‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 12 sur 177 · CHIMIQUE QUANTITATIVE · texte numérisé non relu

CHIMIQUE QUANTITATIVE

La valeur du ohimisme stomacal. — Contre-indications à l'évacuation de leslotnac. — Du repas d'épreuve. — Sa composition. — Technique de son extraction. — Les accidents dé Textraction.

uvaienr ^^ rhisloîre clInlque des dyspepsies est enfin sortie

du cuxnisme des obscurilés qui Tont entourée si longtemps, c'est "* ' grâce aux procédés nouveaux qui ont permis de pénétrer les mystères de la digestion normale et pathologique et d'apprécier le sens de ses perturbations fonctionnelles. En môme temps, on apportait plus de précision dans l'exploration directe de l'estomac par la percussion et la paipation, si bien que les signes fournis par loules ces investigations constituent aujourd'hui un ensemble clinique dont l'exactitude laisse peu de chose à désirer.

Mais l'étude du chimisme gastrique à l'étatnormal et de ses déviations à l'état physiologique, de même que la facile constatation de certains signes physiques, comm^ le clapotage, ont fait peut-être négliger la symptomatologie ordinaire aux manifestations de laquelle on n'accorde pliis guère qu'une place secondaire, puisqu'on est tenté de la considérer comme incapable de fournir une base au diagnostic et au traitement, sans le secours de l'analyse chimique.

Je voudrais réagir contre cette tendance et faire la part exacte qui revient à la chimie comme élément d'étude scientifique ou comme moyen de contrôle, tandis que la clinique doit rester au premier rang quand il s'agit d'établir un diagnostic.

Vous verrez, en effet, au cours de ces Leçons que chaque espèce de dyspepsie reconnaît un ensemble de symptômes cliniques qui souvent sont assez caractéristiques pour avoir la valeur d'un syndrome, et que, dans mainte circonstance, Texamen de l'urine fournit des signes de la plus grande utilité, de sorte qu'en associant tel syndrome clinique et telle particularité nrologique on peut aisément constituer un diagnostic.

Mais le moment n*esi point encore ve&u où la séméiologie ordinaire sera assez amoiée pour différencier, d'emblée et dans tous les cas, les diverses dyspepsies, et jusque-là l'étude du chimisme stomacal, par conséquent l'évacuation de l'estomac dans certaines conditions, à l'aide de la sonde, demeurera le moyen le plus rapide et le plus sûr pour arriver au but. On objectera, avec juste raison, que cette recherche n'est pas pratique, qu'elle exige de la part du médecin des connaissances chimiques assez approfondies, qu'elle demande beaucoup plus de temps qu'un praticien très occupé n'en peut consacrer à son malade, que beaucoup de sujets refusent de se prêter à une épreuve pénible, que l'opération elle-même n'est pas sans inconvénient et qu'elle a été suivie parfois d'accidents assez sérieux. Je suis loin de méconnaître la valeur de ces objections; au contraire, je reconnais toute leur importance et je m'associe à ceux qiii les font entendre. Je suis convaincu que l'on peut faire, sans le secours du chimisme stomacal, le diagnostic précis de toutes les maladies fonctionnelles de l'estomac. Mais il y a encore des cas limites, des associations morbides dont l'expression participe de symptomatologies différentes, et c'est dans ces cas que l'évacuation de Testomac demeure encore le seul moyen de contrôle diagnostique que nous ayons à notre disposition. Je ne le défends donc et je ne l'utilise qu'à titre de procédé d'étude et, exceptionnellement, de procédé de diagnostic.

Donc, actuellement, on devra recourir à l'examen dit chimisme stomacal chaque fois que l'analyse des symptômes ne permetti^a pas de poser un diagnostic certain. Cette formule résumera le chapitre des indications.

contra-indioatioiifl Cependant, même dans ces circonstances, l'éva-

da7oM«nr cuation de l'estomac comporte certaines contre-indi-

de restomac. catious quc Tou pcut ranger sous les chefs suivants :

1» Il ne faut jamais introduire la sonde chez les malades qui, à

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