‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitementChapitre 129 sur 177 · VINGTIEME LEÇON · texte numérisé non relu

VINGTIEME LEÇON

LE TRAITEMENT HYDROLOQIQUE DES DYSPEPSIES HYPOSTHÉNIQUES'OU PAR INSUFFISANCE

L'HVDR0TU£RAPIE — LE TRAITEMENT HYDRO-MINKRAI. — LES BA.1NS Dit MER LES CURES D'ALTITDDE

Le traitement hydrothérapique. — Les affusions. — Les bains de rivière. L'hydrothérapie méthodique. — L'emploi de l'eau chaude.

Les bains tempérés et les bains chauds convienne nL aux dyspeptiques hyposlhéniques dans la mesure où Ton a besoin de calmer une susceptibilité nerveuse exagérée et de combattre rinsomnie. Mais vous leur conseillerez, de préférence, te lub et les affusions pratiquées ainsi qu'il suit. On fait préparer deux solutions! de* chlorure de sodium^ Tune à 6 p. 100 de sel et chauffée à 35"* environ, l'autre à 25 p. 100 de sel et maintenue à la température de la chambre. On commence par faire sur la colonne vertébrale une affusion avec Teau salée chaude, en la laissant tomber d'assez haut pour qu'il y ait une certaine percussion. Puis on répète la même opération avec Teau salée froide, mais en se servant d'abord d'une éponge et en ne pi*atiquant Taffusion percussive qu'en terminant. Le sujet est ensuite rapidement séché; il s'habille sommairement en hâte et se meta marcher pour accélérer la réaction. Cette pratique qui a pour but de stimuler l'activité médullaire m'a rendu de grands services.

Les Les bains de rivière sont aussi très utiles au dys-

tataw de riTiire. pepiique hyposthéuiquc uon rhumatisant, à la condition que la température de l'eau ne soit pas au-dessous de IS"" et que

la durée du bain ne dépasse pas cinq minutes. Comme, à aucun prix, on ne doit rester immobile dans Teau, les bains de rivière ne seront permis qu'aux personnes qui savent nager.

L-hydrothérapie Quant à V hydrothérapie elle-même, elle donne,

méuiodiqne. quand elle est bien conduite, de remarquables effets. Beni-Barde*, Bottey% Winternitz^ Glatz*,Strasser% Rosenthal*, etc., ont donné dans leurs ouvrages d'utiles indications que vous consulterez avec fruit et que vous pouvez appliquer à tel cas particulier.

L'indication qui prime tout dans celte forme de dyspepsie, c'est l'affaiblissement plus ou moins marqué des fonctions gastriques. Il faut donc réveiller ces fonctions défaillantes et, pour atteindre ce but, le médecin peut, en toute conscience, recourir aux applications excitantes de rhydrothérapie.

Dans celle catégorie, on trouve au premier rang la douche froide^ courte et énergique, le bain de cercleSy Vimmersion rapide, Vaffusion et la friction avec le drap moiaWé fortement tordu. Ces deux derniers procédés sont spécialement mis en usage au domicile des malades quand le patient ne peut pas se rendre dans un établissement spécial. Il ne faut pas oublier la ceinture humide^ les demi-niaillois et Vétuve sèche qui, dans certains cas, peuvent rendre de grands services.

Quand il s'agit de combattre une hyposthénie gastrique liée à un état général de déchéance, il faut manœuvrer avec une extrême prudence et savoir limiter l'action hydrothérapique en n'employant que les agents capables de modifier les symptômes stomacaux contre lesquels elle peut lutter avec efficacité.

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et ses effets, nombre dcs cas, que de suivre dans l'application de l'hydrothérapie les préceptes deBENi-BARDE etdc Glatz. Commencer par la douche générale^ à 22 ou 24** centigrades, puis abaisser graduellement la température, par 2* à la fois, jusqu'à 10* et même S*. Pour faire tolérer aux personnes très susceptibles celte basse température, on peut débuter par quelques jets d'eau à 26*. La douche sera donnée à jet plein ou légèrement brisée.

1. BENi-lîARDE H Materxe. — L'hydrothérapio dans li»s maladies chroniques et les jqahdics tierveysiîs, /Mm, 1801.

S. BoTTf.ï. " Tiailé thcoricue et pratique d'hydrothérapie médicale, Paris, 1895.

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