‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 118 sur 177 · Klempereb. — Deutsche medicin. Wochevschrifty · texte numérisé non relu

Klempereb. — Deutsche medicin. Wochevschrifty

9. SchCle. — Zeitschrifl fur klin. Medicin, t. XXIX. p. 74, 1896.

10. MORiTZ. — Verhandlungen der Nalurforscherversammlunq in Nûmberg, 1893.

11. Boas. — Alliçcmoine Diagnostik und Thérapie der Magenkrankhciten, p. Î49.

12. A. Matuieu. — Thérapeutique des maladies de Teslomac, p. 149, 1898.

TRAITEMENT DES DYSPEPSIES HYPOSTHÉiMQUES 374

confirme la faillite de l'HCl dans le traitement des insuffisances gastriques. Néanmoins il faut s'attendre à ce que ce médian n eut revienne encore sur l'eau, puisque récemment Tournier et Perrald* déclaraient que les doses employées avaient été trop faibles et qu il fallait 3 et 5 grammes pour en obtenir de réels effets. Or je ne pense pas qu'aucun malade supporte longtemps sans dommage une pai aille médication.

Suppléer à la fonction défaillante paraît, au premier abord , la meilleure des thérapeutiques; mais l'événement se prononce conire celle apparente logique. Pour ma part, je n'ai presque jamais vu que des malades souffrant d'une insuffisance fonctionnelle de restoinac fussent soulagés par l'emploi de l'HCl, et Georges (de Nancy), qui a employé cet agent chez iOO malades, rapporte que l'effet a été nellement défavorable dans 50 cas, nul dans 45 et favorable seulement dans 5 cas. On voit que ces résultats ne sont guère encourageants et qu'ils s'accordent avec ce que j'ai personnellement observé. Il n'est donc pas étonnant que, malgré les travaux de Jaworski et de Leube, malgré les affirmations des livres classiques, l'usage de l'HCl tende a se restreindre de plus en plus.

L'i&dioatioii ^* l'observation ne confirme pas les données du

essentieue raisonuemeut, c'est qu'il y a dans celui-ci quelque ""*"' chose de vicieux. Réfléchissez un instant à ce qui se passe dans l'estomac d'un dyspeptique hyposlhénique. Existe-t-il une altération anatomique de sa structure? Non, pour trois raisons: d^abord parce que cette altération n'a pas été démontrée; puifi pcirce que, s'il y avait lésion, il y aurait gastrite chronique et non plus hyposthénie ; enfin parce qu'une lésion, même rétrogradante, ne permettrait pas la parfaite guérison observée chez leshyposthéniques purs qui reviennent à la santé. Toute dyspepsie peut aboutir à une des formes diverses de la gastrite chronique; mais, avant d'en ai river là, la maladie est purement fonctionnelle. Comme je vous Tai maintes fois répété, c'est la maladie de la fonction qui crée la lésion de l'organe.

Partons de là et discutons. — Voici une fonction en état d'insuffisance et vous vous demandez par quel moyen vous devez y remédier. Est-ce en y suppléant ou en la réveillant ? Y suppléer, en admettant même que vous en ayez le moyen, n'est-ce pas favoriser

1. Pbrraud. — De remploi de Facide chlorhydrique à haute dose dans le traitemenl de certaines aileelions de rcstomac, Thè»e de Lyon, 1898. — Voyez aussi la discussion à la Sociét* de thérapeutique en déc. 1899, à laquelle ont pris part Frémont, Linossleb A. Mathieu, Albert Robin, Poucoet, Hughard, etc.

encore sa déchéance en ne mettant pas en jeu les aptitudes réactionnelles qui lui restent ? Car celles-ci s'amoindriront encore d'autant plus qu'elles seront moins exercées. Stimuler ces aptitudes» en activant la circulation, en réveillant la conlractilité musculaire, en excitant les glandes endormies, provoquer, en un mot, le retour de la fonction, me paraît être une thérapeutique d'une autre portée que celle qui consiste à Taire de la chimie dans l'estomac comme on en ferait dans un vase inerte; c'est là un procédé qui doit être réservé aux cas de gastrite chronique ou de lésions organiques qui ont détruit les glandes de l'estomac et rendu impossible toute reviviscence de la fonction. Au contraire, tant que Ton peut espérer qu'une partie, au moins, des glandes de l'estomac sont demeurées intactes, le devoir du médecin est de tout tenter pour en réveiller l'activité.

Cette indication essentielle, qui est exactement le contrepied de celle posée à propos de la dyspepsie hyperslhénique, résume en elle toute la marche à suivre dans le traitement de Thyposthénie.

Par conséquent, on évitera tous les agents capables de modérer l'un quelconque des modes de l'activité stomacale, qu'il s'agisse de circulation, de mouvement, de sensibilité ou de sécrétion. Tout ce qui est sédatif est contre-indiqué; régime et médication ne doivent s'inspirer que delà stimulation.

Le régime des dyspeptiques hjposthéniques. — Indications et contre-indicationsduréi^ime lacté absolu. — Le régime général. Lesalimenls animaux et végétaux. Les potages, les condiments, les desserts, les boissons. Sommaire de l'organisation des repas. — Règles générales d'hjrgiène.

iiidioMioiiB ^^ régime lacté absolu qui convenait si mer-

•t veilleusement aux hypersthéniques, au point que dans

contre -Indications • -.i j > . i • vi t^ •. i

do régime lacté la majorité des cas cest par lui quil était nécessaire ^^^^' de commencer le traitement, n'est plus dans le type actuel qu'un régime d'exception qui est indiqué lorsqu'il existe une intolérance gastrique absolue ou lorsque Tingestion des aliments provoque aussitôt une sensation douloureuse ou pénible qui persiste jusqu'au repas suivant. Hors de ces cas, supprimons le lait qui constipe si souvent, qui diminue la conlractilité intestinale, restreint les sécrétions gastrique et biliaire, l'activité hépatique, et fournît une matière première do choix pour les fermentations vicieuses qui sont si fréquentes dans ce genre de dyspepsie.

TRAlTEMEiNT DES DYSPEPSIES HYPOSTHÉNIQUES

Cependant, quand on se trouve en présence des deux indications précédentes (intolérance gastrique et sensations douloureuses), ou quand encore on s'adresse à des malades dont Tinappétence est sîbsolue et qui refusent tout aliment solide, vous n'aurez pas d'autre ressource que le régime lacté qui, bien dirigé, peut rendre les plus grands services.

Voyez celte femme de ménage de quarante-deux ans, couchée au n* 19 de la salle Valleix, qu nous a été envoyée par Leredde pour un prurigo rebelle. Elle est pâle, mai;;re, sans forces; elle a le dégoût de toute nourriture; quand on la force à manger un peu, elle souffre de Teslomac et finit par vomir après des heures d'angoisse. Depuis deux mois que cela dure, elle a perdu 8 kilogrammes. Son aspect est celui d'une tuberculeuse avancée. Devant cette répugnance, cette intoléra* ce, on la mit au régime absolu du lait stérilisé à la dose de 3 litres . ar jour.

Au bout de quinze jours, la malade avait gagné 1*^,500; elle n'avait plus de dégoût es aliments et elle acceptait avec plaisir l'idée de remplacer le lait par i n régime moins exclusif. Le chimisme stomacal, examiné avant et à la fin du régime lacté, donnait tes chiffres ci-dessous.

Tableau XXXI. — Le chimisme stomacal avant et après le régime lacté absolu.

DÉSIGNATION DES GARACTËRES

Page 1