auront pns été modifiés déjà, pour ainsi dire spontanément, par de meilleures opérations digestives et par l'emploi de médicaments gastriques agi^^^ant secondairement sur celte nutrition troublée*

it" Tenter d'améliorer le terrain morbide, en combattant la chlorose, l'anémie, la neurasthénie, l'arthritisme, etc.

Théoriquement, ces quatre opérations doivent être accomplies successivement, mais en pratique elles s'imbiiquent souvent les unes dans les autres, ainsi que nous le verrons en développant l'examen des moyens aptes à les effectuer.

u itimiiutioii Les stimulants gastriques sont nombreux. Ceux que *''**'*'^- j'emploie le plus habituellement sont les toniques amers^ certains sels de potasse ^ le bicarbonate desoude^ les alcalino-terretix, Vipécaj les chlorures de sodium et d'ammonium^ le xOndurangOy le jaborandi, les strychniques, olc, etc. Avant «le vo.is indiquer leur mode d'association et la manière de les employer, jeto s un rapide coup d'œil sur celles de leurs pr prêtés qui nous i. téressent au point de vue de l'excitation stomacale.

On a beaucoup médit des amers ('ans ces derniers temps. Des expérimentateurs de marque ont déclaré qu'ils n'avaient aucune action sur la séerélion chlorhydrique pas plus que sur les mouvements de l'estomac.

Jaworski^ déclare qu'ils diminuent la sécrétion du suc gastrique, qu'ils n'ont aucune influence sur la formation de l'HCl pas plus que sur la peptonisation, mais qu'on ne doit pas cependant les éliminer de la thérapeutique parce que, empiriquement, ils semblent pouvoir exciter la muqueuse de l'estomac. J.-IL Schuusmans Steckhoven' n'a pas trouvé que le quassia augmentât la sécrétion chlorhydrique; au contraire, Vinfusion de calamus semble produire une certaine élévation du taux de THCI. Reighmann' a expérimenté la petite cen-

i. Jaworski. — Beiirag zur Wirkung der therapeutischen Anwen(*ang der Amara iiod dtr GdMe, Zeitschrifl fur Thérapie, 1886, n« 23.

2. J.-H. SCBDUSMANS Steckhoven. — Ueber den Einfluss einiger Substanien auf die Sécrétion von SaUaiirc, Nederland Tijdschrift voor Geneeskunde, 1887, t. Il, p. 5! 4.

3. N. Reicumann. — Exporiincnlelle Untersuchungcn ûber den EinfluM der biltercn Mittel auf die Funclion des gesunden und krankcn Magens, Zeitschrift fur klinische Medicin, i. XIV, p. 177-193.

tauréSj Vabsinthe^ le quassia, le trèfle (Teau^ la gentiane. Ils n'aclivent la digestion stomacale que s'ils soat pris à jeun, une demibeure environ avant le repas. Pris en mangeant, ils retarderaient plutôt la digestion. L. Wolff^ à qui Ton doit un travail très complet sur cette questionna vu le nitrate de strychnine stimuler l'action des glandes gastriques, mais le condurango s'est montré sans effet. G. Margomi*, au contraire, affirme que les amers introduits dans Testomac vide ou ingérés avec les aliments augmentent la quantité et le pouvoir peptique du suc gastrique; la durée de la digestion stomacale est quelquefois raccourcie. Pour Tawizki% les amers agissent à peu près tous de la même façon ; ils accroissent la sécrétion de THCl, mais ils n'ont aucune influence sur les mouvements de l'estomac ni sur la résorption des aliments digérés.

Sans qu'il soit utile de prolonger cette inutile énumération d'avis contradictoires, vous voyez quelles incertitudes l'expérimentation a jetée sur l'action stomachique des amers. Ce que je puis vous dire, c'est qu'une séculaire observation a démontré leur utilité comme excitants de l'appétit et de la digestion stomacale et qu'aucun des travaux faits jusqu'ici ne prévaut encore contre cette manière de voir.

, , „ On sait depuis Blondlot\ Frerighs, Claude

lasaioaiiBotarrtoi. BERNARD, Rabuteau% ctc, quc le bicarbonaU de soude iM sais nautrts. ^jjjpj^y^ j petite dosc aclive la sécrétion du suc gastrique. LiNOSSiER et LEMOiNE^ont démontré que, même avec une rorlc dose de 10 grammes, cette action excitante se produisait encore et que l'excitation se manifestait au maximum quand le médicament était administré une heure avant le repas. Mes expériences personnelles ont confirmé ces données, et vous avez vu souvent, au laboratoire, combien chez les hyposthéniques le chimisme stomacal s'améliorait sous l'influence de petites doses de bicarbonate de soude administré dans la demi-heure qui précède les repas.

1. L. WoLrr. — Beitr&ge zur Kenntniss der Einwirkung verscliiedener Genuss- und ArzneimiUel auf den menschlichen Magensaft, Zeitschrifi fur klinische Mediciny t. XVI, p. 222-269.

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